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Actualités - Reportage

Les films à la télé Un français et un canadien!(photos)

Eh oui, c’est tout ce que nous avons à vous proposer en cette anémique semaine cinématographique à la télévision. Le film français, c’est « La fille sur le pont » de Patrice Leconte. Le metteur en scène avait découvert Vanessa Paradis durant le tournage de «Une chance sur deux » et avait décidé de lui donner la vedette de son prochain film. Voilà qui fut fait : le rôle de « La fille sur le pont », écrit sur mesure, fut un beau cadeau. Le film canadien est « Free Money » d’Yves Simoneau où, malgré un très beau casting, le naufrage est total. Une affiche qui a tout pour vous mettre l’eau à la bouche: Marlon Brando, Charlie Sheen, Martin Sheen, Donald Sutherland, Mia Sorvino et David Arquette. Voici ce qui vous est proposé dans Free Money d’Yves Simoneau. Et pourtant, il faut bien que quelque chose ait marché de travers pour que le film en question ne soit jamais sorti en salle de cinéma mais ait connu une diffusion immédiate sur les chaînes cablées. Que s’est-il donc passé? La réponse est toute simple: Free Money est un ratage total. On ne peut que s’étonner que tant de talents aient accepté de se lancer dans une telle aventure. Présenté comme une comédie, le film du Canadien Simoneau est un spectacle affligeant. Vous pourrez chercher en vain des raisons de sourire dans ce spectacle où le génial Brando, chauve, moustachu et plus gargantuesque que jamais, incarne le gardien d’une prison dans un bled et dont les deux gendres, aussi crétins l’un que l’autre, décident de cambrioler un train. Si vous arrivez à vous intéresser à ce désastre, c’est que vous êtes vraiment bon public! Diffusion lundi à 20h30 sur LBCI Réaliser de nos jours un film en noir et blanc, c’est un pari difficile. Patrice Leconte l’a tenu et réussi avec La fille du pont car cette sombre histoire avait besoin d’être dépouillée des artifices de la carte postale touristique, l’intrigue se déroulant en grande partie à Istanbul. Une chance sur deux, la bonne Adèle se fout à l’eau. Gabor la cueille in extremis. Aubaine pour lui, elle va lui servir de cible: il est lanceur de couteaux itinérant dans des soirées privées ou pour des spectacles de music-hall. Et c’est parti. Voguez bateaux, roulez roulettes, la chance, la malchance deviennent leur carburant. Ils vont se défaire, se refaire, chacun moitié du même numéro... Touchés au cœur. L’éternelle enfance de Paradis et l’admirable fatalité grave d’Auteuil se complètent ici dans un splendide rapport à l’attente, celle du destin. Le monde du jeu, des grands hôtels, du music-hall en croisière, Istanbul et casinos, ce monde toujours ombre et lumière, ringard et miraculeux est vu ici comme un roman d’apprentissage. Et l’idée qui électrise l’ensemble, c’est que les deux zozos s’attendent sans le savoir. Ils ne couchent pas. Elle a ses garçons de passage à tirer, lui a ses couteaux. Deux paumés de l’improbable dans un noir et blanc qui éternise tout. Flatteur, le noir et blanc. Les clippeurs en profitent trop. Mais Leconte (même s’il abuse parfois des chansons de Marianne Faithfull) cherche bien davantage la vérité charnelle d’un Duvivier qu’un simple «look» d’image. Exemple: lorsque le couteau lancé par Gabor blesse légèrement Adèle, les coupures noires qu’il fait sur sa peau blanche servent magistralement le suspense: va-t-elle y passer au prochain coup? Car le destin, aussi, a quelque chose de graphique. Il est lui-même noir ou blanc. De même lorsqu’Adèle et Gabor arrivent dans le monde magique du music-hall, avec ses naines, ses contorsionnistes et ses fakirs, c’est peut-être une bouffée d’Ophüls ou de Fellini qui passe mais vue par un homme qui cadre lui-même ses films. C’est dire qu’il ne compose pas un tableau. Il entre à pleines mains dans une poésie incertaine dont l’image tangue, bascule ou se rattrape, presque à l’aveugle elle aussi, comme Gabor lorsqu’il tire sur Adèle cachée par un rideau. Il fallait ce risque de cinéaste pour qu’on croie au risque des héros. Leconte peut embrasser les anges. Il a tiré sans viser, avec le cœur, et s’est enfoncé profond dans le nôtre. Diffusion lundi à 23h15 et mardi à 18h15 sur Télé- Liban (TV5) L’ACTUALITÉ « Super Star » : c’est parti ! Le concept de l’émission Super Star est celui-là même qui a fait fureur aux États-Unis et, depuis l’an dernier, en France, sous le titre de Star Academy ou Pop Stars. Il s’agit de donner à de jeunes talents l’occasion de se révéler au grand public et d’accéder ainsi à une reconnaissance quasi immédiate. Pour cela, les jeunes candidats sont confrontés les uns aux autres et les éliminations se font grâce au vote des candidats eux-mêmes qui décident quels sont les plus méritants. Super Star, qui démarre le 26 novembre et qui sera diffusée sur satellite afin de pouvoir atteindre tout le monde arabe, va se déplacer de pays en pays afin de donner une chance à tous les futurs talents de la région. La première émission, qui a été enregistrée, a eu lieu au Liban. Les candidats sont donc en majorité des Libanais et des Libanaises. Par la suite, cette émission se déplacera en Jordanie, en Syrie et même en Irak. Une émission à suivre. VARIÉTÉS Qui veut gagner un million ? 37 pays Imaginé par un Anglais, David Briggs, le jeu est lancé en 1998 en Angleterre, puis aux États-Unis en 1999. Il est aujourd’hui diffusé dans 37 pays (Espagne, Malaisie, Slovaquie, Afrique du Sud...) et par 77 chaînes de télé. Pamela Wallin, à la tête de la version canadienne, est l’une des rares femmes présentatrices de ce jeu dans le monde. Au Liban, Man Sa Yarbah el-Malyoun? est la version arabe de Qui veut gagner un million? Ouh, le tricheur! À Londres, un gagnant a été inculpé pour fraude. Son sans-faute lui avait rapporté 1 million de livres. Sauf que, dans le public, un complice «toussait» le nombre correspondant à la bonne réponse... Le hasard a failli bien faire À Bangkok, une pauvre marchande ambulante a vu, pendant l’émission, s’afficher toutes les bonnes réponses sur son pupitre. Une erreur technique dont l’équipe s’est aperçue... quelques jours après. La candidate a tout remboursé. Une «spéciale» insolite Les «spéciales célébrités» se sont multipliées dans de nombreux pays. En Russie, les candidats aux présidentielles ont même été invités à la veille des élections! Les plus gros gains Avec son million d’euros, la France offre un des plus gros gains du monde, comme les États-Unis et l’Angleterre (environ 1,6 million d’euros). L’Australie offre 500000 dollars, l’Espagne 300000 et la Grèce 150000. Diffusion mardi à 21h30 sur Future TV PORTRAIT Le plaisir selon Ferniot ! Vincent Ferniot met son expérience de chroniqueur matinal tous les jours depuis quinze ans à Télématin sur Télé-Liban au service d’une nouvelle émission qui fait le tour de France des grandes tables et de leurs fournisseurs. De quoi débusquer de bonnes adresses, sans forcément suivre l’exemple de ce passionné, qui n’hésite pas à traverser Paris pour acheter sa baguette. Car Vincent Ferniot prend son métier très au sérieux: «Je comprends que l’on manque de temps, mais une fois par semaine, les gens peuvent faire un effort.» Des convictions qu’il partage avec bon nombre de ses confrères du petit écran. «Petitrenaud, Coffe, Maïté... que des comédiens! Mais on a besoin d’une certaine verve, d’asséner souvent et fortement le message pour que ça passe.» L’homme aux moustaches envisage déjà d’exporter sa France au menu et de donner vie à une autre émission consacrée à la moto ancienne, sa seconde passion.
Eh oui, c’est tout ce que nous avons à vous proposer en cette anémique semaine cinématographique à la télévision. Le film français, c’est « La fille sur le pont » de Patrice Leconte. Le metteur en scène avait découvert Vanessa Paradis durant le tournage de «Une chance sur deux » et avait décidé de lui donner la vedette de son prochain film. Voilà qui fut fait : le rôle de « La fille sur le pont », écrit sur mesure, fut un beau cadeau. Le film canadien est « Free Money » d’Yves Simoneau où, malgré un très beau casting, le naufrage est total. Une affiche qui a tout pour vous mettre l’eau à la bouche: Marlon Brando, Charlie Sheen, Martin Sheen, Donald Sutherland, Mia Sorvino et David Arquette. Voici ce qui vous est proposé dans Free Money d’Yves Simoneau. Et pourtant, il faut bien que quelque chose ait...