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Actualités - Opinion

Arrêt sur image Le jour et l’heure

Les temps sont durs, ce n’est pas moi qui le dis, mais c’est tout comme! Ajoutez aux tremblements de terre, aux ravages du terrorisme, aux démêlés sentimentaux de Stéphanie, la situation régionale et vous comprendrez pourquoi, pour certains, les temps sont durs. En ce qui me concerne, mes préoccupations se limitant exclusivement à la télévision afin d’éclairer, sinon votre poste, du moins vos horizons panoramiques, j’en viens à dire à mon tour que les temps sont durs. Car avec le mois du ramadan, nous n’avons plus que des programmes en langue arabe, et le pauvre francophone que je suis en perd son latin. Cela dit, cette politique se justifie: les soirées sont longues et il faut faire le maximum d’audience, ne serait-ce que pour ennuyer la concurrence. Déjà qu’il y en a une de moins! Cependant, par le passé, j’avais constaté que les programmes proposés étaient en grande partie conçus en fonction du ramadan. Rien de tel aujourd’hui. Les feuilletons, en majorité égyptiens, ressemblent à s’y méprendre à ceux dont nous sommes abreuvés à longueur d’année. Les jeux ont pour seul intérêt de faire quelques heureux même si les chèques ne sont pas toujours à la hauteur des espérances. Quant aux variétés, celles-ci étant de plus en plus contestées par les sexistes, elles appartiennent au passé. Finies donc les «ramadaniyates» d’antan. Pourtant au milieu de cette unification dans l’uniformité, – j’aurais pu dire d’abrutissement pour la collectivité! – et ou, une fois de plus la production locale est presque totalement absente, un feuilleton est venu nous surprendre, d’autant plus qu’il est diffusé par la plus radicale de nos chaînes. Il s’agit, ni plus ni moins, d’une évocation de la vie de la Vierge Marie. D’une qualité tout à fait remarquable! Ce qui témoigne, chez les responsables de ladite chaîne, d’une réelle ouverture d’esprit et d’une volonté de se démarquer des autres. On peut applaudir. Ce serait un sacré coup de marketing si, en définitive, cette émission réussissait à draîner plus de public que toutes les autres, ce jour-là et à la même heure. Alain PLISSON P.-S.: Le jour et l’heure film de René Clément avec Simone Signoret, Stuart Whitman.
Les temps sont durs, ce n’est pas moi qui le dis, mais c’est tout comme! Ajoutez aux tremblements de terre, aux ravages du terrorisme, aux démêlés sentimentaux de Stéphanie, la situation régionale et vous comprendrez pourquoi, pour certains, les temps sont durs. En ce qui me concerne, mes préoccupations se limitant exclusivement à la télévision afin d’éclairer, sinon votre poste, du moins vos horizons panoramiques, j’en viens à dire à mon tour que les temps sont durs. Car avec le mois du ramadan, nous n’avons plus que des programmes en langue arabe, et le pauvre francophone que je suis en perd son latin. Cela dit, cette politique se justifie: les soirées sont longues et il faut faire le maximum d’audience, ne serait-ce que pour ennuyer la concurrence. Déjà qu’il y en a une de moins! Cependant, par le passé,...