TV5 est partenaire de la 1re Édition de la semaine du patrimoine cinématographique, parrainée par le cinéaste espagnol Pedro Almodovar. À cette occasion, la chaîne diffusera cette semaine une programmation exceptionnelle avec le film grec de Théo Angelopoulos «L’Apiculteur», le film allemand de Volker Schlöndorff «Le tambour» et le film du réalisateur suisse Alain Tanner «Jonas qui aura 25 ans en l’an 2000». De quoi ravir les cinéphiles! Localement, il faudra faire avec ce qu’on nous propose: un suspense de Richard Donner «The Conspiracy Theory», qui tient la route grâce à ses interprètes, et un film «sage» de l’iconoclaste John Waters, «Serial Mom». Mel Gibson et Julia Roberts forment la belle affiche d’un suspense conventionnel de Richard Donner, The Conspiracy Theory. Jerry Fletcher, chauffeur de taxi new-yorkais, saoule ses clients avec des histoires de machinations. Il garde chez lui de nombreuses coupures de presse relatives à des tremblements de terre inexpliqués, des meurtres étranges, des manipulations présumées de personnalités politiques. Il rédige, par ailleurs, une Théorie des complots. Jerry se rend au palais de Justice pour y rencontrer Alice Sutton, un procureur, dont le père est mort dans des circonstances mystérieuses. Il est convaincu que quelqu’un en veut à la vie du président des États-Unis. Mais la magistrale reste sceptique: le chauffeur exalté n’a aucune preuve de ce qu’il avance. Ses élucubrations attirent pourtant l’attention d’une branche secrète de la CIA dirigée par le docteur Jonas... Un scénario complexe, enrichi de constants rebondissements qui donnent une certaine épaisseur à cette histoire. Dans le même registre que la série X-Files, Complots révèle les prétendus agissements secrets du gouvernement américain. Mel Gibson, à contre-emploi, n’a pas le profil requis pour nous faire totalement adhérer à ce polar sombre teinté de parodie. Diffusion lundi à 20h35 sur LBCI Théo Angelopoulos, réalisateur grec, couronné à Cannes pour L’éternité et un jour, a réalisé en 1986 ce film caractéristique de la «manière» de son auteur. Spiro, l’apiculteur, le camion plein de ruches, part faire sa tournée de printemps. Mais cette année rien n’est comme avant, la famille s’est dispersée: la fille de Spiro se marie et la mère suit le cadet dans une ville universitaire. La routine cède le pas à l’aventure. Avec son camion, Spiro fait les habituelles rencontres, mais les amis de toujours semblent avoir brutalement vieilli. L’apiculteur, incarné par un extraordinaire Marcello Mastroianni, pose les questions existentielles qui préoccupent son réalisateur. Qu’il s’agisse du Voyage des comédiens ou du Voyage à Cythère, Paysage dans le brouillard ou Le regard d’Ulysse, tous les personnages d’Angelopoulos se cherchent dans un monde qu’ils ne reconnaissent plus. Cette quête s’inscrit, bien entendu, dans un engagement politique, en utilisant le plan-séquence, parce que sa longueur permet de subtiles variations sur le rapport espace-temps. La virtuosité technique d’Angelopoulos paraîtra peut-être vaine aux yeux de certains mais son exigence formelle ravira les cinéphiles. Diffusion lundi à 23h15 et mardi à 19h15 sur Télé-Liban (TV5) Dans le domaine de la cruauté, on est rarement allé aussi loin, en amenant le public à rire des meurtres de cette Serial Mom. Car c’est bien de meurtres qu’il s’agit. De meurtres qui font tellement plaisir qu’on applaudit des deux mains, en riant comme des bossus; de meurtres commis en série, et par une mère en plus (comme le titre le laisse finement entendre). Mais loin de nous l’idée de pousser les gens à zigouiller tous ceux (banquiers, syndics, voisins, beaux-frères, hôtesses d’accueil à la Sécurité sociale...) qui méritent tant parfois qu’on les zigouille. On préfère les pousser à aller voir un film parmi les plus jouissifs et drôles, et immoraux, qu’il nous ait été donné de voir depuis au moins... ouh la! Car, à l’inverse du cochon, tout est mauvais chez John Waters: sa manie de se moquer de ses contemporains, son penchant à transformer une respectable mère de famille en meurtrière au cœur froid, et son idée de faire interpréter la maman en question par la géniale Kathleen Turner, ancien sex-symbol impeccable, dont les ans se sont figés avec un air vicieux autour des hanches et des bajoues. En plus de se moquer de ses voisins de palier, Waters tient aussi à célébrer sa passion pour les meurtriers en série et leurs procès. Osant même glisser, parmi les jurés, Patty Hearst en personne. Depuis toujours, le degré est multiple chez Waters. On rit de plusieurs rires, parfois sans savoir pourquoi on rit. Nerveusement. Comme quand le gentil garçon se fait arracher le foie avec un tisonnier... C’est vrai qu’on est ignoble, des fois. Diffusion mercredi à 21h30 sur LBCI Le tambour porte la signature du grand réalisateur allemand Volker Schlöndorff. Présenté au Festival de Cannes en 1979, il devait partager la Palme d’or avec Apocalypse Now de Francis Ford Coppola. À Hollywood, il devait remporter l’Oscar du meilleur film étranger. Oscar naît, en 1924, à Dantzig, alors ville libre où cohabitent, non sans problèmes, Allemands et Polonais. Son père officiel, Alfred Matzerath, sujet allemand, tient une épicerie. Mais Oscar est peut-être le fils du Polonais Jan Bronski, amant de sa mère, Agnès. Enfant surdoué, il comprend vite ce qui se passe autour de lui. Il a trois ans lorsqu’on lui fait cadeau d’un tambour. Il décide alors de ne plus grandir, pour refuser le monde de adultes. L’adaptation du grand roman touffu de l’écrivain allemand Günter Grass était difficile à réaliser. L’auteur lui-même, après avoir longtemps refusé diverses propositions, a mis la main au scénario, après une rencontre avec Volker Schlöndorff, qui l’avait convaincu. Bien des choses ont été supprimées, mais le film n’est pas une vision partielle de l’œuvre littéraire. Il en contient tout l’esprit, la force de révolte contre la sottise, la lâcheté, l’arrogance, l’injustice et la brutalité. Il est le symbole de la mauvaise conscience de l’Allemagne qui se jeta dans les bras d’Hitler. Car la guerre arrive. Et, témoin de l’arrivée du nazisme, de l’attaque de la poste de Dantzig où meurt Jan, Oscar parcourt l’Europe occupée avec la troupe de nains d’un cirque, en tournée pour la Wehrmacht, s’éprend d’une lilliputienne, pique-nique sur le mur de l’Atlantique et se retrouve à Dantzig, libérée par l’Armée rouge. Il y a là plus de vingt ans d’histoire, et des intentions politiques sous l’aspect satirique et picaresque du récit, dont la mise en scène prend une passionnante dimension romanesque. Cinéaste des adaptations littéraires (de Musil à Proust, en passant par Heinrich Böll et Marguerite Yourcenar), Schlöndorff ne perd jamais de vue la nécessité de se faire comprendre du public. Sans doute, ici, le sujet et le personnage d’Oscar (interprété avec intelligence, ironie, poussée jusqu’au malaise par un garçon de douze ans, fils de l’acteur Heinz Bennent) sont exceptionnels. Sans doute Schlöndorff a été parfois obligé d’avoir recours à la métaphore. Mais il est allé au bout de son propos, sur le refus d’une complicité volontaire avec l’oppression. Oscar se montre subversif, en tout, y compris la sexualité et la mort. Les comédiens autour de David Bennent sont remarquables. Diffusion jeudi à 21h15 sur Télé-Liban (TV5) Après le Grec Théo Angelopoulos et l’Allemand Volker Schlöndorff, le Suisse Alain Tanner. Jonas, qui aura 25 ans en l’an 2000 ne triche pas quant aux dates. Le film fut réalisé en 1975 et Jonas aurait eu 25 ans en l’an 2000. Jonas est l’enfant qu’attend un couple de marginaux. Tous deux aspirent, pour leur enfant, en de meilleurs lendemains mais pour cela, ils devront accepter de se couler dans le moule d’une société dont ils ne font pas partie. Et qu’ils refusent... Tout comme les deux metteurs en scène précédents, Alain Tanner fait un cinéma très personnel, dans lequel il illustre toutes ses préoccupations. Tous ses personnages – sans doute à son image – se sentent en marge d’une société qui cherche à les récupérer ou tout au moins à les étiqueter. Les utopies pédagogiques des parents de Jonas prennent le pas sur les motivations psychologiques de ses personnages, puisqu’ils participent à une histoire en train de se faire, d’une histoire déjà faite, d’une économie, d’un climat politique ou émotionnel qui, très précisément, conditionnent ou limitent leurs aspirations individuelles ou collectives, ou qui les étouffent. Jonas est un sujet de réflexion. Diffusion vendredi à 17h15 sur Télé-Liban (TV5) VARIÉTÉS Des jeux et des magazines! «La al-Bel Wala al-Khater». C’est là une nouvelle forme de jeu, animé par Adel Karam, que les téléspectateurs connaissent bien pour l’avoir vu dans S. L. Chi et Shou Baddo Ysir entre autres. Tous les jours, durant 20 minutes, Adel Karam rencontrera un candidat-surprise, c’est-à-dire quelqu’un qui ne s’est pas présenté pour participer au jeu et qui se trouve ainsi amené à bavarder avec son hôte sans savoir exactement ce qui l’attend. Durant la conversation avec l’invité piégé, Adel lui posera plusieurs questions. Si le candidat – malgré lui – répond correctement à ces questions, il gagnera sur-le-champ un montant en cash. Ce programme amusant est basé sur des informations très simples et sur des connaissances générales. Il se déroulera en extérieur, ce qui permettra au téléspectateur d’échapper à l’atmosphère habituelle des studios pour ce genre d’émission. Diffusion sur Future TV à 17h10 (tous les jours de la semaine) «Temps présent». L’équipe de Temps présent présente un ou plusieurs reportages ayant pour thème un sujet d’actualité. À l’heure où nous mettons sous presse, la chaîne n’est pas en mesure de nous communiquer le sommaire de ce soir. Diffusion mardi à 22h05 et mercredi à 13h05 sur La Cinquième «Mise au point». Au fil des années, le magazine d’information de la TSR a su développer un ton personnel. En trois reportages, il aborde, avec toute l’objectivité possible, des thèmes de l’actualité, tirés de la politique, de l’économie ou du sport. Diffusion vendredi à 22h05 sur La Cinquième L’ACTUALITÉ Buffy entre au musée Consécration suprême pour Sarah Michelle Gellar, vedette de la série télévisée Buffy, the Vampire Slayer. Le prestigieux musée de cire londonien, Madame Tussaud, l’un des monuments les plus visités de la capitale britannique, l’accueille dans ses murs. Comme d’habitude, la ressemblance est étonnante. On ne sait pas encore comment réagira Sarah en découvrant son double. Mais l’équipe anglaise a bien fait les choses: les artistes qui ont conçu cette copie ont passé une semaine avec la comédienne. Et pris plus de 400 clichés pour être le plus possible fidèles à leur modèle.
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