On disait plutôt que les voyages formaient la jeunesse... Quoi qu’il en soit, on voyagera beaucoup cette semaine. Évidemment, il y aura New York comme toile de fond dans «Addicted To Love» et «Suicide Kings». Mais il y aura aussi l’Espagne avec «Barcelona», la Grèce avec «Island of Love» et enfin l’URSS avec «Back in The USSR». L’agrément de ces films tient davantage à leur cadre qu’à ce qu’ils ont véritablement à vous offrir, car ils ne représentent généralement qu’une bonne moyenne commerciale, sans plus. Et vous n’apprendrez pas grand-chose sur les pays visités. Une comédie sentimentale: ainsi se présente Addicted To Love, une bleuette sentimentale de Griffin Dunne, qui hésite entre diverses tendances en forçant parfois un peu le trait, sur les frustrations de l’héroïne jouée par Meg Ryan. Astronome, Sam a la tête dans les étoiles, au travail comme à la maison. Très épris de sa compagne, Linda, qu’il connaît depuis sa plus tendre enfance, il n’imagine pas un instant que son existence puisse un jour basculer. La jeune femme, qui est institutrice, se voit proposer un poste à New York et elle doit s’en aller pour deux mois. Son absence perturbe Sam, mais il prend son mal en patience et attend son retour, persuadé qu’il ne peut en être autrement. Là-bas, Linda tombe sous le charme d’Anton, un restaurateur français très séduisant, s’installe avec lui puis écrit à Sam pour lui annoncer la rupture. L’amoureux éconduit ne peut accepter la fin de sa belle histoire d’amour et il part à son tour pour Big Apple. Il n’est pas seul sur la piste du nouveau couple: Maggie, l’ex-petite-amie d’Anton, n’accepte pas non plus d’avoir été larguée. Un angle original pour traiter l’éternelle valse des sentiments, auquel le thème du voyeurisme aurait pu apporter un surcroît d’intérêt s’il avait été mieux traité. On regrette aussi le couplet antifrançais à travers le rôle caricatural de Tchiky Karyo. Soulignons enfin que c’est la première réalisation de Griffin Dunne, acteur jusque-là. Diffusion lundi à 20h35 sur LBCI Dépaysement vers l’Espagne avec une production américaine. Barcelona de Whit Stillman, comme son titre l’indique, se déroule dans ce grand port d’Espagne où habite un jeune et ambitieux homme d’affaires américain (Taylor Nichols). Un de ses cousins, officier dans la marine américaine (Chris Eigeman), débarque un jour chez lui. Le film est composé, en fait, d’une série de vignettes parfaitement observées sur l’époque à laquelle se déroule le film, les derniers jours de la guerre froide. Alors que les deux Américains ne pensent qu’à se payer du bon temps en cumulant les conquêtes féminines, ils vont être confrontés à l’hostilité latente des Espagnols envers les Américains et aux us et coutumes d’un pays qu’ils ne connaissent pas. Le scénario est original, les situations jamais convenues. On évolue entre des moments d’une franche gaieté et d’autres beaucoup plus cyniques, et les personnages, mis à part les deux cousins remarquablement interprétés, sont toujours pittoresques et touchants. Ce film révéla notamment Mira Sorvino qui y faisait ses débuts. Dû au scénariste-metteur en scène Whit Stillman, ce film venant après The Metropolitan, que nous avons déjà vu sur notre petit écran, confirme son souci d’originalité. Il apporte dans ses films, en dehors de toutes les conventions habituelles du cinéma américain, une forme nouvelle d’expression. Diffusion lundi à minuit sur LBCI Après l’Espagne, la Grèce. Tel est le cadre dans lequel se déroule une bonne partie de Island of Love réalisé par Morton Da Costa. Une collection de personnages, issus en droite ligne des récits humoristiques de Damon Runyon, peuple ce film à commencer par un truculent gangster new-yorkais incarné par Walter Matthau. Celui-ci a pour petite amie une strip-teaseuse qui rêve de faire carrière au cinéma. Le gangster est emberlificoté par un escroc (joué par Robert Preston) qui le convainc de produire un film intitulé Adam et Eve dont il a écrit le scénario. En réalité, ce dernier, une fois l’argent encaissé, disparaît dans la nature... pour se réfugier dans une petite île grecque où il compte bien passer inaperçu. Et pour faire fructifier le magot, il imagine une autre combine: truffer les eaux avoisinantes d’une pléthore de fausses antiquités, ce qui suscite aussitôt un rush de touristes. Et voilà notre faussaire qui se retrouve un beau jour face à son gangster... Ce sont surtout les interprètes, à part ceux déjà cités, qui portent cette comédie un peu mince: Tony Randall, dans le personnage d’un scénariste en panne d’inspiration, Georgia Moll, une ravissante grecque et Betty Bruce, la strip-teaseuse. Et puis, surtout, les îles grecques sont remarquablement photographiées en couleurs! Diffusion lundi à 01h00 sur Future TV Back in The USSR de Deran Serafian n’est pas d’une grande originalité – à part le fait de se dérouler en Russie. En fait, le film fut tourné, comme beaucoup de films de l’époque, en Finlande et l’illusion fut ainsi entretenue... L’originalité viendrait plutôt du fait que dans la distribution on retrouvera dans un rôle important Roman Polanski, le célèbre metteur en scène qui, visiblement, a voulu encourager le jeune Serafian. L’intrigue met en scène un jeune touriste américain, en voyage en Russie (c’était encore à l’époque l’Union Soviétique), qui se trouve mêlé à une drôle d’histoire: la disparition d’une icône précieuse. Le scénario, sans grande consistance, a recours à des circonstances pour le moins hasardeuses pour justifier cette recherche effrénée autour d’une icône dont l’importance n’est jamais véritablement établie... Diffusion mardi à minuit sur LBCI Quentin Tarantino a fait des «petits» et Peter O’Fallon est un de ses disciples. Il le prouve dans ce petit film qui ne manque pas de panache puisqu’il se déroule en grande partie dans un climat claustrophobique et qu’il joue avec astuce sur le renversement d’une situation donnée au départ comme suit: Max Minot, Avery Chester et Brett Cambell, trois jeunes gens de la bonne société new-yorkaise, enlèvent Charlie Barrett, un parrain de la mafia. Quand ce dernier reprend ses esprits, il se découvre ligoté sur un fauteuil dans une luxueuse maison, entouré de Max, Avery, Brett et T.K., un étudiant en médecine qui prend soin de lui après lui avoir sectionné un doigt. La sœur d’Avery et petite amie de Max a été enlevée par deux mafieux, qui réclament deux millions de dollars de rançon. Et les quatre amis, bientôt rejoints par le fils du propriétaire des lieux, Ira, affolé par la situation, attendent de Barrett qu’il use de son pouvoir pour les aider à régler le problème... Mais on ne se frotte pas impunément à un caïd chevronné, et Charlie Barrett va se révéler bien plus redoutable que les jeunes gens ne le pensaient... Scotché dans son fauteuil, les trois quarts du film, Christopher Walken émerge sans forcer de ce polar cynique. Face à lui, les jeunes ne font pas le poids. Un regret: l’inventivité relative du metteur en scène qui, en conclusion, n’a pas su tirer tout le parti de l’intrigue astucieuse qu’il illustre. Diffusion mercredi à 21h30 sur LBCI PORTRAIT Les malheurs de Meg Ryan Elle est cette semaine à l’affiche de Addicted to Love programmé sur votre petit écran. Séparation, divorce, bide au cinéma, depuis un an sa vie ressemblait à un mauvais film... «Je vais démarrer une nouvelle vie pour mes 40 ans et oublier tout ce que je viens de traverser.» Sans attendre le 19 novembre, date de son anniversaire, Meg Ryan commence à faire le ménage autour d’elle. Elle vient de fermer sa compagnie de production à Hollywood, elle s’est débarrassée de son appartement de New York et elle a refusé trois projets de films pour s’échapper en Thaïlande avec Jake, son fils de 9 ans. «J’ai enfin compris quelles étaient mes priorités: être heureuse et rendre mon enfant heureux.» En l’espace d’un an, la vie de Meg a été secouée par tous les séismes: séparation, divorce, déménagement, bide dans sa carrière... «Après ce que je viens de subir, je me dis que rien de pire ne peut m’arriver.» L’été passé, son mari, Dennis Quaid, demande le divorce après avoir découvert qu’elle a succombé aux charmes de Russell Crowe sur le tournage de L’Échange, en Équateur. «Mon mariage prenait l’eau depuis longtemps. Nous étions trop séparés par nos carrières respectives.» Loin de son mari et de leur fils Jake, Meg n’a pas résisté au rocker, bagarreur et rebelle, qui sait aussi écrire des poèmes romantiques. La bagarre conjugale qui s’en est suivie n’a pas fait trop de dégâts. Dennis et Meg ont réussi à oublier les rancœurs pour protéger leur fils. Leur divorce a été prononcé le 31 mai dernier. L’ACTUALITÉ Halle Berry, qui sera bientôt Jinx aux côtés de James Bond dans le prochain 007, Meurs un autre jour, vient d’être distinguée par le magazine People comme l’une des 50 femmes les plus élégantes de l’année 2002. Sa compatriote Pamela Anderson, qui peine à trouver un projet pour le cinéma ou la télévision, est au contraire désignée dans le même magazine comme la plus mal fagotée.
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