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Actualités - Reportage

Les films à la télé Au cinéma tout est possible!(photos)

Avec les moyens dont il dispose (techniques, bien entendu!), le cinéma est plus que jamais une machine à rêves. Ainsi il est possible de faire de John Travolta un ange (bien qu’il n’ait pas d’ailes) dans «Michael», ou de faire hiberner Mel Gibson dans «Forever Young». Mais la réalité finit, à un moment ou l’autre, par rattraper la réalité et elle n’est pas toujours matière à rêves: Humphrey Bogart se débat dans une intrigue «noire» dans «The Big Sleep», les personnages de «Feast of July» sont déchirés par leurs pulsations, Antonio Banderas photographie la révolution du Chili en 1973, et les deux petits handicapés de «The Mighty» affrontent l’impossible... Heureusement que le divertissement couronne le tout avec «Six Days, Seven Nights» et que «Funny Bones» est mieux que simplement «funny». Si vous pouvez imaginer qu’un ange peut avoir les traits de John Travolta et passer son temps à avaler des canettes de bière, alors le postulat que Nora Ephron développe dans Michael ne vous paraîtra pas tout à fait invraisemblable... Le National Mirror, un journal versé dans les phénomènes paranormaux, dépêche deux reporters et une spécialiste dans un bled perdu de l’Iowa. Pansy Millbank, une vieille dame propriétaire d’un motel, prétend abriter chez elle un ange. Là-bas, Frank Quinlan, Huey Driscoll et Dothy Winters découvrent l’ange en question: mal rasé, poilu comme un singe, barraqué comme un déménageur, Michael ne correspond pas vraiment à l’image habituelle que l’on se fait d’un chérubin. Mais il a des ailes, alors... Après le décès de Pansy, Michael accepte de suivre les journalistes jusqu’à Chicago. Au cours de ce voyage, Michael, dont c’est le vingt-sixième et dernier séjour sur terre, décide de profiter pleinement de tous les plaisirs terrestres. Le thème des anges est à la mode mais sans vraiment inspirer les cinéastes. Cette fable douce-amère n’y fait pas exception, malgré la bonne volonté de John Travolta. On attendait mieux de l’auteur du ravissant Sleepless in Seattle. Diffusion samedi à 22h00 sur Future TV James Ivory nous a donné, ces dernières années, quelques films de très grande qualité. Son domaine de prédilection étant la société anglaise du siècle dernier: Remains of the Day, Room with the View, Howard’s End. Le roman de H.E. Bates Feast of July ne pouvait que l’intéresser mais, très curieusement, il s’est contenté d’en produire la version cinématographique laissant à Christopher Menaul le soin de le réaliser. Et ce dernier a signé une œuvre que le producteur (avec Vivien Merchant, comme il se doit) n’aurait pas à désavouer. Le film est somptueux. Une fille-mère, abandonnée à son triste sort dans l’Angleterre victorienne, trouve refuge dans une demeure où vivent trois frères et leurs parents. Sa présence va susciter haines et passions dans ce qui avait été une demeure placide et calme. À part Ben Chaplin, dans un rôle sacrifié, les autres interprètes sont inconnus. Embeth Davidz est peut-être trop ambiguë dans le rôle principal. Le seul défaut est que l’intrigue traîne un peu entre un excellent début et une finale réussie. Diffusion samedi à 01h00 sur Future TV Acteur «musclé», l’Australien Mel Gibson n’a jamais hésité, à l’occasion, de renouveler son image et de varier ses personnages. Forever Young lui donne une chance d’évoluer dans une intrigue à la fois romanesque et sentimentale, sous la direction de Steve Miner. De quoi s’agit-il? Un homme qui s’était fait congeler, au début de la Seconde Guerre mondiale, en attendant la guérison de sa fiancée tombée dans le coma, se réveille cinquante ans plus tard dans un monde inconnu. Le temps lui est compté pour retrouver sa bien-aimée. L’amour plus fort que la mort. Un grand sujet traité sur un mode mineur dans ce film qui mélange curieusement la science-fiction et la comédie romantique, sans jamais nous toucher vraiment tant l’histoire manque de crédibilité. Reste le charme de Jamie Lee Curtis et un bon rôle à contre-emploi pour Mel Gibson. Diffusion lundi à 01h00 sur Future TV On vous dira qu’il y a Sharon Stone pour vous allécher mais dans The Nighty de Peter Chelsom, il y a surtout deux adolescents, un géant benêt et un petit génie handicapé. Maxwell, 13 ans, a été recueilli par ses grands-parents après la mort de sa mère, étranglée par son père. Introverti et peu doué pour les études, il n’est, de plus, pas très courageux malgré sa forte corpulence. Jusqu’au jour où il fait la connaissance de son nouveau voisin, Kevin, handicapé par une maladie osseuse mais d’une intelligence et d’un aplomb très au-dessus de la moyenne. Objets des sarcasmes d’une bande de voyous, les deux adolescents deviennent rapidement d’inséparables amis, Kevin et Maxwell ne faisant bientôt plus qu’un pour affronter tous les dangers et faire triompher la justice, tel un preux chevalier... Si elle croule un peu sous les bons sentiments, cette belle et émouvante histoire d’amitié, qui fait l’éloge de la différence, s’appuie sur une attachante interprétation, les deux adolescents – dont le frère de Macaulay Culkin – tirant parfaitement leur épingle du jeu. Diffusion lundi à 20h30 sur LBCI The Big Sleep est un roman caractéristique du style de Raymond Chandler qui popularisa le roman noir et un personnage de détective Philip Marlowe. Ce roman inspira deux films: le premier, interprété par le couple mythique Hymphrey Bogart et Lauren Bacall, est considéré comme un chef-d’œuvre du genre. Le second, réalisé par Michael Winner (qui transposa l’action en Angleterre), eut pour interprète Robert Mitchum. Il faut espérer, avec la récente diffusion de The Maltese Falcon et de To Have and Have, que c’est le film avec Humphrey Bogart que nous verrons ce soir. Le général Sternwood charge le détective privé Philip Marlowe d’enquêter sur une affaire de chantage dont sa famille est victime. Marlowe prend en filature Carmen, l’une des filles de Sternwood, et trouve bientôt le cadavre du maître chanteur, mais le corps disparaît peu de temps après. Brody est-il l’assassin? Quel jeu joue Carmen? Que sait exactement Vivian, la sœur de celle-ci? Le roman de Raymond Chandler est l’une des apothéoses du roman criminel américain et peu de cinéastes sont parvenus, comme ici Howard Hawks, à recréer cette atmosphère nocturne où tout prend soudain une apparence différente, et ce climat d’angoisse qui est celui des rêves éveillés. Dès la première apparition de Bogart, sublime, le pouvoir évocateur du film est évident et le fait qu’il soit rigoureusement impossible de suivre la trame de l’histoire sans en perdre le fil contribue à l’atmosphère mystérieuse et déroutante de cette œuvre exceptionnelle, l’une des plus parfaites du «film noir» hollywoodien. Leigh Brackett a d’ailleur avoué elle-même que Faulkner, Furthman et elle écrivaient le scénario, chapitre par chapitre, sans se consulter mutuellement... Selon son goût on préférera la splendeur mythique du couple Bogart-Bacall ou la manière dont Howard Hawks s’attache à cette société gangrenée dont Philip Marlowe devient l’ange exterminateur. L’ironie féroce de Bogart, l’insolence, chère aux grandes héroïnes de Hawks, de Lauren Bacall et tout ce monde crépusculaire peuplé de nymphomanes, de petits malfrats et de tueur composent une inoubliable galerie de personnages. Dire que la mise en scène est superbe est un euphémisme et le récent remake de Michael Winner, avec Robert Mitchum dans le rôle de Marlowe, suffit, s’il en était encore besoin, à faire la preuve du génie de Hawks qui réussit, tout à la fois, à être fidèle à l’œuvre de Chandler et à signer ici l’un de ses films les plus personnels. Diffusion mardi à minuit sur LBCI Isabel Allende et Antonio Banderas: un écrivain, un acteur. Leurs chemins s’étaient croisés à l’époque de House of Spirits où le second jouait un rôle dans l’adaptation du roman de la Chilienne. Ils se retrouvent ici dans Of Love and Shadows, production hispano-argentine de Betty Kaplan dans laquelle Antonio Banderas joue un mystérieux photographe qui rencontre une journaliste de mode incarnée par Jennifer Connolly. Leur rencontre se déroule durant la dictature militaire au Chili en 1973. L’intrigue du film est malheureusement tellement alambiquée qu’on finit par y perdre tout intérêt, d’autant plus que la mise en scène de Betty Kaplan est d’une platitude affligeante. Et pour couronner le tout, le couple Banderas-Connelly ne fonctionne pas... Un échec. Diffusion mercredi à minuit sur LBCI Un western de routine: c’est tout ce que l’on peut dire de Fort Worth d’Edwin L. Martin. Randolph Scott y incarne un personnage qui lui est familier: celui d’un baroudeur qui s’est rangé avec l’âge et qui a décidé de s’occuper de la publication d’un journal dans la petite ville de Fort Worth. Il part en croisade contre un riche propriétaire terrien, incarné par David Brian, qui ambitionne de devenir une sorte de dictateur local. Et pour compléter les problèmes du journaliste, un groupe de mauvais garçons commence à semer la terreur dans la région, ce qui va contraindre le baroudeur repenti à reprendre les armes, cette fois pour la bonne cause. Diffusion mercredi à 01h00 sur Future TV L’idée de départ de Six Days, Seven Nights d’Ivan Reitman est une de celles que le cinéma a souvent exploitée. Mettez en présence deux êtres que tout sépare et qui ne peuvent que se détester. Faites-les vivre ensemble et que peut-il se passer? Il en va ainsi pour Harrison Ford, en aventurier bourru, et Anne Heche en journaliste stressée. Rédactrice dans un magazine de mode new-yorkais branché, la jeune et dynamique Robin Monroe est conviée par son romantique de fiancé, Frank, à un séjour sur une île paradisiaque du Pacifique sud, Makatea. Mais une fois sur place, à peine ce dernier lui a-t-il dit sa demande en mariage que Robin doit se rendre d’urgence sur une île voisine pour les besoins d’un reportage exceptionnel. Elle s’adresse alors au seul pilote des environs, Quinn Harris, quinquagénaire bougon, séducteur à ses heures. Malgré un premier contact des plus frais, Robin se résout à l’embaucher. Mais, à mi-chemin, une terrible tempête les contraint à atterrir en catastrophe... La réussite de cette sympathique comédie d’aventures, c’est son couple vedette Harrison Ford-Anne Heche, qui perpétue avec talent la formule à succès – l’ours mal léché face à l’enquiquineuse sophistiquée – comme dans Romancing The Stone. Diffusion jeudi à 21h30 sur Future TV Funny Bones est un film qui témoigne de la vitalité d’un cinéma anglais pratiquement inconnu chez nous. Et c’est bien dommage. Quand on veut exercer le métier de comique, la moindre des choses est de faire rire. Or, Tommy Fawkes, le fils de Georges Fawkes, comique de renommée internationale, ne fait pas. Après une désastreuse prestation à Las Vegas, il s’enfuit à Blackpool (Angleterre), une petite ville réputée pour la qualité de ses fantaisistes – où il a passé quelques années de prime enfance – afin de trouver là-bas le numéro qui fera enfin de lui ce qu’il n’est pas. Pendant ce temps, une bande de marins français ne fait rien qu’à faire des choses bizarres... «Un film comique qui ne ressemble à rien». C’est un compliment. Peut-être même le compliment. En cela, Funny Bones mérite très largement qu’on se penche dessus. Pour son second film, Peter Chelsom a réalisé l’exploit de faire une comédie bourrée d’idées, de drames, de rires et d’aventures. D’ailleurs, le seul reproche qu’on puisse lui faire est de se demander s’il n’a pas voulu y mettre trop de choses (notamment l’épisode des marins, bien mené pourtant par Ticky Holgado) – un reproche très rare de nos jours. La réalisation, magiquement éclairée par Eduardo Serra, précise à l’anglaise, noire et inspirée, et à l’écoute du scnéario, est à la hauteur de l’ambition – ce qui est également très rare en matière de film drôle. Il y a donc des comiques, des comiques de spectacle, plus proches des clowns que du jeu de mots. Des comiques comme Jerry Lewis (qui nous régale dans son numéro d’autoparodie à double fond), ou comme Lee Evans (inconnu par chez nous mais vraie vedette en Grande-Bretagne), sans parler de George Carl et de Freddie Davis (dont les numéros respectifs ont fait depuis trente-cinq ans le tour des cabarets du monde). Diffusion jeudi à minuit sur Future TV ACTUALITÉ Le palmarès du Festival de la Fiction TV à Saint-Tropez Le palmarès décerné par le jury du 4e Festival de la Ficiton TV de Saint-Tropez a consacré les chaînes publiques. Deux fictions ont cumulé trois récompenses: A cran, d’Alain Tasma, pour France 2, a reçu les prix de la meilleure mini-série, du meilleur scénario et de la meilleure interprétation masculine pour Daniel Russo. Le Petit Parisien, adapté de l’autobiographie du journaliste Dominique Jamet, pour France 3, a obtenu les prix du meilleur téléfilm, de la meilleure réalisation et de la meilleure musique. Mais la fiction qui a véritablement bouleversé les festivaliers fut sans contexte Froid comme l’été, de Jacques Maillot, pour Arte, que le jury a disptingué par le prix de la meilleure interprétation féminine à Sarah Grappin et de la révélation et découverte à Mika Tard. Par ailleurs, France 3 a créé l’événement en saisissant l’occasion de ce rendez-vous tropézien pour lancer un appel à idées. Méthode originale pour un projet innovant, celui d’un feuilleton de 26 minutes, de fin d’après-midi, familial et de proximité, très réactif, pouvant intégrer l’actualité dans le scénario. La chaîne s’engagera sur une première tranche de 130 épisodes diffusables en 2004. Avis aux amateurs. (Télé 7 jours)
Avec les moyens dont il dispose (techniques, bien entendu!), le cinéma est plus que jamais une machine à rêves. Ainsi il est possible de faire de John Travolta un ange (bien qu’il n’ait pas d’ailes) dans «Michael», ou de faire hiberner Mel Gibson dans «Forever Young». Mais la réalité finit, à un moment ou l’autre, par rattraper la réalité et elle n’est pas toujours matière à rêves: Humphrey Bogart se débat dans une intrigue «noire» dans «The Big Sleep», les personnages de «Feast of July» sont déchirés par leurs pulsations, Antonio Banderas photographie la révolution du Chili en 1973, et les deux petits handicapés de «The Mighty» affrontent l’impossible... Heureusement que le divertissement couronne le tout avec «Six Days, Seven Nights» et que «Funny Bones» est mieux que simplement «funny». Si...