Rechercher
Rechercher

Actualités - Reportage

Les films à la télé Deux chefs-d’œuvre et de la science-fiction!(photos)

Commençons par les chefs-d’œuvre: d’abord «Silk Stockings», le musical de Rouben Mamoulian avec la perfection dansante: le couple Fred Astaire-Cyd Charisse. Ensuite, le bouleversant «East of Eden» qui fit de James Dean un personnage mythique sous la houlette inspirée de Élia Kazan, son Pygmalion. La science-fiction est représentée par «Mars Attack!», un délire satirique de Tim Burton, maître du fantastique iconoclaste! Avec une distribution hors pair! «The Arrival», plus modeste, dans le genre, se laisse voir sans déplaisir! La comédie est représentée par le film italien «Drame de la jalousie», moins drôle qu’il n’en a l’air, et avec «Father of the Bride 2», gentille pochade familiale! Enfin «US Marshal» est un pur produit des studios américains: un suspense solide et efficace avec des scènes d’action étonnantes! The Fugitive ayant fait les beaux soirs du cinéma après avoir fait les beaux jours de la télévision ne pouvait que justifier une suite. Et voilà qui fut fait par Stuart Baird avec Tommy Lee Jones, qui reprit du service avec une nouvelle affaire sur les bras. Titre du film: US Marshalls. Passé maître dans l’art de coffrer les fugitifs et de réhabiliter les faux coupables, un officier fédéral suit de très près le cas d’un ex-agent de la CIA. Au cours d’une obscure transaction dans un parking souterrain, deux hommes sont abattus par un troisième individu. Peu après, la police de Chicago accuse un certain Mark Roberts du double meurtre, puis l’expédie à New York dans un avion spécial. Or deux des compagnons de voyage de Mark sont escortés par le marshal Samuel Gerard, spécialiste de la chasse à l’homme et champion de la petite phrase assassine... C’est parti pour deux heures de cascades (ce Wesley Snipes, quel athlète!) et de rebondissements tous azimuts. Dans le rôle du vieil ours qui a du flair, Tommy Lee Jones récidive et crève l’écran... Diffusion lundi à 20h35 sur LBCI Bodies, Rest & Motion de Michael Steinberg est un film de plus à ajouter à ceux qui s’intéressent aux problèmes de la jeunesse. Dans ce film-là, ils sont quatre à chercher à pouvoir communiquer les uns avec les autres afin de partager les sentiments qui leur tiennent à cœur. Cela se déroule dans un petit trou perdu de l’Arizona, ce qui n’est pas fait pour simplifier les choses. Les origines théâtrales de cette histoire (une pièce de Roger Hedden) sont évidentes. Aussi l’action est-elle sacrifiée au bénéfice du dialogue, ce qui fait que le rythme en souffre très souvent. Heureusement qu’il y a les interprètes: Bridget Fonda et Eric Stolz se distinguent particulièrement, les deux autres rôles étant partagés par Phoebe Cates et Tom Roth. Il est à noter que Peter Fonda, le père de Bridget, fait une apparition remarquée. Diffusion lundi à minuit sur LBCI Encore un chef-d’œuvre: East of Eden d’Élia Kazan avec le mythique James Dean. En 1917, à Salinas, une petite ville de Californie. Adam Trask a deux fils: Aron et Cal. Sa préférence est toujours allée au premier et Cal souffre de sentir que son père l’aime moins. Adam Trask pense en effet que Cal, qu’il considère comme un mauvais garçon, est le digne fils de sa mère. Or les deux frères découvrent que cette mère qu’ils croyaient morte est toujours vivante et tient en ville une maison louche. «Ce film, déclare Kazan, était autobiographique et plus personnel qu’aucun autre. Il y a là des masques, des transferts, mais j’avais éprouvé chacun des sentiments que montre ce film. C’est ce qui lui donne sa pureté. On peut l’aimer ou pas, mais il ne parle que d’émotions très profondément vécues. J’ai l’impression que c’est mon premier film qui parle ainsi de moi à travers la mise en scène.» Les thèmes les plus profonds de l’œuvre de Kazan apparaissent en effet dans À l’Est d’Eden, que ce soient les rapports entre deux frères (voir Viva Zapata et Sur les quais) ou ceux qui peuvent opposer ou au contraire unir des parents à leurs enfants (La fièvre dans le sang, America, America, L’Arrangement). En dehors de la sensibilité brûlante de Kazan, le film bénéficie enfin de la présence de James Dean dont la détresse affective donne au film une troublante authenticité. Diffusion lundi à 01h00 sur Future TV Lorsque Joshua Logan, qui avait acquis à Broadway une solide réputation de metteur en scène, porta à la scène la trilogie de Pagnol sous le titre de Fanny, les Français crièrent à la trahison. Et pourtant, lorsque la pièce (qui était un musical à la scène) devint un film non chantant à l’écran, Joshua Logan réussit à réunir une distribution «française» puisque Leslie Caron devint Fanny, Charles Boyer, César et Maurice Chevalier, Panisse. Les extérieurs furent tournés à Marseille même, dans un éblouissant technicolor sous la supervision de Jack Cardiff. Et le public américain fit un triomphe à l’histoire de Fanny, abandonnée par son amoureux Marius (Horst Buchyolz) qui lui préfère la mer. Celle-ci enceinte, afin de sauver son enfant du déshonneur, consent à épouser le brave Panisse, beaucoup plus âgé qu’elle, qui élèvera le nouveau-né comme s’il était le sien. Mais un jour Marius revient... Si la truculence du texte original de Pagnol est sacrifiée, l’émotion, par contre, passe toujours... Diffusion mercredi à 01h00 sur Future TV De la bande dessinée, à la parodie des séries B des années 50, sans oublier le penchant de Tim Burton pour le délire visuel, tous ces éléments prédominent dans Mars Attack, une farce à ne pas prendre au sérieux... Et pourtant... Une armée de soucoupes volantes venues de Mars s’approche de la Terre. Un état-major de crise est aussitôt mis sur pied à la Maison-Blanche. Celui-ci se divise très vite en deux clans: les uns favorables à un accueil musclé, comme le général Decker, et les tenants d’une réception en grande pompe, comme le préconise le général Casey. Le président Dale est quant à lui partisan de cette solution. Mais dès leur atterrissage, les extraterrestres, à l’aspect effrayant et armés de désintégrateurs, tirent sur tout ce qui bouge. Le film incontournable. Un guignol jubilatoire conçu par l’iconoclaste Tim Burton où effroi et loufoquerie s’accordent admirablement. Sans oublier sa façon très sarcastique de bousculer les stéréotypes. Que dire enfin d’une distribution aussi époustouflante, puisqu’elle réunit Jack Nicholson et Glen Close – respectivement le président des USA et son épouse – Pierce Brosnan, Annette Bening, Danny de Vito, Martin Short, Michael J. Fox, Tom Jones, Jim Brown et même le metteur en scène Barbet-Schroder. À déguster, sans arrière-pensée! Diffusion jeudi à 21h30 sur Future TV Il y eut un premier Father of the Bride, avec Spencer Tracy et une jeune Élisabeth Taylor, qui connut un tel succès qu’il eut une suite Father’s Little Dividend. Dans les années 90, il y eut un remake du premier avec le même titre Father of the Bride dans lequel Steve Martin reprenait à son compte le rôle de Spencer Tracy, c’est-à-dire en appuyant davantage sur le côté comique alors que Vincente Minnelli avait privilégié le côté «american way of life». Le succès fut au rendez-vous et sous le titre de Father of the Bride 2, il s’agit du remake de Father’s Little Dividend. Le choc du mariage de sa fille, Annie, passé, l’existence de George Banks reprend son cours. Il attend que son fils entre à l’université pour commencer une nouvelle vie avec Nina, son adorable épouse. À ce moment, sa fille annonce à la famille qu’elle attend un bébé. Tout le monde est ravi, sauf lui. Pour tout arranger, le chauffage tombe en panne et la plomberie fuit. George décide de mettre la maison en vente. Peu après, un acheteur lui propose une forte somme à condition qu’il vide les lieux au plus vite. George accepte. En attendant de trouver une autre maison, Nina et lui habitent chez les parents de leur gendre partis en voyage. C’est alors qu’il apprend que Nina est enceinte. George supportera-t-il d’être à la fois père et grand-père? Father of the Bride 2 reste constamment dans une tonalité pastel et une élégance de style qui compensent un peu le caractère ultraconventionnel de cet éloge de la famille. Diffusion jeudi à minuit sur Future TV Ce n’est pas la première fois que le cinéma nous prédit que notre planète est en danger. Tel est le thème, en effet, du film de David Twehy, The Arrival, avec Charlie Sheen. Radioastronome aussi brillant que passionné, Zane Zaminski travaille dans un centre de recherche sur la vie extraterrestre. Au fin fond du désert californien, il sonde les fréquences aériennes afin de déceler des signaux venus de l’espace. Un jour, il capte une onde de choc provenant d’une planète située au-delà de notre système solaire. En cherchant son origine, Zane s’aperçoit que quelqu’un, sur Terre, est déjà connecté à cette fréquence. Fier de ses découvertes, il en fait part à son patron, mais celui-ci le licencie brutalement en prétextant la suppression de son poste. Têtu, Zane bricole des antennes paraboliques. Il parvient à retrouver le mystérieux signal et à localiser l’endroit d’où partent les réponses: Mexico. Il se rend sur place et découvre une base secrète habitée par des extraterrestres qui ont pris l’apparence humaine. Poursuivi par les envahisseurs, il tente d’alerter les autorités, mais personne ne le croit. Tout le charme de la série B des années cinquante, ajouté aux effets spéciaux très modernes. C’est efficace, sans prêchi-prêcha proextraterrestre, et fertile en trouvailles. Une bonne surprise. Diffusion vendredi à minuit sur LBCI L’actualité Le retour de «Falcon Crest» Pour les nostalgiques des séries qui, pendant des années, retinrent l’attention des téléspectateurs, voici le retour de Falcon Crest. La série, qui fut lancée le 4 décembre 1981, tint l’affiche neuf ans durant. Cette saga mettait en scène une famille régnant sur les vignobles californiens de Napa Valley. La série marqua le grand retour de l’actrice Jane Wyman, que des ennuis de santé devaient empêcher d’aller jusqu’au bout de la série. Elle devait d’ailleurs mourir peu de temps après l’arrêt définitif de la saga qui marqua les débuts très remarqués de Lorenzo Lamas. Des vedettes invitées comme Gina Lollobrigida, Lana Turner ou Leslie Carony y firent également quelques tours de piste. C’est dans les antiques studios de la Republic Pictures que furent tournés les intérieurs de cette série qui est reprise chez nous, cinq jours sur sept, à 13h05, sur Future TV. Elle succède à une autre série à succès Knots Landing.
Commençons par les chefs-d’œuvre: d’abord «Silk Stockings», le musical de Rouben Mamoulian avec la perfection dansante: le couple Fred Astaire-Cyd Charisse. Ensuite, le bouleversant «East of Eden» qui fit de James Dean un personnage mythique sous la houlette inspirée de Élia Kazan, son Pygmalion. La science-fiction est représentée par «Mars Attack!», un délire satirique de Tim Burton, maître du fantastique iconoclaste! Avec une distribution hors pair! «The Arrival», plus modeste, dans le genre, se laisse voir sans déplaisir! La comédie est représentée par le film italien «Drame de la jalousie», moins drôle qu’il n’en a l’air, et avec «Father of the Bride 2», gentille pochade familiale! Enfin «US Marshal» est un pur produit des studios américains: un suspense solide et efficace avec des scènes...