En relisant un de mes récents «petits mots» – faut-il que je sois maso! – j’ai enfin une explication sur le phénomène de crétinisation qui, peu à peu, a conduit la télé à ce qu’elle est aujourd’hui. Comment en sommes-nous arrivés là? Du plus loin qu’il m’en souvienne, nos stations diffusaient ce qui se faisait de mieux à l’étranger. De France nous venaient Les rois maudits, Les gens du Mogador, Les misérables, des États-Unis Dynasty, Dallas, The Untouchables, Star Trek, de Grande-Bretagne The Avengers. Quant aux émissions locales, limitées à l’essentiel, elles privilégiaient la qualité à la quantité. Nos séries s’inspiraient de Gibran ou de Toufic Awad, quand ce n’était de Pagnol ou de Hugo. Et puis un jour, une loi fut votée, sous prétexte de favoriser la langue arabe et nos artistes. Elle imposa un quota destiné à développer la production locale au détriment des programmes étrangers, réduits au rôle de bouche-trous. Deux tiers à nous, un tiers aux autres. Et c’est ainsi que nous avons rejoint le tiers-monde de la production télévisée avec des variétés avariées, des jeux débiles et des talk-shows où la parole est tout sauf d’or! Contraintes de fournir leur quota, nos stations vont au plus pressé et, par voie de conséquence, au plus facile. Qui me dira ce qui distingue une variété d’une autre, du moment qu’on s’y trémousse à en veux-tu en voilà, un talk-show d’un autre, puisqu’on y retrouve fatalement les mêmes invités, ou un sitcom d’un autre sit... con! Autrefois, la télé fabriquait des vedettes. Aujourd’hui on fabrique des produits. Tellement artificiels qu’on conseillerait à certaines de se démaquiller et à d’autres de rester chez eux, tant on les a surexposés! Quant à fournir du travail aux jeunes, techniciens ou autres, n’insistez pas. Ceux qui avaient trouvé du boulot se retrouvent dans la rue, d’autres ont été virés en raison de compressions budgétaires. Quant au reste, il y a longtemps qu’ils ont compris: ils sont ailleurs! Alain PLISSON P.-S.: Hier, aujourd’hui et pour toujours (titre français de For The Boys de Mark Rydell avec Bette Midler et James Caan.
En relisant un de mes récents «petits mots» – faut-il que je sois maso! – j’ai enfin une explication sur le phénomène de crétinisation qui, peu à peu, a conduit la télé à ce qu’elle est aujourd’hui. Comment en sommes-nous arrivés là? Du plus loin qu’il m’en souvienne, nos stations diffusaient ce qui se faisait de mieux à l’étranger. De France nous venaient Les rois maudits, Les gens du Mogador, Les misérables, des États-Unis Dynasty, Dallas, The Untouchables, Star Trek, de Grande-Bretagne The Avengers. Quant aux émissions locales, limitées à l’essentiel, elles privilégiaient la qualité à la quantité. Nos séries s’inspiraient de Gibran ou de Toufic Awad, quand ce n’était de Pagnol ou de Hugo. Et puis un jour, une loi fut votée, sous prétexte de favoriser la langue arabe et nos artistes....
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