À ceux qui me reprochent de critiquer pour le plaisir de critiquer – si plaisir, il y a! – je leur conseille de revoir les archives que diffuse la Compagnie nationale. À cette époque-là, Abou Melhem, Yvette Sursock, Abou Sélim ou Férial Karim savaient faire rire sans jamais – ô grand jamais! – verser dans la vulgarité et la débilité! À cette époque-là, la couleur n’avait pas encore fait son apparition sur le petit écran, mais la couleur locale était indéniable. On ne singeait pas les déluges lacrymaux des émissions mexicaines. À cette époque-là, on ne pouvait pas tourner en extérieurs. Les caméras étaient fixées dans les studios d’alors et si on s’avisait d’aller glaner par ci par là des images champêtres ou autres, il fallait les tourner avec une caméra de cinéma. Et pourtant cela n’empêchait pas Gary Garabédian de reconstituer les ruelles du port de Saïda en contre-plaqué pour tourner l’adaptation «libanaise» de la trilogie de Pagnol. Et croyez-moi on s’y serait cru pour de vrai! À cette époque, on ne choisissait pas les présentatrices uniquement en fonction de leur minois. Elles étaient pourtant bien belles les Moune Naggear de ce temps-là, mais elles avaient un plus: la classe et l’intelligence, l’humour et la personnalité! En ce temps-là, des réalisateurs comme Élias Matta ou Issam Hamaoui signaient des œuvres prestigieuses. Aujourd’hui, nous n’avons plus que des tâcherons! Et que dire du couple Antoine Rémy, réalisateur, et Hind Abillama, actrice? L’un et l’autre, aujourd’hui disparus, ont formé une équipe que nous ne retrouverons plus jamais! J’emprunterai à une chanson de Charles Trenet la conclusion: Mais mon cœur toujours tendrement dira Qu’il fut doux, chérie, ce temps-là! Alain PLISSON P.S.: «Temps morts» (Killing Time), film de Rick King avec Beau Bridges et Kiefer Sutherland.
À ceux qui me reprochent de critiquer pour le plaisir de critiquer – si plaisir, il y a! – je leur conseille de revoir les archives que diffuse la Compagnie nationale. À cette époque-là, Abou Melhem, Yvette Sursock, Abou Sélim ou Férial Karim savaient faire rire sans jamais – ô grand jamais! – verser dans la vulgarité et la débilité! À cette époque-là, la couleur n’avait pas encore fait son apparition sur le petit écran, mais la couleur locale était indéniable. On ne singeait pas les déluges lacrymaux des émissions mexicaines. À cette époque-là, on ne pouvait pas tourner en extérieurs. Les caméras étaient fixées dans les studios d’alors et si on s’avisait d’aller glaner par ci par là des images champêtres ou autres, il fallait les tourner avec une caméra de cinéma. Et pourtant cela...
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