Vous vous souvenez peut-être de cette époque où les États-Unis et l’Union soviétique se menaçaient régulièrement du pire: c’est-à-dire d’une guerre atomique. Les temps ont changé et l’Union soviétique a cédé la place à la Russie d’antan. La guerre froide n’est plus qu’un souvenir du passé. Mais à Hollywood, de temps en temps, on fait revivre cette époque-là. Deux exemples cette semaine, «Crimson Tide» et «Ice Station Zebra». Ces deux films tiennent, bien entendu, de la fiction car la réalité elle est là avec «Beyond Rangoon» où John Boorman, avec le talent qu’on lui connaît, raconte une histoire authentique. Il vous restera pour meubler votre semaine un film musical très moyen, «Goodbye Mr. Chips», une fable romantique, «Three Wishes», et un polar, «Heaven’s Prisonner». Le prolifique auteur anglais James Hilton écrivit dans les années 30 une nouvelle sous le titre de Goodbye Mr. Chips. C’était l’histoire émouvante d’un professeur qui avait consacré sa vie à ses élèves. Et qui ne connut qu’un bonheur éphémère avec la femme qu’il aimait et qu’il épousa. Tout cela se déroulait à la veille de la guerre de 14. Dans les années soixante, le studio MGM, qui avait produit la première version avec Robert Donat (il avait remporté l’Oscar cette année-là) et Greer Garson, décida de moderniser cette histoire en la transposant dans les années 40 et en faisant un musical. Leslie Brissesse écrivit des chansons et tandis que Peter O’Toole reprenait le rôle de Mr. Chips, celui de sa femme fut dévolu à Petula Clark qui incarnait une vedette de music hall que Chips épousait. Ce fut un désastre financier. Ce n’est pas que l’entreprise dirigée par Herbert Ross manque de qualités mais l’ensemble fait terriblement démodé... Diffusion samedi à minuit sur LBCI Retour à l’époque de la guerre froide avec Crimson Tide au scénario duquel collabora Quentin Tarantino. Un groupe d’ultranationalistes russes s’empare d’une base de lancement de missiles nucléaires en Sibérie et menace les États-Unis et le Japon. Le USS Alabama, l’un des plus gros sous-marins atomiques de la flotte américaine, reçoit l’ordre de se tenir prêt à la riposte. Mais lorsque Washington ordonne de faire feu, le capitaine Ramsey (Gene Hackman) et son second, le lieutenant Hunter (Denzel Washington), s’affrontent violemment. Ramsey veut exécuter la consigne immédiatement. Hunter souhaite respecter le protocole et attendre la confirmation du Pentagone avant de déclencher l’apocalypse. Une mutinerie s’ensuit... Choc musclé de deux stratégies et confrontation de deux grands comédiens: le sanguin Gene Hackman et le subtil Denzel Washington. Ajoutez à cela une intrigue convenue certes mais qui vous tiendra quand même en haleine avec des scènes d’action spectaculaires, dont un duel sous-marin. Diffusion samedi à minuit sur Future TV Une part de romanesque, une part de fantaisie, une part d’émotion: Martha Coolidge joue sur divers registres et signe avec Three Wishes un film mélancolique qui s’adresse à un public émotif. États-Unis, 1955. Le mari de Jeanne a été porté disparu pendant la guerre de Corée. Elle élève seule ses deux fils: Tom, 11 ans, et Gunny, 5 ans. Un jour, au volant de sa voiture, elle fait un écart pour éviter un chien, mais renverse son maître, dont la jambe est brisée. L’homme, un marginal moitié beatnik, moitié vagabond, s’appelle Jack McCloud et sa chienne Betty Jane. Culpabilisée, Jeanne insiste pour les héberger tous les deux, le temps de la convalescence. Cela fait jaser dans le quartier, mais Jeanne s’en moque. Jack s’intègre vite à la vie de la famille et son influence se révèle très positive. Les enfants l’adorent et Jeanne en tombe amoureuse. Pourtant, sa jambe guérie, Jack décide de reprendre la route. Avant de partir, il demande à Jeanne, Tom et Gunny de faire chacun un vœu. Les réaliser sera son cadeau d’adieu. Passée inaperçue, cette fable romantico-fantastique mérite pourtant qu’on y attache. Tant pour sa tendresse que pour ses moments de magie résolument à contre-courant. Il serait temps d’accorder du crédit à Martha Coolidge. Diffusion dimanche à minuit sur LBCI Encore une intrigue policière avec sa dose de violence et de meurtres. Ainsi se présente Heaven’s Prisonner de Phil Jaonou. Dave Robicheaux, ancien flic alcoolique, a fait une croix sur son passé. Il vit maintenant dans le Golfe du Mexique avec Annie, son épouse, et s’occupe d’une affaire de location de bateaux. Un jour Dave voit un petit avion de tourisme s’écraser dans les marais. Seule une petite fille de quatre ans a échappé à la mort. Le couple décide de la garder. Mais plusieurs détails de l’accident intriguent Dave. Il se rend à la Nouvelle-Orléans où il découvre qu’une des victimes était un trafiquant lié à la mafia. Dave devient donc gênant pour Bubba Roque, un caïd local. Il envoie trois de ses hommes au domicile des Robicheaux. Au cours de l’assaut, ils tuent Anne, mais Dave réussit à s’échapper... Ce film se distingue des films du genre par l’utilisation du décor naturel des bayous de Louisiane et quelques scènes d’action. Seul point faible: l’interprétation décevante et peu crédible d’Alec Baldwin. Diffusion lundi à minuit sur Future TV La réalité n’est jamais allée aussi loin que dans le film de John Boorman, Beyond Rangoon, puisque le scénario d’Alex Lasker et Bill Rubinstein, inspiré de la vie de U Aung Ko, est joué par ce dernier... Il est donc à l’écran, comme dans la vie, un vieux professeur dissident reconverti en guide touristique. Nous sommes en août 1988 en Birmanie. C’est là que débarque avec sa sœur, en voyage organisé, un jeune médecin, Laura, dont le fils et le mari ont été tués par des voyous. Le pays est martyrisé par une dictature féroce. Une nuit, Laura assiste à une manifestation pacifique menée par Aung San Kuu Kyi, futur prix Nobel de la paix en 1991. Laura perd son passeport et doit donc rester à Rangoon. Prise dans la tourmente des émeutes, elle traverse le pays pour aider U Aung Ko blessé à passer la frontière thaïlandaise. On retrouve dans ce film les thèmes chers à Boorman: la quête initiatique et, au-delà de l’aventure de Laura, un regard sans complaisance sur le régime répressif birman. Une vaste fresque humaniste, remarquablement filmée. Diffusion jeudi à minuit sur Future TV Ice Station Zebra de John Sturges nous ramène au bon temps de la «guerre froide» avec cette adaptation d’un roman d’Alistair MacLean, un auteur qui connut avec ses ouvrages musclés une popularité certaine à cette époque-là. De quoi s’agit-il? Une capsule se détache d’un satellite et tombe dans les solitudes arctiques à proximité de la station britannique d’observations météorologiques de Zebra. Mais que s’est-il passé à Zebra? Des signaux de détresse ont été captés. Il y aurait eu un incendie et des victimes. La violente tempête qui fait rage sur le pôle Nord interdit toute approche aérienne. L’amiral Garvey charge James Ferraday, le commandant du sous-marin nucléaire Tigerfish, d’une mission prioritaire: aller au secours des survivants de «Zebra» en passant sous la calotte glaciaire. Ferraday voit alors arriver successivement à bord du Tigerfish David Jones, un agent secret britannique, un détachement complet de «marines», un second agent secret, cette fois-ci d’origine russe, Boris Vaslov, et, enfin, le capitaine Leslie Anders, qui prend le commandement du détachement de «marines». Ice Station Zebra appartient à la catégorie des films de politique-fiction. L’histoire semble a priori banale mais la découverte que le Tigerfish abrite, parmi ses occupants, un espion à la solde des Russes, puis la menace finale d’un conflit mondial donnent au film une seconde dimension. Malheureusement, John Sturges n’est pas Stanley Kubrick et il semble avoir été incapable de choisir entre le film d’espionnage traditionnel, le documentaire sur la vie à bord d’un sous-marin nucléaire et la parabole politique. Les morceaux de bravoure ne manquent pourtant pas et la fin est d’une inquiétante vérité... Diffusion vendredi à minuit sur LBCI VARIÉTÉS «Tout le monde en parle». Magazine présenté par Thierry Ardisson Entouré de nombreuses personnalités, stars du cinéma, de la télévision, rois du sport, hommes et femmes politiques, chanteurs... et bien sûr de Laurent Baffie et Corti, Thierry Ardisson présente son incontournable talk-show du week-end, durant lequel décontraction et impertinence sont fortement conseillées! Diffusion samedi à 23h00 sur MTV «Y’a pas photo!» par Laurent Fontaine et Pascal Bataille.«Mon enfant vit un conte de fées» Grâce à ses parents, Sylvie et Alain, Carine vit, depuis sa sortie du château de Star Academy, une aventure merveilleuse. À 12 ans, Priscilla a déjà vendu 300000 singles. Remarquée par Luc Plamondon, Shirel, la nouvelle Esmeralda de Notre-Dame de Paris, a de qui tenir puisqu’elle est la fille de Jeane Manson. Entourés de Fanny Benamou, Elsa Fayer et Céline Gerbier, leurs trois chroniqueuses, Pascal Bataille et Laurent Fontaine évoqueront ces états de grâce en compagnie des jeunes stars et leurs parents. Diffusion mardi à 22h30 sur MTV
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Vous vous souvenez peut-être de cette époque où les États-Unis et l’Union soviétique se menaçaient régulièrement du pire: c’est-à-dire d’une guerre atomique. Les temps ont changé et l’Union soviétique a cédé la place à la Russie d’antan. La guerre froide n’est plus qu’un souvenir du passé. Mais à Hollywood, de temps en temps, on fait revivre cette époque-là. Deux exemples cette semaine, «Crimson Tide» et «Ice Station Zebra». Ces deux films tiennent, bien entendu, de la fiction car la réalité elle est là avec «Beyond Rangoon» où John Boorman, avec le talent qu’on lui connaît, raconte une histoire authentique. Il vous restera pour meubler votre semaine un film musical très moyen, «Goodbye Mr. Chips», une fable romantique, «Three Wishes», et un polar, «Heaven’s Prisonner». Le prolifique...