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Actualités - Opinion

Arrêt sur image Le sang d’un poète

Visiblement, à la télé on a une conception toute particulière de ce que l’on appelle «les relations publiques». En quoi consistent ces relations? Autant que je le sache, à informer toutes les personnes intéressées – elles ont un nom, le public – de ce qu’on va lui offrir en essayant, par tous les moyens, de retenir son attention. Cela devrait normalement comprendre les lecteurs de cette page qui, s’ils s’y attardent, c’est parce qu’ils aimeraient savoir ce dont la semaine sera faite. Or l’information que nous sommes supposés véhiculer nous est fournie sous une forme tellement anémique qu’il y aurait là de quoi décourager le plus généreux des pourvoyeurs en vitamines! Pour mieux expliciter ma pensée, j’ai appris un 20 juin tout à fait par hasard – il y avait, quelle aberration, un encart publicitaire en arabe dans nos colonnes – la diffusion durant la soirée d’une émission spéciale consacrée à Nadia Tuéni. Comment et pourquoi n’avons-nous pas été informés en temps opportun? Je me serais fait non seulement un plaisir, mais surtout un devoir de prévenir nos lecteurs qu’un tel document leur serait proposé. Car ce document, réalisé avec beaucoup de soin, nous a permis de retrouver celle qui aura été la plus émouvante de nos poètes. La plus fragile. La plus universelle aussi, son œuvre étant aujourd’hui traduite en italien et en allemand. Nous avons pénétré au cœur de cette «maison du poète» que la Fondation Nadia Tuéni a léguée aux générations à venir pour non seulement y conserver le souvenir de celle qui en fut l’âme, mais aussi pour permettre à tous les artistes de s’y retrouver. Chacune des interventions qui ponctuaient ce documentaire a été une pierre de plus qui s’est ajoutée à l’édifice du souvenir en ce 20 juin. Ce qui fit dire à Taher Ben Jalloun, cet autre grand poète: «Elle est parmi nous en ce jour et nous ne la quitterons plus». Alain PLISSON P.S.: Le sang d’un poète, film de Jean Cocteau.
Visiblement, à la télé on a une conception toute particulière de ce que l’on appelle «les relations publiques». En quoi consistent ces relations? Autant que je le sache, à informer toutes les personnes intéressées – elles ont un nom, le public – de ce qu’on va lui offrir en essayant, par tous les moyens, de retenir son attention. Cela devrait normalement comprendre les lecteurs de cette page qui, s’ils s’y attardent, c’est parce qu’ils aimeraient savoir ce dont la semaine sera faite. Or l’information que nous sommes supposés véhiculer nous est fournie sous une forme tellement anémique qu’il y aurait là de quoi décourager le plus généreux des pourvoyeurs en vitamines! Pour mieux expliciter ma pensée, j’ai appris un 20 juin tout à fait par hasard – il y avait, quelle aberration, un encart...