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Actualités - Opinion

Arrêt sur image

Les trois visages d’Ève Dans un film français récent, elles sont 8 femmes. Moi je n’en retiens ici que trois. Et pour des raisons qui ne tiennent qu’à moi... et à la télévision. Une: Darina el-Jundi. Non seulement Lahmat el-Hob nous la restitue plus belle que jamais, mais surtout dans un emploi tout à fait nouveau pour elle, la tragédienne de Ghadan Yaoum Akhar fait preuve d’un bel humour qu’elle manie en comédienne chevronnée. Elle ne se contente plus de séduire: elle amuse tout aussi bien. Nous saluons sa performance dans un feuilleton qui, enfin, se démarque de tout ce qui se fait en ce moment: ni drame exacerbé ni comédie débile. Nos scénaristes devraient en prendre conscience: ce filon-là est le bon! Deux: Myrna Moukarzel fait preuve de beaucoup de maturité dans l’insipide Ghadan Yaoum Akhar. Elle vient de loin. Je sais de quoi je parle pour l’avoir suivie depuis l’époque où elle débutait dans le métier. Elle a connu beaucoup de bas mais elle a su tirer les leçons, et son jeu s’est affirmé. Elle me semble mûre désormais pour de grands rôles de composition. Et puis, toujours à propos de Darina et de Myrna, je relève cette particularité: contrairement à la majorité de leurs collègues libanaises, elles ont su rester parfaitement orientales, dans un contexte actuel où l’on ne croise plus que des Libanaises plus blondes qu’Ophélie et plus Suédoises que la Bergman... Chevelure noire, teint de jais et œil de velours... Moi j’apprécie! Trois: enfin, en exhumant ce qui furent les classiques de sa belle époque, Télé-Liban (à l’époque c’était la C.L.T.) nous a rappelé le souvenir de celle qui fut une actrice unique, donc irremplaçable. C’est de Férial Karim qu’il s’agit. Formée à l’école du «monologue» – un genre typiquement oriental –, elle était parfaitement à l’aise dans tous les registres. Sa disparition brutale a laissé un vide qu’aucune actrice n’a pu combler depuis... Alain PLISSON P.S.: Les 3 visages d’Ève (The 3 Faces of Eve), de Nunnally Johnson avec Joan Woodward.
Les trois visages d’Ève Dans un film français récent, elles sont 8 femmes. Moi je n’en retiens ici que trois. Et pour des raisons qui ne tiennent qu’à moi... et à la télévision. Une: Darina el-Jundi. Non seulement Lahmat el-Hob nous la restitue plus belle que jamais, mais surtout dans un emploi tout à fait nouveau pour elle, la tragédienne de Ghadan Yaoum Akhar fait preuve d’un bel humour qu’elle manie en comédienne chevronnée. Elle ne se contente plus de séduire: elle amuse tout aussi bien. Nous saluons sa performance dans un feuilleton qui, enfin, se démarque de tout ce qui se fait en ce moment: ni drame exacerbé ni comédie débile. Nos scénaristes devraient en prendre conscience: ce filon-là est le bon! Deux: Myrna Moukarzel fait preuve de beaucoup de maturité dans l’insipide Ghadan Yaoum Akhar. Elle...