Lorsque je me regarde dans un miroir, je ne me reconnais plus . C’est pour vous dire que quand je rencontre un visage sur lequel je suis capable de mettre un nom, cela me fait plaisir. Je demeure, jusqu’à preuve du contraire, le seul représentant d’une race dont on ne parle jamais : les mutants ! Cela dit, tout le monde change, plus ou moins. J’en connais même qui s’améliorent. Ainsi je trouve que Hyam Abou Chédid embellit d’émission en émission. Il y a des chaînes qui épanouissent, sans aucun doute possible, d’autres, pas. Ainsi, au hasard d’une rencontre, j’ai rencontré celui qui fut notre Monsieur Hit-Parade : John Saad. Il a tiré sa révérence au bout de 500 émissions. Le music show, c’est fini. Un visage de plus qui disparaît de notre panorama visuel. Il m’a confié qu’il avait des projets d’émissions. À sa place, je me reposerais : la télé ça use ! Prenez l’exemple de Fady Ibrahim : il est pratiquement devenu méconnaissable, mais lui, il ne fait pas partie de la race des mutants. Pour en revenir à Hyam Abou Chédid, elle recevait, il y a peu, Renée Dick. On voit beaucoup cette dernière à la télévision dans des émissions souvent indignes de son talent. Car Renée est une actrice. Elle a été formée à rude école, celle de Mounir Abou Debs. L’autre soir, elle eut le courage et la franchise de reconnaître à l’antenne qu’elle n’avait plus la beauté du diable de ses débuts. Il n’y a pas que la télé qui use : le théâtre aussi. Revenons plutôt à Renée Dick qui nous gratifia avec Les bonnes d’une interprétation qui est entrée dans les annales du théâtre libanais. À ce propos, elle raconta qu’un jour, ayant pris un taxi-service, elle rencontra un monsieur qui s’étonna en apprenant qu’elle voulait se faire déposer au TDB. Il engage la conversation en lui disant qu’il venait d’y voir une pièce formidable avec une actrice formidable. «C’est moi», se rengorgea Renée, très fière d’être ainsi appréciée. «Pas du tout, protesta, incrédule, le monsieur en question. Vous ne lui ressemblez pas du tout !». Renée eut beau dire et beau faire, le monsieur resta persuadé qu’il avait à faire à une mythomane... Pensez-vous qu’on n’a peut-être pas le visage que l’on croit avoir ? Alain PLISSON P.-S. : Le Visage, film d’Ingmar Bergman avec Max von Sydow, Ingrid Thulin.
Lorsque je me regarde dans un miroir, je ne me reconnais plus . C’est pour vous dire que quand je rencontre un visage sur lequel je suis capable de mettre un nom, cela me fait plaisir. Je demeure, jusqu’à preuve du contraire, le seul représentant d’une race dont on ne parle jamais : les mutants ! Cela dit, tout le monde change, plus ou moins. J’en connais même qui s’améliorent. Ainsi je trouve que Hyam Abou Chédid embellit d’émission en émission. Il y a des chaînes qui épanouissent, sans aucun doute possible, d’autres, pas. Ainsi, au hasard d’une rencontre, j’ai rencontré celui qui fut notre Monsieur Hit-Parade : John Saad. Il a tiré sa révérence au bout de 500 émissions. Le music show, c’est fini. Un visage de plus qui disparaît de notre panorama visuel. Il m’a confié qu’il avait des projets...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.