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Actualités - Reportage

Les films à la télé Quelques épopées: religieuses, fantastiques ou historiques(PHOTOS)

La priorité, en cette semaine, va aux films religieux, en raison de la semaine sainte et de la fête de Pâques. Mais en dehors des films qui traitent de la naissance du christianisme, de la persécution des premiers chrétiens, il y aura aussi des films comme «Around the World in 80 Days» sur l’impossible voyage autour de la terre en 80 jours, les sombres heures de la révolution en Russie avec «Doctor Jivago» et un divertissement «calibré» avec «The Rock». Rome, sous le règne de Néron. Pour se débarrasser des premiers chrétiens, Néron fait brûler Rome. Un excellent prétexte pour jeter des innocents dans la fosse aux lions. Ainsi se présente Sign of the Cross avec Charles Laughton, le plus étonnant Néron de l’écran, Claudette Colbert baignant dans un bain de lait d’ânesse dans le rôle de Poppée et Frederic March en centurion converti par amour. Mais c’est surtout une occasion de découvrir la «touche» de celui qui fut le symbole du gigantisme cinématographique, Cecil Blount de Mille. Et si films de Cecil B. de Mille ont charrié, imperturbablement le meilleur et le pire, ils l’ont fait comme un torrent extraordinaire et c’est pourquoi le «patriarche aux leggins» survivra dans le souvenir du cinéma américain. Il suffira pour s’en convaincre d’assister à l’incendie de Rome dans Sign of the Cross. C’est assez étonnant! Diffusion lundi à minuit sur LBCI Couronné d’Oscars à son époque, Song of Bernadette est une œuvre attachante et sensible. La reconstitution de la France de cette moitié du XIXe siècle est un véritable modèle et c’est avec raison que les décors du film ont reçu un de ces Oscars. Mais le film ne se contente pas d’être une remarquable évocation de la vie de Bernadette, et une fidèle adaptation du roman de Franz Werfel, c’est aussi un vrai film d’auteur, proche des autres films de Henry King. Comme Stanley parti à travers l’Afrique à la rencontre de Livingstone, comme Jesse James, le «brigand bien-aimé», victime de la défaite du sud et farouchement épris de liberté, ou comme Woodrow Wilson, porté à la présidence des États-Unis, Bernadette Soubirous a la force morale et le courage incoercible des grands héros de Henry King, porteurs d’une destinée exceptionnelle et souvent confrontés au scepticisme et aux cyniques. On sent, dès les premiers plans du film, la passion de Henry King pour Bernadette qui va, en pleine période d’anticléricalisme, être une élue dont la récompense ne sera pas dans ce monde terrestre, mais dans l’autre. The Song of Bernadette est un très grand film. Diffusion mardi à minuit sur LBCI Encore un personnage d’homme de foi, un prêtre qui chercha à christianiser la Chine, le tout tiré d’un roman à succès de A.J. Cronin et intitulé The Keys of the Kingdom. Le succès considérable du The Song of Bernadette de Henry King avec Jennifer Jones, d’après le livre de Franz Werfel, incita son producteur Darryl F. Zanuck à porter à l’écran les Clés du royaume de Cronin. Zanuck chercha longtemps un acteur capable de personnifier le père Francis Chrisholm jusqu’à ce qu’il vit dans Days of Glory de Jacques Tourneur, le jeune Gregory Peck qui venait juste de débuter au cinéma. Convaincu qu’il tenait avec Gregory Peck le choix idéal, Zanuck mit aussitôt en tournage le film, confiant la production à Joseph L. Mankiewicz, le futur réalisateur d’Ève et de la Barefoot Contessa, et la réalisation à John M. Stahl, le cinéaste de Back Street et du Magnificent Obsession (version 1935). En dehors de ces deux brillantes personnalités, le film bénéficia de l’élite des techniciens de la Fox, l’une des plus prestigieuses compagnies d’alors, et d’une interprétation exceptionnelle où l’on pouvait remarquer, aux côtés de Gregory Peck, Thomas Mitchell, Vincent Price, Roddy Mc Dowall, Sir Cedric Hardwicke et James Gleason, tous d’excellents acteurs. C’est dire que le film fut entrepris sous les meilleurs auspices et le résultat témoigne du soin et du souci de Zanuck. La renconstitution de la Chine est particulièrement soignée et c’est toujours avec intérêt que l’on suit cette longue histoire que joue avec beaucoup de sensibilité Gregory Peck. On admirera notamment la qualité et l’exactitude de la direction artistique et des décors, presque aussi évidentes que dans le The Song of Bernadette et dans How Green Was My Valley, deux autres productions de la Fox de la même époque. Diffusion mercredi à minuit sur LBCI 68894 acteurs et figurants, 200000 mètres de film impressionnés, plus de cinq mois de tournage, 36092 bijoux, 112 décors naturels, 140 décors de studio... c’est en termes de gigantisme que le producteur Michael Todd – qui allait mourir dans un accident d’avion deux ans plus tard – a voulu porter à l’écran le roman de Jules Verne. Les amateurs de ce dernier seront sans doute déçus par le film dans lequel on ne retrouve que rarement le charme inimitable du livre, étonnant mélange de scientisme et d’aventure. Le film se veut avant tout un grand spectacle et, dans se domaine, Michael Todd a gagné son pari. De Londres à Hong Kong, de Suez à San Francisco, le film accumule tout à la fois les péripéties et les vedettes célèbres. Chaque scène est l’occasion de reconnaître, parfois dans un tout petit rôle, un acteur fameux et, à la suite de Philéas Fogg, en train, en bateau ou à dos d’éléphant, le spectateur se trouve lancé dans le plus insensé des paris. Si le choix de Cantinflas, le comique mexicain, pour incarner Passepartout, est aussi curieux que celui de Shirley MacLaine pour personnifier la princesse Aouda, David Niven est en revanche un Philéas Fogg idéal, tel certainement que l’aurait voulu Jules Verne. Le générique final du génial Saul Bass est admirable. Ne le manquez pas... Diffusion mercredi à 01h00 sur Future TV The Robe de Henry Koster doit une grande partie de sa célébrité au fait d’avoir été le premier film tourné en cinémascope, c’est-à-dire pour écran large. Tiré du roman de Lloyd C. Douglas, le film débute par la crucifixion du Christ tandis que sa tunique est jouée aux dés par les centurions chargés de veiller à l’exécution. C’est un soldat romain, Marcellus, qui gagne la tunique et sa vie va se trouver complètement bouleversée, puisqu’il se convertira au christianisme et finira dans une arène, jeté aux lions, sur les ordres de Caligula. Si l’histoire fait souvent des aspects mélodramatiquement «religieux», la production est soignée: décors imposants, costumes et images somptueuses. Le film fut cité aux Oscars et Richard Burton – qui nous apparaît aujourd’hui un peu guindé – dérocha sa première nomination comme meilleur acteur. C’est pourtant Victor Matture dans le rôle de Demetrius, l’esclave, qui s’en tire le mieux, à tel point qu’il devait devenir la vedette du second volet Demetrius and the Gladiators. Diffusion jeudi à minuit sur LBCI Ce n’est pas de rock’n roll qu’il s’agit mais d’un rocher. The Rock. Celui d’Alcatraz, prison désaffectée désormais visitée par les touristes. C’est là qu’un commando de militaires déçus s’empare d’otages, sous le commandement d’un général allumé (Ed Harris) qui menace l’Amérique de missiles bourrés d’un gaz terrifiant (Tiens, ça existe les armes biologiques?). Un seul homme peut sauver la situation, parce qu’il s’est jadias évadé d’Alcatraz, une information top secret! Entrée en scène de Sean Connery. On sent qu’on ne va pas être déçu, et on l’est pas: au bout de dix minutes, ça chauffe. On a droit à une poursuite dans les rues de San Francisco avec une série de carambolages qui relègue la fameuse scène de Bullitt au rayon des jeux enfantins. Ensuite, il faudra attaquer le rocher, former un commando. Le vieil homme d’action au passé mystérieux fera équipe avec un jeune scientifique (Nicolas Cage): ah, le coup du tandem! Les ficelles ne manquent pas, mais quel récit en béton et quel suspense pour ces 136 minutes de spectacle complet. À voir bien sûr dans une salle équipée Dolby. On n’a pas lésiné sur les moyens et le réalisateur Michael Bay, homme de clips et de pubs, se révèle à la hauteur. Et puis, un film dont le héros cite Oscar Wilde face à un militaire borné ne peut être que foncièrement sympathique. Diffusion vendredi à 21h30 sur Future TV Persuadé que la tunique du Christ a le pouvoir de faire vivre éternellement celui qui la possède, l’empereur Caligula a décidé de retrouver ce vêtement sacré, que Marcellus Gallio et Diana ont confié à Demetrius au moment où ils partaient vers la mort. Condamné pour avoir frappé un soldat romain qui maltraitait la jeune Lucia, Demetrius est envoyé dans l’école de gladiateurs de Strabo. Sa force, sa puissance excitent la curiosité de Messaline. Apprenant qu’il est chrétien, elle veut le faire combattre dans l’arène, face au géant africain Glycon, qui est, entre-temps, devenu l’ami de Demetrius. Les deux hommes s’affrontent et tentent de s’épargner mutuellement. Demetrius, se refusant à achever un adversaire à sa merci, est alors opposé à un groupe de tigres... Le succès de La tunique – le premier film tourné en cinémascope – incita la XXth Century-Fox qui l’avait produit à lui donner une suite. Les gladiateurs commence donc très exactement là où se termine La tunique, par la marche vers le supplice de Richard Burton et de Jean Simmons. Tous les moyens possibles ont été mis en place pour contribuer au succès de ce nouveau film, et la reconstitution de l’école des gladiateurs, avec ses haines et ses amitiés, ses jalousies et ses jeux barbares et sanglants, est une réussite. L’histoire a sans doute été – comme c’est souvent le cas – un peu malmenée, mais il faut reconnaître que Susan Hayward ne manque pas d’abattage dans le rôle de Messaline. De son côté, Jay Robinson retrouve le personnage de l’empereur fou Caligula, qui tenait déjà dans La tunique. La perfection de l’interprétation est d’ailleurs l’un des principales qualités du film. Les vedettes, comme les figurants, se sont, en effet, parfaitement identifiées à leurs personnages et les cascadeurs, qui ont eu pour mission de recréer les combats sans merci des jeux du cirque, font oublier qu’il s’agit d’une œuvre tournée dans un studio de la banlieue de Los Angeles... Diffusion vendredi à minuit sur LBCI Il y eut avant le film, un roman. Le docteur Jivago fut écrit par Boris Pasternak, sous le manteau, c’est-à-dire à l’insu des autorités soviétiques de l’époque et le manuscrit quitta en cachette la Russie avant de parvenir en Europe où il fut édité. Ce fut un triomphe. Adapter l’œuvre à l’écran ne fut pas chose facile : Carlo Ponti, le producteur italien, en acheta les droits et il fallut trois ans à Robert Bolt, le dramaturge anglais, pour en tirer un scénario que David Lean devait mettre en scène. Les autorités soviétiques, bien entendu, s’opposèrent au tournage en décors naturels. Moscou fut reconstituée en Espagne et les extérieurs furent tournés en Finlande... Mais le résultat fut une véritable épopée cinématographique, couronnée par plusieurs Oscars. L’histoire se déroule sur le fond de toile de la Russie aux environs de la tourmente révolutionnaire de 1917. Elle conte les amours contrariées d’un médecin, poète, rêveur et idéaliste, marié à une belle aristocrate qui, pendant la révolution, est soupçonné de sympathie envers le régime tsariste. Obligé de fuir à la campagne, il est fait prisonnier des partisans et vivra entre-temps une brève passion avec une infirmière «engagée» Lara. Mais les événements les sépareront à jamais... Fastueuse reconstitution avec de grands moments comme celui de l’exode en train, d’impressionnants mouvements de foule, une distribution prestigieuse avec Omar Sharif, Julie Christie, Alec Guinness, Rod Steifer, Geraldine Chaplin et la superbe partition musicale de Maurice Jarre. Diffusion vendredi à 01h00 sur Future TV
La priorité, en cette semaine, va aux films religieux, en raison de la semaine sainte et de la fête de Pâques. Mais en dehors des films qui traitent de la naissance du christianisme, de la persécution des premiers chrétiens, il y aura aussi des films comme «Around the World in 80 Days» sur l’impossible voyage autour de la terre en 80 jours, les sombres heures de la révolution en Russie avec «Doctor Jivago» et un divertissement «calibré» avec «The Rock». Rome, sous le règne de Néron. Pour se débarrasser des premiers chrétiens, Néron fait brûler Rome. Un excellent prétexte pour jeter des innocents dans la fosse aux lions. Ainsi se présente Sign of the Cross avec Charles Laughton, le plus étonnant Néron de l’écran, Claudette Colbert baignant dans un bain de lait d’ânesse dans le rôle de Poppée et Frederic...