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Actualités - Opinion

Arrêt sur image Les légions de Cléopâtre

Je me suis pincé jusqu’au sang pour y croire, afin de me persuader que je ne rêvais pas. Et pas de tout possible, je ne rêvais pas. Les images qui défilaient devant mes yeux, sur mon petit écran, étaient tout simplement grandioses. Tant et si bien que mon écran me paraissait encore plus étriqué qu’il ne l’est! Mais contrairement à ce que mon œil abusépercevait, ce n’était pas là une superproduction hollywoodienne, bien que tous les ingrédients d’un péplum à la Cecil B. de Mille étaient là, réunis, d’où ma confusion. Il y avait là une pléthore de figurants transformés en statues vivantes et dorées qui évoluaient dans un décor fabuleux, tout en or également, autour d’une Cléopâtre, qui aurait pu faire pâlir de jalousie Liz Taylor en personne, dernière tenante du titre, en attendant la Belluci d’Astérix qui nous est promise pour bientôt. Et comme s’il ne lui suffisait pas d’être belle, la demoiselle Makdessi chantait aussi. Comme quoi l’adage «Sois belle et...» ne la concerne pas. Que voulez-vous que je vous dise de plus, sinon qu’il s’agit d’un clip. Certainement le plus beau qui ait été réalisé au Liban, et qui me réconcilie avec la production locale lorsqu’elle a autant d’ambition, lorsqu’elle est aussi esthétiquement réussi. Ce petit bijou a – peut-être – coûté une fortune, le contraire m’étonnerait. Mais pour une fois tout l’argent qui a pu être dépensé était évident. On n’a pas lésiné sur les moyens, et le résultat est à la hauteur de l’ambition. Depuis, je ne regarde plus que d’un œil distrait la motocyclette de l’un, les dessins animés de l’autre et les ralentis du troisième, ainsi que les déhanchements sans lesquels il n’y aurait pas de «clip». Et que l’on cesse de tourner n’importe comment à Baalbeck, Beiteddine, Byblos et sous les arcades du centre-ville. Je ne guette que le retour de Cléopâtre. Puisse-t-elle faire légion! Alain PLISSON P.-S.: Les légions de Cléopâtre, film italien de Vittorio Cottafi avec Linda Cristal et Georges Marchal.
Je me suis pincé jusqu’au sang pour y croire, afin de me persuader que je ne rêvais pas. Et pas de tout possible, je ne rêvais pas. Les images qui défilaient devant mes yeux, sur mon petit écran, étaient tout simplement grandioses. Tant et si bien que mon écran me paraissait encore plus étriqué qu’il ne l’est! Mais contrairement à ce que mon œil abusépercevait, ce n’était pas là une superproduction hollywoodienne, bien que tous les ingrédients d’un péplum à la Cecil B. de Mille étaient là, réunis, d’où ma confusion. Il y avait là une pléthore de figurants transformés en statues vivantes et dorées qui évoluaient dans un décor fabuleux, tout en or également, autour d’une Cléopâtre, qui aurait pu faire pâlir de jalousie Liz Taylor en personne, dernière tenante du titre, en attendant la Belluci...