Ne prenez pas pour argent comptant tout ce que vous voyez à la télévision : les riches hommes d’affaires égyptiens ne sont pas tous polygames, rectifie le directeur d’un journal gouvernemental. Contrairement à ce que l’on pourrait penser en regardant la série La famille de hadj Metwalli, qui raconte les tribulations d’un homme qui prend quatre épouses, les polygames constituent en Égypte une infime minorité, et certainement pas la plus éduquée, écrit Samir Ragab, le directeur du quotidien al-Goumhouriya. Selon le code égyptien de la famille, fondé sur la charia, la loi islamique, les musulmans ont le droit d’avoir jusqu’à quatre épouses. Mais M. Ragab, dans un élan moralisateur, fait intervenir les statistiques et rappelle que, selon l’Agence centrale de la population, seuls 3 242 hommes, soit 0,03 pour cent des hommes mariés, ont atteint le maximum autorisé. Et, ajoute-t-il, seuls 37 d’entre eux sont titulaires d’un doctorat. Un peu plus seulement d’un pour cent des hommes mariés ont deux femmes, insiste Samir Ragab, sans mentionner les statistiques concernant ceux qui en ont trois. «Le feuilleton “Hadj Metwalli (...)” n’est pas révélateur de la société égyptienne», ajoute-t-il. «Les polygames ne sont pas une majorité mais une minorité, ce qui contredit l’idée commune que les hommes d’affaires et les gens importants se détournent des dames d’un certain âge et se jettent sur les jeunesses sémillantes», écrit-il. Le feuilleton a connu un grand succès pendant le ramadan, mais certains critiques ont estimé qu’il donnait une image peu flatteuse de la femme. Et tandis que les Égyptiens suivaient avec passion les intrigues de la vie à cinq, un tribunal du Caire poursuivait le procès bien réel d’un riche commerçant accusé de polygamie excessive. Sayed Ragab al-Sawarki est poursuivi pour s’être marié ou avoir divorcé plus de 20 fois, dépassant au moins une fois la limite des quatre épouses.
Ne prenez pas pour argent comptant tout ce que vous voyez à la télévision : les riches hommes d’affaires égyptiens ne sont pas tous polygames, rectifie le directeur d’un journal gouvernemental. Contrairement à ce que l’on pourrait penser en regardant la série La famille de hadj Metwalli, qui raconte les tribulations d’un homme qui prend quatre épouses, les polygames constituent en Égypte une infime minorité, et certainement pas la plus éduquée, écrit Samir Ragab, le directeur du quotidien al-Goumhouriya. Selon le code égyptien de la famille, fondé sur la charia, la loi islamique, les musulmans ont le droit d’avoir jusqu’à quatre épouses. Mais M. Ragab, dans un élan moralisateur, fait intervenir les statistiques et rappelle que, selon l’Agence centrale de la population, seuls 3 242 hommes, soit 0,03 pour...
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