Il n’est pas question de faire d’Amélie Poulain la messagère d’un cinéma du bonheur retrouvé. Encore que... interviewés à la sortie d’un cinéma où ils venaient de voir (en v.o. sous-titrée !) le film de Jean-Pierre Jeunet, des spectateurs «américains» disaient leur plaisir d’avoir vu un film qui les changeait tellement de la routine hollywoodienne : violence, poursuites, explosions, etc. On les comprend. Mais enfin, Le fabuleux destin d’Amélie Poulain se présente comme une «exception» séduisante, certes, mais sans doute unique (du moins jusqu’à nouvel ordre). D’autres films sur un thème analogue et d’une tonalité semblable risqueraient fort de tomber à plat. L’état de grâce est provisoire par définition. Puisque nous avons évoqué le cinéma américain... Les titres, plus ou moins récents, sont innombrables, qui soulignent le penchant, permanent autant qu’inquiétant, de la production d’Hollywood pour une excessive violence (dernier exemple en date : Swordfish, de Dominic Sena). Même Luc Besson s’y est mis en produisant (en Europe !) le film de Chris Nahon, Kiss of the Dragon. Et puis, il y a cette série de films futuristes où la vision d’un New York dévasté prend, dans la conjoncture actuelle, un relief presque terrifiant : Final Fantasy, de Hironobu Sakaguchi, et même une séquence du film de Steven Spielberg A.I. À l’opposé extrême de ces débordements, Audrey/Amélie Poulain nous redonne goût à la vie. On la remercie et on l’aime. Note : le film de Jeunet va représenter le cinéma français aux Oscars 2002.
Il n’est pas question de faire d’Amélie Poulain la messagère d’un cinéma du bonheur retrouvé. Encore que... interviewés à la sortie d’un cinéma où ils venaient de voir (en v.o. sous-titrée !) le film de Jean-Pierre Jeunet, des spectateurs «américains» disaient leur plaisir d’avoir vu un film qui les changeait tellement de la routine hollywoodienne : violence, poursuites, explosions, etc. On les comprend. Mais enfin, Le fabuleux destin d’Amélie Poulain se présente comme une «exception» séduisante, certes, mais sans doute unique (du moins jusqu’à nouvel ordre). D’autres films sur un thème analogue et d’une tonalité semblable risqueraient fort de tomber à plat. L’état de grâce est provisoire par définition. Puisque nous avons évoqué le cinéma américain... Les titres, plus ou moins récents,...
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