Pastichant un de nos confrères (parisiens) qui parlait d’autre chose, on pourrait s’écrier : «Au secours, la politique des auteurs est de retour !». En changeant quelque peu de nature inévitablement, mais en conservant l’essentiel de ses critères. À savoir une partialité qui n’a souvent pas grand-chose à voir avec le talent réel des metteurs en scène et la qualité intrinsèque des films. La politique des auteurs était née, aux environs des années 50/60, dans le sillage de la Nouvelle Vague du cinéma français. Les jeunes cinéastes qui débutaient alors avec plus ou moins de fracas (Godard, Truffaut, Rohmer, Chabrol et les autres) s’employaient à démolir, avec une énergie inlassable, le cinéma des réalisateurs qui les avaient précédés. Un cinéma académique, dépassé et conventionnel, selon les nouveaux venus. Principales cibles, côté français : Autant-Lara, Duvivier ou encore René Clair, au rayon américain, William Wyler, Stanley Kramer et Fred Zinnemann, pour ne citer qu’eux. Par contre, la Nouvelle Vague portait aux nues l’œuvre d’Howard Hawks, Alfred Hitchcock, Ernst Lubitsch et Billy Wilder (entre autres). Attitudes qui provoquèrent maints débats et homériques affrontements dans les milieux de la critique française. Et puis, les choses se calmèrent. Depuis quelques années, la politique des auteurs a refait surface. Mais c’est moins le cinéma lui-même qui est pris en compte, que l’idéologie politique des metteurs en scène (et donc, forcément, de leurs films). Certains auteurs sont dans la «bonne ligne»et systématiquement analysés, décortiqués, applaudis et recommandés. S’il se trouve qu’un de leurs films est manifestement raté, on s’arrange toujours pour le défendre – par tous les moyens possibles, parfois alambiqués, sinon suspects. Le cas de Tim Burton est symptomatique : d’aucuns sont allés à faire du ratage de Planet Of The Apes un quasi-chef-d’œuvre. N’oublions pas le traitement «compréhensif» du plat remake, pas Gus Van Sant, du Psycho d’Hitchcock. Tout cela est dangereux. Et, finalement, indéfendable.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Pastichant un de nos confrères (parisiens) qui parlait d’autre chose, on pourrait s’écrier : «Au secours, la politique des auteurs est de retour !». En changeant quelque peu de nature inévitablement, mais en conservant l’essentiel de ses critères. À savoir une partialité qui n’a souvent pas grand-chose à voir avec le talent réel des metteurs en scène et la qualité intrinsèque des films. La politique des auteurs était née, aux environs des années 50/60, dans le sillage de la Nouvelle Vague du cinéma français. Les jeunes cinéastes qui débutaient alors avec plus ou moins de fracas (Godard, Truffaut, Rohmer, Chabrol et les autres) s’employaient à démolir, avec une énergie inlassable, le cinéma des réalisateurs qui les avaient précédés. Un cinéma académique, dépassé et conventionnel, selon les...