Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologies

dans le monde - Vus à Venise (2) : les oubliés

La sélection de Venise 2001, toutes sections confondues, suivait une tendance particulière, celle des phénomènes de société ou de l’innovation. Après les lauréats de la semaine dernière, Raya Abi Rached commente la suite. Les indépendants l Waking Life, de Richard Linklater. C’est un film au concept intéressant et inventif. Waking Life a introduit une nouvelle technique d’animation où les images dessinées sont superposées à un film réel. L’idée est bonne, mais le procédé est un peu fatigant pour les yeux et le texte philosophique du film n’aide pas. Il aurait été excellent en court-métrage. Richard Linklater a, par contre, présenté un autre film durant le festival, Tape, une comédie noire en un acte, jouée brillamment par Ethan Hawke, Uma Thurman et Sean Robert Leonard. l Me Without You, de Sandra Golbacher. Une comédie sociale qui retrace une histoire d’amitié incongrue entre deux filles : leurs problèmes, leurs soucis, leurs histoires d’amour, leurs évolutions. Les deux interprètes, Anna Friel (délicieuse actrice anglaise) et Michelle Williams (de la série télévisée Dawson’s Creek), sont brillantes, le film est vraiment bon et inventif ! l Dust, de Milcho Manchovsi. Ce film est une honte ! Presque de la fraude. Un scénario alambiqué et incrédible se mélange à des scènes de violence dégénérées qui lassent vite. Rien à dire sur ce film qui a déçu tout le monde, et nul n’a compris pourquoi il a fait l’ouverture du festival. l Quitting, de Zhang Yan. C’est un film intéressant qui présente une sorte de superposition du réel : Zhang Yan raconte la vraie histoire d’un acteur, jouée par cet acteur et ses parents en recréant exactement les faits vécus, mais en évitant le style documentaire. L’idée est bonne. Le film aussi. l Triumph of Love, de Clare Peploe. La femme de Bernardo Bertolucci se lance dans le marivaudage ! Le seul problème est que le film, intéressant par moments, et bien joué par Mira Sorvino, n’a rien de transcendant... Il est souvent insipide. Les autres l The Navigators, de Ken Loach. Réalisateur humaniste et émouvant, Ken Loach sait soulever les causes sociales et les exprimer à l’intention de ceux qui ont besoin de l’entendre. Dans The Navigators, il s’en prend à tout le corps politique britannique qui prône la privatisation, en exposant les scandales des chemins de fer. Ce n’est pas son meilleur film, mais l’intention est bonne. l Birthday Girl, de Jez Butterworth. Nicole Kidman est également fantastique dans ce film drôle qui mélange les nationalités : elle joue le rôle d’une Russe qui parle anglais avec son accent natal, Ben Chaplin est anglais, Matthieu Kassovitz et Vincent Cassel sont, eux, russes (!) mais jouent fort bien. Un film inattendu et agréable ! l The Hired Hand, de Peter Fonda. La version restaurée de ce film de 1971 a permis au public de réaliser que Fonda avait réussi un bon western ! Mieux vaut tard... l Silence, on tourne, de Youssef Chahine. Notre public verra bientôt le dernier Chahine à Beyrouth, et Venise n’a cessé d’applaudir le réalisateur égyptien lors de la projection du film, après avoir ri aux éclats tout au long. Le film est en effet une comédie sociale subtile et agréable. Avec musique et chansons de Latifa.
La sélection de Venise 2001, toutes sections confondues, suivait une tendance particulière, celle des phénomènes de société ou de l’innovation. Après les lauréats de la semaine dernière, Raya Abi Rached commente la suite. Les indépendants l Waking Life, de Richard Linklater. C’est un film au concept intéressant et inventif. Waking Life a introduit une nouvelle technique d’animation où les images dessinées sont superposées à un film réel. L’idée est bonne, mais le procédé est un peu fatigant pour les yeux et le texte philosophique du film n’aide pas. Il aurait été excellent en court-métrage. Richard Linklater a, par contre, présenté un autre film durant le festival, Tape, une comédie noire en un acte, jouée brillamment par Ethan Hawke, Uma Thurman et Sean Robert Leonard. l Me Without You, de Sandra...