C’est la sortie du film de Mary Harron qui motive ces quelques remarques. Il y a tout lieu de supposer que la carrière d’American Psycho ne va pas s’éterniser. Et pour cause: le film n’a pas grand-chose pour plaire au public, tout en étant une œuvre remarquable, mais provocante, d’une force et d’une originalité troublantes (voir notre article de la semaine du 7 septembre). American Psycho n’étant pas distribué par une «major» est parvenu jusque sur nos écrans par le canal d’un «indépendant». ce n’est pas là un exemple isolé, et ce genre de situation amène à poser quelques questions. Ainsi, le film n’a eu droit à aucun battage médiatique, que ce soit en Amérique, en France ou ailleurs (ne parlons pas du Liban!). Il est sorti dans une discrétion quasi totale. Exactement ce qui s’était passé, ou à peu près, avec un autre film de qualité: Bulworth (98) de – et avec – Warren Beatty. Lorsque la publicité n’est pas mobilisée – à la télé, en particulier – le public s’imagine que le film est sans importance et le néglige. Ou bien, plus vraisemblablement, le public n’en pense rien et va voir n’importe quel «produit» sans intérêt. Eh oui... Le cas d’Amistad (97) est différent, mais on se demande pourquoi ce beau film de Steven Spielberg a été en quelque sorte «laissé en marge», comme s’il s’agissait d’une œuvre indifférente. Autre injustice... Revenons en terminant sur American Psycho pour signaler que Christian Bale, son étonnant interprète, jouait le rôle du gosse dans Empire of The Sun de Spielberg (c’était en 87, il y a 14 ans!) et qu’il est présent dans Captain Corelli’s Mandolin, de John Madden.
C’est la sortie du film de Mary Harron qui motive ces quelques remarques. Il y a tout lieu de supposer que la carrière d’American Psycho ne va pas s’éterniser. Et pour cause: le film n’a pas grand-chose pour plaire au public, tout en étant une œuvre remarquable, mais provocante, d’une force et d’une originalité troublantes (voir notre article de la semaine du 7 septembre). American Psycho n’étant pas distribué par une «major» est parvenu jusque sur nos écrans par le canal d’un «indépendant». ce n’est pas là un exemple isolé, et ce genre de situation amène à poser quelques questions. Ainsi, le film n’a eu droit à aucun battage médiatique, que ce soit en Amérique, en France ou ailleurs (ne parlons pas du Liban!). Il est sorti dans une discrétion quasi totale. Exactement ce qui s’était passé, ou...
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