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Actualités - Chronologies

DANS LE MONDE - Vus à Cannes (2)

Après les américains la semaine dernière, Raya Abi Rached présente cette semaine les films de style européen au Festival de Cannes 2001. En compétition l L’Éloge de l’amour, de Jean-Luc Godard. Godard reste un metteur en scène au génie indiscutable. Éloge de l’amour ne fait pas exception à ses méthodes habituelles et porte son style unique. Le film a fasciné certains, d’autres l’ont détesté mais personne n’est resté indifférent quant à son contenu. Une expérience cinématograhique différente, c’est certain. l La Pianiste, de Michael Haneke. Choquants et provocateurs, tel est l’objectif des films de Haneke. Mais dans celui-ci, il émeut tout en provoquant. Les prestations furent fantastiques et les prix d’interprétation à Huppert et Magimel bien mérités, Haneke a réussi à dérider Isabelle Huppert – un exploit ! La Pianiste est un film puissant. l Roberto Succo, de Cedric Kahn. L’avantage du film de Kahn c’est qu’il a présenté un tueur en série au profil reconnaissable, sans héroïsme, ni propagande... Juste le visage cru d’un homme fou sans motifs, et cela a d’emblée donné du poids à son film. Mais, pour le reste, le style est plat et l’on a du mal à s’intéresser au héros. Même les prestations n’arrangent rien. Hors compétition l Les âmes fortes, de Raoul Ruiz. Ruiz l’a dit lui-même «Le style de Giono est ennuyeux». C’est peut-être ce qui explique que son film le soit aussi ! Les âmes fortes fut probablement le film le plus insignifiant du festival et le plus mal joué : Laetitia Casta est médiocre, Arielle Dombasle et John Malkovich frôlent le ridicule. Quel gâchis pour un réalisateur qui a fait de si bons films dans le passé. l Human Nature, de Michel Gondry. Ce film était fort attendu, puisque c’est le scénario qui fait suite à Being John Malkovich, écrit par Charlie Kaufman. L’idée est originale et les interprètes fort intéressants – surtout Rhys Ifans – mais, tout comme Being John Malkovich, le film est poussé à l’extrême et finit par être ennuyeux. Au marché du film l Crush, de John McKay. C’est une comédie dramatique assez fraîche et sans grande prétention, qui traite d’un sujet encore inexploité au cinéma : les femmes célibataires au-delà de quarante ans. Le film est assez bon, fort de ces moments d’émotion et de ses prestations. Andie McDowel est en forme, physique et professionnelle ! Un certain regard l Anniversary Party, de Alan Cumming et Jennifer Jason Leigh. Une idée originale et personnelle, développée par Cumming et Leigh autour de leurs amis, qui ont tous contribué à ce film, apportant une atmosphère conviviale et spontanée. Un film bien agréable. À la Quinzaine des réalisateurs l La plage noire, de Michel Piccoli. Long, inextricable et bizarre. C’est tout ce que l’on peut dire de ce deuxième long métrage de Piccoli qui n’a pas vraiment beaucoup de sens.
Après les américains la semaine dernière, Raya Abi Rached présente cette semaine les films de style européen au Festival de Cannes 2001. En compétition l L’Éloge de l’amour, de Jean-Luc Godard. Godard reste un metteur en scène au génie indiscutable. Éloge de l’amour ne fait pas exception à ses méthodes habituelles et porte son style unique. Le film a fasciné certains, d’autres l’ont détesté mais personne n’est resté indifférent quant à son contenu. Une expérience cinématograhique différente, c’est certain. l La Pianiste, de Michael Haneke. Choquants et provocateurs, tel est l’objectif des films de Haneke. Mais dans celui-ci, il émeut tout en provoquant. Les prestations furent fantastiques et les prix d’interprétation à Huppert et Magimel bien mérités, Haneke a réussi à dérider Isabelle...