Immense acteur, même s’il ne pouvait (ni ne voulait) accéder à une certaine catégorie de rôles. Il lui fallait des personnages hors du commun, de préférence démesurés, en accord avec sa propre carrure (physique comme morale). Des aventuriers, des tombeurs de femmes séduisantes et/ou de créatures perverses, volontiers dangereuses... au fait, combien de fois exactement s’est-il marié? Il reconnaissait sans façon avoir engendré, outre ses enfants «légitimes», un certain nombre (très incertain) de rejetons «naturels» à l’état-civil maternel indécis. «Vivre sa vie», disait-on autrefois de femmes voulant assumer un désir de liberté. La formule aurait pu s’adapter facilement au cas Anthony Quinn. Sa vie, en vérité, il l’a vécue à plein temps, avidement, sur les écrans comme au naturel. Né au Mexique (en 1915) d’un père irlandais cameraman, il se destine tout naturellement au cinéma. Sa rencontre avec Cecil B. De Mille est décisive: il va d’ailleurs épouser la fille adoptive du grand homme d’Hollywood (et pouvoir réaliser par la suite – en 59 – The Buccaneer... sous la supervision de son beau-père). Impossible de reprendre ici la liste interminable des films où joua Anthony Quinn. On en retiendra quelques titres, parmi les plus marquants: Viva Zapata!, d’Elia Kazan, avec Marlon Brando (52) – La Strada, de Federico Fellini (54) – Notre-Dame de Paris, version Jean Delannoy (57), avec Gina Lollobrigida – Lawrence of Arabia, de David Lean (62) – Lust for Life, de Vincente Minnelli (56), dans le rôle de Gaugin (oscarisé), aux côtés de Kirk Douglas en Van Gogh – The Guns of Navarone, de J. Lee Thompson (61) – Al-Rissala (Le Message), de Mustapha Akkad (74/75) – et The Greek Tycoon, de J. Lee Thompson (78), où Anthony/Onassis «côtoyait» Jacqueline Bisset-qui-vous-savez. Oublié, Zorba The Greek, le film de Michael Cacoyannis (64)? Impossible! C’est l’image d’Anthony Quinn qui restera dans la mémoire collective du grand public, libanais compris. Du Mexique à la Méditerranée, la distance s’était abolie: Zorba dansait la vie, l’amour, la mort. Tous ses rôles en un seul..
Immense acteur, même s’il ne pouvait (ni ne voulait) accéder à une certaine catégorie de rôles. Il lui fallait des personnages hors du commun, de préférence démesurés, en accord avec sa propre carrure (physique comme morale). Des aventuriers, des tombeurs de femmes séduisantes et/ou de créatures perverses, volontiers dangereuses... au fait, combien de fois exactement s’est-il marié? Il reconnaissait sans façon avoir engendré, outre ses enfants «légitimes», un certain nombre (très incertain) de rejetons «naturels» à l’état-civil maternel indécis. «Vivre sa vie», disait-on autrefois de femmes voulant assumer un désir de liberté. La formule aurait pu s’adapter facilement au cas Anthony Quinn. Sa vie, en vérité, il l’a vécue à plein temps, avidement, sur les écrans comme au naturel. Né au Mexique...
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