Au cinéma aussi, l’actualité vient parfois au secours des journalistes (en mal de copie ou non). Il y a environ un mois – exactement le 11 mai dernier – nous évoquions ici même les ravages d’une certaine critique française (surtout parisienne, comme il se doit). Une critique donneuse de leçons, dispensant sans nuances les indications de films «à voir absolument» ou «à éviter» idem. Depuis, il y a eu du nouveau. Depuis, en effet, a surgi dans le paysage contrasté du cinéma français une fort agréable personne nommée Amélie Poulain. Le film de Jean-Pierre Jeunet, Le fabuleux destin d’Amélie Poulain, est sorti, le public s’est précipité et il a fait un triomphe au film (qui, d’ailleurs, continue). Bien entendu, tout le monde est d’accord (je présume) pour admettre que la qualité intrésèque d’un film n’a rien à voir avec les chiffres du box-office. Encore que, du côté de Libération, des Inrockuptibles et, à un moindre degré, du Monde, on semble se méfier des enthousiasmes un peu trop «populaires». Toujours est-il que la critique de service aux Inrockuptibles, relayé par Libération, s’est déchaîné contre ladite Amélie Poulain... ... qui ne s’en est pas plus mal portée (au contraire!). Tout le vocabulaire de rigueur en pareil cas a été mobilisé: film réactionnaire, idéologie droitière et autres gentillesses... allant jusqu’à parler d’un clip utilisable pour une campagne électorale du sieur Le Pen (on n’invente rien!). Le ridicule le disputant à la mauvaise foi, on ne saurait s’indigner. Rendons cependant justice à Libération qui a ensuite donné la parole à des lecteurs outragés: l’un d’entre eux, se présentant comme d’«extrême-gauche», ayant pris un plaisir... extrême au film! Phénomène de société? En voilà un, à coup sûr! Au point que la politique s’en est mêlée: le président Chirac a vu Amélie Poulain à l’Élysée, M. Jospin l’a vu en salle. Espérons que tous deux ont aimé le film. Histoire de ménager la cohabitation.
Au cinéma aussi, l’actualité vient parfois au secours des journalistes (en mal de copie ou non). Il y a environ un mois – exactement le 11 mai dernier – nous évoquions ici même les ravages d’une certaine critique française (surtout parisienne, comme il se doit). Une critique donneuse de leçons, dispensant sans nuances les indications de films «à voir absolument» ou «à éviter» idem. Depuis, il y a eu du nouveau. Depuis, en effet, a surgi dans le paysage contrasté du cinéma français une fort agréable personne nommée Amélie Poulain. Le film de Jean-Pierre Jeunet, Le fabuleux destin d’Amélie Poulain, est sorti, le public s’est précipité et il a fait un triomphe au film (qui, d’ailleurs, continue). Bien entendu, tout le monde est d’accord (je présume) pour admettre que la qualité intrésèque d’un...
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