Le Festival de Cannes 2001 avait proposé une sélection très variée, ne montrant pas de tendance particulière. Raya Abi Rached commente un premier volet : les films américains à Cannes. En compétition l Moulin Rouge, de Baz Luhrmann. Ce film est une fresque, une explosion de couleurs, un véritable hommage à une époque frivole et enthousiaste. Baz Luhrmann a su ramener le mythe de la comédie musicale et faire jouer des acteurs en pleine forme: Nicole Kidman, Ewan McGregor et John Leguizamo. Un vrai plaisir, de bout en bout! l Mullholland Drive, de David Lynch. Ce metteur en scène inventif a toujours su fasciner, et son nouveau film ne fait pas exception. Il y mélange le fantastique au film noir, d’une manière qui lui est vraiment propre. Le film est intrigant, pousse à réfléchir, avec une atmosphère angoissante qui fascine et un jeu d’acteurs exceptionnnel. Il aurait bien mérité une Palme. Hors compétition l CQ, de Roman Coppola. C’est le fils du grand Francis Ford et c’est bien pour cela que Roman Coppola a fait son chemin vers la Croisette. Le film part d’une idée plutôt bonne: mai 68, début de la Nouvelle Vague, principe du film dans un film. Les interprètes sont tous de talent: Elodie Bouchez, Jeremy Davis, Gérard Depardieu, mais le film se perd dans les détails et lasse rapidement. C’est bien dommage. Un certain regard l R-Xmas, d’Abel Ferrara. Pourquoi autorise-t-on ce cinéaste à toujours jouer! Si Ferrara a réussi quelques bons films, comme The Funeral, il y a bien des années qu’il ne sait plus en faire. R-Xmas est atrocement inutile et pénible! Quinzaine des réalisateurs l Chelsea Walls, d’Ethan Hawke. Pour son premier essai à la réalisation, ce talentueux acteur a voulu rendre hommage aux cinéastes qu’il admire, comme Wim Wenders ou encore Godard (dans ses personnages), mais on ne peut dire que l’élève ait bien suivi ses maîtres. Chelsea Walls part d’une idée intéressante mais est, en fin de compte, un film trop «amateur». l Big Bad Love, d’Arliss Howard. Debra Winger fait son come-back dans ce film réalisé par son mari et qu’elle a entièrement produit. Le film décrit avec brio l’atmosphère des régions du Sud des États-Unis, il est bien joué et assez intéressant: une des bonnes surprises du festival. En marge du festival l Lord of the Rings, de Peter Jackson. Les vingt minutes projetées à la presse durant le festival ont époustouflé le public. Peter Jackson s’est donné corps et âme à ce projet qui a passionné tout le monde. Ce film risque fort d’être le grand «blockbuster» de la fin d’année. l Soul Assassin, de Laurence Malkin. Un thriller qui mélange technologie et polar. Le début du film est encourageant, les acteurs assez prenants, mais très vite l’excès se retourne de façon inverse. Un des films passés inaperçus au festival. Il y en a eu d’autres!
Le Festival de Cannes 2001 avait proposé une sélection très variée, ne montrant pas de tendance particulière. Raya Abi Rached commente un premier volet : les films américains à Cannes. En compétition l Moulin Rouge, de Baz Luhrmann. Ce film est une fresque, une explosion de couleurs, un véritable hommage à une époque frivole et enthousiaste. Baz Luhrmann a su ramener le mythe de la comédie musicale et faire jouer des acteurs en pleine forme: Nicole Kidman, Ewan McGregor et John Leguizamo. Un vrai plaisir, de bout en bout! l Mullholland Drive, de David Lynch. Ce metteur en scène inventif a toujours su fasciner, et son nouveau film ne fait pas exception. Il y mélange le fantastique au film noir, d’une manière qui lui est vraiment propre. Le film est intrigant, pousse à réfléchir, avec une atmosphère angoissante qui...
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