– Le n° de mai de la revue Cahiers du cinéma (Cannes 2001) a publié un intéressant dossier sur «l’état du cinéma vu par 50 cinéastes de la planète». Nous vous en proposons quelques extraits, particulièrement significatifs. Sujet central évident, autant qu’incontournable: la mondialisation. – Liban d’abord, comme il se doit. Ziad Doueiri, l’auteur de West Beyrouth, est on ne peut plus direct: «Le cinéma américain prime largement sur les films des autres pays. Le cinéma libanais est presque inexistant». – États-Unis. Jim Jarmusch, l’auteur de Dead Man, qui se dit «américain par hasard», résume ainsi la situation: «Aux USA, la loi du marché domine et ce sont les critères de rentabilité qui déterminent le contenu des produits». – Canada. David Cronenberg n’y va pas quatre chemins: «Il semble que “mondialisation” soit un euphémisme pour “américanisation” lorsque l’on parle de cinéma. Dans les faits, cela signifie que les films doivent être tournés en anglais et avec Bruce Willis (...). Les films américains dominent totalement. D’ici à dix ans, la situation sera identique – ou pire». – Nouvelle-Zélande. Jane Campion, qui nous avait donné The Piano (Palme d’or à Cannes), s’explique: «Quel que soit le domaine, je déteste la mondialisation. En revanche, j’adore voir des films du monde entier. Malheureusement, les films que l’on voit le plus facilement sont les films américains “types” et je ne les apprécie guère». – Suède. Ingmar Bergman, qui déclare ne plus faire de films, parle: «Le cinéma américain souligne sa domination en ne prenant même pas la peine de traduire les titres en suédois. C’est une vraie plaie! (...) C’est simplement une autre marque de la désinvolture du cinéma américain à notre égard, de son contrôle et de son entière domination sur le marché du film». On s’en tient là. C’est clair, c’est vrai, c’est regrettable.
– Le n° de mai de la revue Cahiers du cinéma (Cannes 2001) a publié un intéressant dossier sur «l’état du cinéma vu par 50 cinéastes de la planète». Nous vous en proposons quelques extraits, particulièrement significatifs. Sujet central évident, autant qu’incontournable: la mondialisation. – Liban d’abord, comme il se doit. Ziad Doueiri, l’auteur de West Beyrouth, est on ne peut plus direct: «Le cinéma américain prime largement sur les films des autres pays. Le cinéma libanais est presque inexistant». – États-Unis. Jim Jarmusch, l’auteur de Dead Man, qui se dit «américain par hasard», résume ainsi la situation: «Aux USA, la loi du marché domine et ce sont les critères de rentabilité qui déterminent le contenu des produits». – Canada. David Cronenberg n’y va pas quatre chemins: «Il semble...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.