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Actualités - Opinion

Plus jamais avec ma fille ! ...

Confessions recueillies d’une maman, Fatmeh. G retour d’une séance-shopping inspirée par les soldes: «Les courses dans notre vie mère-enfant, cela devrait être un chouette moment. Dès la grossesse, on se prend à rêver de complicités de cabines d’essayage. On imagine sa fille en twin-set, chaussée de ballerines à barrettes. Et nos garçons en pantalon velours à grosses côtes avec un chandail qui tient au chaud. Des séances sympa, imagine-t-on. Des clous oui. Cela ne se passe pas ainsi. Du tout. Chaque séance demande une telle somme de résignation et de négociation que les courses avec les enfants sont une épreuve. Autant l’admettre très tôt, ce n’est pas parce qu’ils héritent de vos gênes qu’ils ont vos goûts. Ils ont les leurs qu’ils affirment en tapant du pied ou en braillant comme des putois. Autour de moi, les mères sont unanimes. A peine sortie des grenouillères, leur fille fait une fixation sur une robe à volants (rose avec des cœurs). Ensuite, elle a sa période barbie avec un goût particulier du rose hurlant, le scintillant, l’emperlouse. Et alors là, dans la boutique, quand notre chère petite Léa implorante s’accroche à une robe de poupée de foire, surgit la question-clé qu’on se posera ensuite des milliers de fois: je laisse faire et ça lui passera, ou je laisse faire et elle y prendra goût? Encore qu’à cet âge, il est encore possible d’obtenir gain de cause en usant des arguments chocs: Léa chérie, je t’assure, barbie aussi adore les kilts»; «Pas ce tutu volant, même ton amoureux va en rire». On devrait alors savourer intensément cette ultime prérogative sur leurs goûts. Car après, c’est fini. On escorte notre ado chez un magasin «signé», avec des fantasmes de chandail sage dans un coloris flatteur, on en ressort avec un sweat en coton noir. On abdique oui. Mais par faiblesse parce qu’on se dit: «A quoi bon les pousser à acheter des vêtements qui resteront au placard?» Autant déchirer nos billets....»
Confessions recueillies d’une maman, Fatmeh. G retour d’une séance-shopping inspirée par les soldes: «Les courses dans notre vie mère-enfant, cela devrait être un chouette moment. Dès la grossesse, on se prend à rêver de complicités de cabines d’essayage. On imagine sa fille en twin-set, chaussée de ballerines à barrettes. Et nos garçons en pantalon velours à grosses côtes avec un chandail qui tient au chaud. Des séances sympa, imagine-t-on. Des clous oui. Cela ne se passe pas ainsi. Du tout. Chaque séance demande une telle somme de résignation et de négociation que les courses avec les enfants sont une épreuve. Autant l’admettre très tôt, ce n’est pas parce qu’ils héritent de vos gênes qu’ils ont vos goûts. Ils ont les leurs qu’ils affirment en tapant du pied ou en braillant comme des putois....