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Actualités - Conferences Et Seminaires

La BD racontée par Cosey et Loustal (photo)

Cosey et Loustal, deux noms importants de la bande dessinée, ont donné hier une conférence — menée par Michèle Stanjofski — sur leurs oeuvres, ébauchant quelques aspects de leurs techniques graphiques et de leurs conceptions de cet art.

Cosey et Loustal ont en commun ce besoin de sortir des stéréotypes de la BD.
Cosey ou Bernard Cosendai de son vrai nom dit à ce propos: «J’ai l’impression que la BD a longtemps souffert d’un esprit de ghetto, c’est-à-dire qu’elle tournait en cercle vicieux. Après Hergé et Franquin, il y avait des imitateurs, Puis l’explosion dans les années 60 et 70. J’ai essayé surtout d’apporter ce qui me semblait le plus personnel. Pour cela j’ai voulu sortir des stéréotypes. Dans le but de renouveler le langage de la BD, j’ai pioché dans des sources d’inspiration différentes dont le voyage, j’ai résolu d’aller à la rencontre d’univers visuels différents. Je n’ai pas voulu baser mes histoires sur la documentation. Je préfère monter le vécu du voyage: des panneaux de signalisation, des étiquettes de bière...»
Pour Loustal, c’est plutôt la peinture qui joue un rôle important. Architecte de formation, il dit ne pas être un auteur «complet» de BD dans la mesure où il fait plutôt de l’illustration. Il coopère avec des auteurs de séries noires «et donc du coup, je n’ai pas, comme Cosey, des séries avec un personnage que je suis d’un album à l’autre. Chaque album devient comme un roman». Comment se passe la coopération entre l’auteur et le dessinateur? «Ce qui m’ intéresse personnellement c’est l’atmosphère générale et l’endroit où va se passer l’histoire. En général, je propose l’idée de départ au scénariste , qui est également mon complice. On développe ensemble, je fais le découpage, lui écrit l’histoire. C’est un jeu de ping-pong qui aboutit à la fin de l’ album».
Loustal ne se consacre pas exclusivement à la BD. Son talent de graphiste, il le met au profit de l’illustration, de la pub, et de la peinture. «Je viens de sortir un nouvel album après quatre ans d’absence. Entre-temps, je faisais autre chose. Mais toujours dans le domaine de l’illustration. C’est l’envie de changer, de travailler sur des supports différents qui me pousse à papillonner».
Loustal est également connu pour choisir des textes en fonction de leur potentiel émotionnel. Il s’attelle ensuite à la mise en scène avec une vision très cinématographique.
Cosey pour sa part avoue choisir ses sujets en fonction de ce qui l’amuse. et pour ne pas dessiner toujours les mêmes personnages, il invente des astuces, introduit des subtilités pour laisser au lecteur la joie de la découverte et de faire une synthèse personnelle de l’histoire.
L’auteur de BD souligne enfin que ses personnages existent indépendamment de lui même. «Je les perçois, j’ai la chance de pouvoir dessiner et écrire leur histoire mais je ne les contrôle pas...».

M.G.
Cosey et Loustal, deux noms importants de la bande dessinée, ont donné hier une conférence — menée par Michèle Stanjofski — sur leurs oeuvres, ébauchant quelques aspects de leurs techniques graphiques et de leurs conceptions de cet art.Cosey et Loustal ont en commun ce besoin de sortir des stéréotypes de la BD. Cosey ou Bernard Cosendai de son vrai nom dit à ce propos: «J’ai l’impression que la BD a longtemps souffert d’un esprit de ghetto, c’est-à-dire qu’elle tournait en cercle vicieux. Après Hergé et Franquin, il y avait des imitateurs, Puis l’explosion dans les années 60 et 70. J’ai essayé surtout d’apporter ce qui me semblait le plus personnel. Pour cela j’ai voulu sortir des stéréotypes. Dans le but de renouveler le langage de la BD, j’ai pioché dans des sources d’inspiration...