Tailleur blanc écru, chevelure auburn en cascade sur les épaules, Joëlle Behlock a répondu aux questions des journalistes avec assurance et naturel. Une année marathonienne l’attend, elle le sait. Mais entre les séances photos, les voyages et les occasions officielles, Joëlle Behlock promet de s’atteler à trois volets qui lui tiennent à cœur. En tant qu’ambassadrice elle voudrait d’abord «effacer les idées reçues sur mon pays. Dire au monde que le Liban aime la paix et qu’il est beau».
Elle voudrait également aider les jeunes à se désintoxiquer de la drogue. Mais son véritable cheval de bataille sera l’écologie. «J’aimerais œuvrer avec vous, dit-elle en s’adressant à la presse, pour un environnement sain et pour plus d’espaces verts».
Pour ses études universitaires, elle a choisi le droit «pour militer plus tard pour les droits de la femme».
Joëlle Behlock avait été élue première dauphine de Miss Elite en 96 et avait été couronnée Miss Champville. Elle a aussi figuré dans un téléfilm produit par la LBCI et dans un vidéo-clip pour Georges Wassouf.
A l’annonce de son élection au titre de Miss Liban, Joëlle Behlock n’a pas versé une larme d’émotion. «Il est vrai que je n’ai pas pleuré, mais il faut savoir que j’ai essayé», dit-elle avec un sourire. Reprenant son sérieux, elle souligne que les encouragements du public lui ont donné beaucoup d’assurance.
Il lui reste, ajoute-t-elle, beaucoup à faire. Il faut se préparer pour le voyage. Mais avant de s’envoler vers d’autres horizons, Joëlle Behlock est conduite, sous les crépitements des flashes, vers un gâteau de «félicitations». Elle le découpe, s’offre un bon morceau et y mord à pleines dents. C’est à se demander comment elle fait pour garder la ligne...
M.G.


Désarmement du Hezbollah : négocier avec l’Iran est-il réaliste ?