L’histoire est inspirée d’une légende d’Extrême-Orient «Satori», signifie illumination en japonais. Le récit se déroule autour d’un temple dont la spiritualité effraie les habitants du village. Ils craignent d’entrer dans le temple et de passer à une vie plus spirituelle.
Ce texte de James Eleroy Flecker illustre le conte. «Nous sommes les pèlerins, maître; nous irons toujours un peu plus loin. Peut-être qu’au-delà de la dernière montagne au sommet enneigé, que derrière cette mer calme ou démontée, assis, vêtu de blanc sur un trône ou enfermé dans une cave, vit un sage qui sait pourquoi les hommes sont nés».
Pour la chorégraphe, le ballet illustre un itinéraire spirituel d’une expérience personnelle. «Il s’agit d’une étape de nos vies par laquelle nous passons tous, celle où l’on se demande pourquoi nous sommes ici, où allons - nous, dit Josyane Noujaim. «Vicky a traversé cette période et moi je l’ai suivie. Chaque danseur a aussi teinté le show de sa propre expérience.» «Ce ballet n’est nullement moralisateur», souligne Vicky Sarkis, 38 ans, qui a fait ses «pas de deux» à Londres puis aux States. Elle a appartenu à la prestigieuse troupe d’Alvin Ailey, avant de devenir chorégraphe.
Parlant des difficultés de monter un tel spectacle de danse moderne au Liban, la chorégraphe estime que le plus dur a été de trouver les danseurs. Vingt sept danseurs, entre 18 et 30 ans ont été sélectionnés suite à un casting. Certains sont des élèves de Vicky Sarkis. Tous sont des amateurs. «Personne ne peut vivre de la profession de danseur au Liban. Ils dansent pour le bonheur de le faire, c’est une passion» souligne Josyane Noujaim. «J’ai créé le ballet autour des danseurs, remarque Vicky Sarkis. A chaque personnage, un rôle, des gestes, une posture particulière».
Une histoire universelle sur des tribulations existentielles...
M.G.


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