Avant d’entamer le concert, la chanteuse du groupe a invité les spectateurs à observer une minute de silence en hommage à la princesse Diana…
Accompagnée de Dave Jones (double bass), Paul Cavaciutti (drums), Annie Whitehead (trombone) Dave Frankel (piano) elle a aligné, deux heures durant, ses propres compositions et celles des grands du jazz.
Le public composé essentiellement de jeunes branchés, swingue de la tête, claque des doigts, applaudit souvent. Il a l’air d’apprécier la voix modulée de la chanteuse, ses numéros de scat répétés.
La chanteuse rouquine semble être inspirée particulièrement par ses animaux domestiques. «Rabbits» «Cat» et «Mig», trois pièces dont le style est proche des «animal rags». Le pianiste accompagnateur se lance dans des exercices au rythme entraînant.
Une composition de Charlie Parker à laquelle le public participe volontiers en claquant des doigts. Puis une douce ballade «Angels» en hommage à Lady Di. Ensuite l’interprète reprend des titres plus hot avec toujours le scat en dialogue avec le trombone à coulisse, instrument manié de main de maître par Annie Whitehead.
Une soirée de jazz agréable qui promet pour le reste du programme.
Aujourd’hui, ce sera le tour de l’Euro Jazz Quintet, une formation amateur constituée de cadres de l’Union Européenne. Le 4 septembre, le quartette belge de Peter Hertmans. Le 5, le trio allemand de Christof Lauer. Le 6, le «Julien Lourau Groove Gang», en provenance de France. Le 7, place à l’Espagne avec Juan Camacho. Le 8, le Trio Borstlap des Pays-Bas. Le 9, un autre groupe français, le «Laurent de Wilde Trio». Le «Gas Trio» syrien clôturera le 10 septembre ce festival.
Entrée libre. Il est également possible de suivre les concerts, en direct, sur des écrans de télé posés dans l’espace café du Madina.
M.G.


Désarmement du Hezbollah : négocier avec l’Iran est-il réaliste ?