Les profondeurs, cette houille bleue, n’ont presque aucun secret pour lui. Diplômé en Interior Design et Graphic Design du BUC, Hazem fait de la plongée sous-marine depuis 20 ans, depuis l’âge de dix ans. «Les gens sont sceptiques quand je leur dis cela. Mais c’est pourtant la vérité». Toujours est-il que ce sportif, (qui ressemble comme deux gouttes d’eau à Jean Marc Barre, le héros du film «Le Grand Bleu») est professeur de plongée, affilié à la PADI (Professional association of diving instructors) qui est basée à Santa Anna, Californie. Il a même fondé son propre club de plongée au Sporting Club qu’il a baptisé, évidemment, «The Big Blue Diving club».
C’est au fil de ses expéditions sous-marines, qu’il se rend compte que notre mer est une vaste poubelle. Hazem déplore l’état des choses et refuse de rester les bras croisés. Un îlot d’espoir existe. Il s’y raccroche «la mer recèle, en dépit de tout, des richesses inouïes. Il s’agit de les préserver».
Il s’insurge contre les pêcheurs qui violent les lois: «Depuis que le ministère de l’Agriculture a interdit le dynamitage, 70% des pêcheurs ont arrêté ces pratiques. Malheureusement, un certain nombre continue à utiliser ces procédés. Ils assassinent la vie marine lançant de la dynamite en grande quantité, polluant le milieu marin».
Son projet vise donc deux objectifs: entreprendre une action collective pour nettoyer physiquement la côte et sensibiliser le grand public à l’état de la faune et de la flore marines. «Nous lançons une invitation à toutes les associations vertes, aux scouts, aux établissements scolaires, aux universités, aux organisations gouvernementales… Toute personne est la bienvenue pour ce projet qui nous concerne tous». Les sceptiques diront que Hazem Idriss rêve. Il leur rétorquera sans doute, avec le sourire, que «Sonder les profondeurs, ça donne de la hauteur». Et il aura sans doute raison...
M.G.


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