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Économie - États-Unis

L’idée d’une « Bad Bank » fait son chemin

L'administration Obama envisage de plus en plus sérieusement de créer une banque contrôlée par l'État pour sortir les actifs « toxiques » des comptes des institutions financières américaines, une perspective qui redonne le moral aux investisseurs et a dopé les valeurs financières à Wall Street.
La perspective de voir créée cette « Bad Bank » et l'anticipation d'une réponse rapide de Barack Obama pour stabiliser le secteur bancaire ont permis à l'indice sectoriel Standard & Poor's de faire un bond de 13 %.
Richard Parsons, le nouveau président du conseil d'administration de Citigroup, qui s'est entretenu avec le président des États-Unis mercredi, a déclaré lors d'une conférence à New York qu'Obama évaluait la possibilité de mettre en place une banque qui pourrait potentiellement reprendre des milliers de milliards de dollars d'actifs bancaires.
Obama réfléchit aussi aux moyens de répondre plus globalement à la crise économique, a ajouté Parsons. L'économie, a-t-il dit, est confrontée à « une spirale mortelle, et elle ne fera qu'empirer s'il n'y a pas d'intervention ».
Sheila Bair, présidente de l'agence fédérale de garantie des dépôts bancaires (FDIC), a lancé l'idée de confier la gestion d'une éventuelle « Bad Bank » à son institution, a-t-on déclaré de deux sources financières.
Bair fait valoir que la FDIC est la mieux placée pour superviser une telle entité gouvernementale, car elle a des années d'expérience dans la gestion des ratages bancaires, a ajouté une des sources.

Nettoyer les bilans, recapitaliser
Un porte-parole de la FDIC s'est refusé à commenter directement des informations, mais a déclaré que l'agence continuait à fournir au Trésor et à la Maison-Blanche sa « réflexion la meilleure sur les décisions politiques potentielles ».
Laura Tyson, conseillère économique d'Obama pendant la campagne électorale de celui-ci, a alimenté les spéculations sur la création rapide d'une « Bad Bank ». Elle a déclaré que restaurer la confiance sur les marchés financiers et revitaliser le système du crédit obligeaient les gouvernements à débarrasser les banques de leurs actifs toxiques et à les recapitaliser.
« La prochaine étape naturelle, et c'est vraiment simple, consiste à sortir les actifs toxiques (...) et à recapitaliser les banques, afin qu'elles puissent à nouveau prêter », a dit Tyson lors d'un atelier du Forum économique mondial de Davos.
Le secrétaire au Trésor Timothy Geithner a déclaré mercredi que l'administration Obama « étudiait un certain nombre d'options » pour remettre sur pied le système financier et que des décisions seraient annoncées « relativement bientôt ».
L'économiste de Goldman Sachs, Jan Hatzius, a estimé que les pertes de crédit pourraient dépasser au total 2 000 milliards de dollars et que les banques n'en avaient jusqu'ici admis que moins de la moitié.
L'administration Obama envisage de plus en plus sérieusement de créer une banque contrôlée par l'État pour sortir les actifs « toxiques » des comptes des institutions financières américaines, une perspective qui redonne le moral aux investisseurs et a dopé les valeurs financières à Wall Street.La perspective de voir créée cette « Bad Bank » et l'anticipation d'une réponse rapide de Barack Obama pour stabiliser le secteur bancaire ont permis à l'indice sectoriel Standard & Poor's de faire un bond de 13 %.Richard Parsons, le nouveau président du conseil d'administration de Citigroup, qui s'est entretenu avec le président des États-Unis mercredi, a déclaré...
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