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Monde arabe : que reste-t-il de nos espoirs ? - Récit

Israël, du « refuge » colonial à la tentation hégémonique

Pensé comme une solution inclusive pour le peuple juif après des siècles de persécution, l’État hébreu se pense progressivement comme une citadelle assiégée en droit de s’affranchir des cadres juridiques internationaux.

Israël, du « refuge » colonial à la tentation hégémonique

Un véhicule militaire israélien se dirigeant vers le Dôme du Rocher, dans l’enceinte de la mosquée al-Aqsa, troisième lieu saint de l’islam, connu des juifs sous le nom de mont du Temple, le lieu le plus sacré du judaïsme, le 7 juin 1967. Photo d’archives AFP

5 mai 1949. Face au comité de l’Assemblée générale à New York, Abba Eban est méthodique. Le délégué est venu défendre la demande d’adhésion israélienne à l’ONU après une première requête rejetée en novembre. Cette fois, l’homme aux lunettes noires compte décrocher une majorité de oui avec un argumentaire savamment ficelé. Un an plus tôt, rappelle-t-il, la déclaration d’indépendance israélienne avait puisé une part de sa légitimité historique ici même : le 29 novembre 1947, la résolution 181 établissant le partage de la Palestine recommande l’établissement de deux États, arabe et juif. Son pays, ajoute-t-il, n’a poursuivi depuis « aucune politique (...) incompatible avec la Charte ou les résolutions » de l’organisation et a récemment conclu des armistices avec la plupart de ses ennemis – Amman, Le Caire, Beyrouth et bientôt Damas. En...
5 mai 1949. Face au comité de l’Assemblée générale à New York, Abba Eban est méthodique. Le délégué est venu défendre la demande d’adhésion israélienne à l’ONU après une première requête rejetée en novembre. Cette fois, l’homme aux lunettes noires compte décrocher une majorité de oui avec un argumentaire savamment ficelé. Un an plus tôt, rappelle-t-il, la déclaration d’indépendance israélienne avait puisé une part de sa légitimité historique ici même : le 29 novembre 1947, la résolution 181 établissant le partage de la Palestine recommande l’établissement de deux États, arabe et juif. Son pays, ajoute-t-il, n’a poursuivi depuis « aucune politique (...) incompatible avec la Charte ou les résolutions » de l’organisation et a récemment conclu des armistices avec la plupart de ses ennemis...
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