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Monde arabe : que reste-t-il de nos espoirs ? - Commentaire

L’espoir en Syrie

De père syrien et de mère libanaise, Salah Hijazi, journaliste à « L’Orient-Le Jour », n’était plus retourné en Syrie depuis 2017. Il raconte ici l’enthousiasme qui le gagne depuis la chute du régime Assad et revient sur la possibilité, selon lui, d’un avenir commun, en dépit des épreuves et des défis auxquels le pays est confronté.


L’espoir en Syrie

Les célébrations à l’occasion du premier anniversaire de la chute du régime de Bachar el-Assad, à Douma, capitale de la Ghouta orientale, à l’est de Damas, le 7 décembre 2025. Photo Téa Ziadé/L’Orient-Le Jour

La Syrie a beaucoup changé depuis la fuite de Bachar el-Assad. Un regard extérieur pourrait être tenté de dire que ce qui s’est passé n’est qu’un « changement de régime », un dirigeant autoritaire qui remplace un autre, un sunnite qui prend le dessus sur un alaouite, un allié des Américains qui chasse l’ami de Poutine. Comment lui expliquer qu’après le 8 décembre 2024, quand le régime le plus sombre de la région est tombé sans crier gare, un sentiment nouveau s’est introduit dans la vie de nombreux Syriens en cassant la porte ? Et que, depuis cette libération, c’est l’espoir en série.Un espoir nourri par la chute des murs de Sednaya, par les prisonniers politiques qui retrouvent le soleil, par la torture qui se tait et le bourreau qui prend la fuite la queue entre les jambes. L’espoir est plus fort encore quand on se rappelle que les...
La Syrie a beaucoup changé depuis la fuite de Bachar el-Assad. Un regard extérieur pourrait être tenté de dire que ce qui s’est passé n’est qu’un « changement de régime », un dirigeant autoritaire qui remplace un autre, un sunnite qui prend le dessus sur un alaouite, un allié des Américains qui chasse l’ami de Poutine. Comment lui expliquer qu’après le 8 décembre 2024, quand le régime le plus sombre de la région est tombé sans crier gare, un sentiment nouveau s’est introduit dans la vie de nombreux Syriens en cassant la porte ? Et que, depuis cette libération, c’est l’espoir en série.Un espoir nourri par la chute des murs de Sednaya, par les prisonniers politiques qui retrouvent le soleil, par la torture qui se tait et le bourreau qui prend la fuite la queue entre les jambes. L’espoir est plus fort...
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