Rechercher
Rechercher

Économie - Fmi

Moyen-Orient : pas de retour rapide à la croissance d'avant-guerre, prévient Jihad Azour

L'Arabie saoudite, coeur économique de la région, compte parmi les pays durement touchés, avec un recul attendu de 3,3 % de son économie.

Moyen-Orient : pas de retour rapide à la croissance d'avant-guerre, prévient Jihad Azour

Le directeur du département Moyen-Orient et Asie centrale du Fonds monétaire international, Jihad Azour, s’exprime lors d’une conférence de presse en marge des réunions annuelles du FMI et du Groupe de la Banque mondiale, à Bangkok, le 15 octobre 2026. Photo Lillian Suwanrumpha / AFP

Le Fonds monétaire international (FMI) s'attend à ce que les économies du Moyen-Orient, plombées par la guerre, rebondissent mais pas à moyen terme, a prévenu jeudi l'un de ses responsables, en pleine poursuite des combats entre l'Arabie saoudite et les houthis du Yémen.

Le FMI anticipe pour cette année une contraction généralisée des économies du Golfe alors que la guerre entre les Etats-Uhis et l'Iran s'est désormais étendue à l'Arabie saoudite et au Yémen, et continue de perturber les exportations d'hydrocarbures. Même l'arrêt des hostilités n'entraînerait pas de retour rapide à la situation d'avant-guerre, estime l'instance. « Nous ne retrouverons pas la trajectoire d'avant-guerre à moyen terme, car ce choc aura un impact durable sur divers secteurs et affectera également un certain nombre d'infrastructures, exigeant des dépenses supplémentaires afin de renforcer la résilience », a déclaré à la presse Jihad Azour, directeur du FMI pour la région. Il s'exprimait lors d’une conférence de presse consacrée aux perspectives économiques régionales pour le Moyen-Orient et l’Asie centrale, en marge des réunions annuelles du FMI et du Groupe de la Banque mondiale, au Centre national de conventions Queen Sirikit (QSNCC), à Bangkok,

Cet avertissement intervient sur fond d'assombrissement de la conjoncture mondiale et de flambée des prix de l'énergie. En marge de son assemblée annuelle cette semaine à Bangkok, le FMI a actualisé ses projections : il prévoit désormais que la région Moyen-Orient et Asie centrale - directement exposée à la guerre en Iran - devrait voir dans l'ensemble son économie se contracter de 0,3 % en 2026.

L'Arabie saoudite, coeur économique de la région, compte parmi les pays durement touchés, avec un recul attendu de 3,3 % de son économie. Cette prévision laisse entrevoir une récession rare pour le royaume, longtemps protégé par la solidité de ses exportations d'hydrocarbures. Ailleurs dans la région, le recul du PIB attendu en 2026 est encore plus marqué: -16 % pour l'Irak, presque autant pour le Qatar, -16,7 % pour le Koweït ou encore -11,3 % pour Bahreïn, alors que l'Iran devrait subir une contraction de 7,6 %. Jihad Azour n'a pas communiqué de projections pour le Liban, tandis que la BM estime depuis août dernier que le PIB libanais devrait reculer de 6,4 % en 2026, sous les effets cumulés de la guerre régionale et du conflit entre le Hezbollah et Israël. Le rapport Moyen-Orient et Asie centrale du FMI est annoncé pour le 22 octobre.

Les rebonds attendus pour 2027 dans ces projections sont entourés de très profondes incertitudes, suspendus à l'évolution de la situation géopolitique. Or, la poursuite des attaques visant l'Arabie saoudite pourrait affecter les populations « partout dans le monde », via le maintien de prix énergétiques élevés, a prévenu mercredi la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva.

De violents affrontements entre une coalition dirigée par l'Arabie saoudite et les Houthis au Yémen se sont fortement intensifiés ces derniers jours, avec des frappes de missiles meurtrières visant des aéroports et installations énergétiques, ainsi que le siège du géant pétrolier public saoudien Aramco.

Le Fonds monétaire international (FMI) s'attend à ce que les économies du Moyen-Orient, plombées par la guerre, rebondissent mais pas à moyen terme, a prévenu jeudi l'un de ses responsables, en pleine poursuite des combats entre l'Arabie saoudite et les houthis du Yémen.Le FMI anticipe pour cette année une contraction généralisée des économies du Golfe alors que la guerre entre les Etats-Uhis et l'Iran s'est désormais étendue à l'Arabie saoudite et au Yémen, et continue de perturber les exportations d'hydrocarbures. Même l'arrêt des hostilités n'entraînerait pas de retour rapide à la situation d'avant-guerre, estime l'instance. « Nous ne retrouverons pas la trajectoire d'avant-guerre à moyen terme, car ce choc aura un impact durable sur divers secteurs et affectera...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut