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Nos lecteurs ont la parole

Octobre rose, passer à l’action


Chaque année, le mois d’octobre ramène à nouveau cette vague de rose qui envahit nos rues et nos écrans. C’est Octobre rose, le mois mondial de la sensibilisation au cancer du sein. Mais cette année, en regardant autour d’eux, les Libanais se posent une même question : à quoi servent tous ces rubans roses et ces campagnes si, au bout du compte, tant de gens ne vont même pas se faire dépister parce que les examens sont devenus difficiles à s’offrir ?

Au Liban, la réalité est lourde et les crises ne s’arrêtent jamais. Entre la guerre, l’insécurité permanente et l’effondrement économique, ce n’est plus seulement une crise parmi d’autres que l’individu affronte, mais une véritable lutte de survie : d’un côté, il faut résister aux menaces sécuritaires, et de l’autre, se battre pour s’offrir les traitements malgré des conditions de vie extrêmement dures.

Le vrai défi n’est pas seulement d’affronter la maladie, c’est de porter le poids d’un coût de la santé qui pèse lourd sur des familles déjà brisées.

Et puis, il y a une autre réalité dont on ne parle pas assez : les hommes. On oublie souvent que le cancer du sein peut aussi les toucher. Il est grand temps de se débarrasser de tous ces préjugés hérités du passé : la maladie n’a jamais été une « honte » ou un signe de faiblesse lié à un genre particulier.

Pourtant, malgré toutes ces difficultés, nous n’avons pas le droit de baisser les bras. Le changement commence par nous. Pensons et agissons : créons des institutions, des plateformes ou des applications numériques innovantes où le patient peut entrer et remplir tous ses besoins thérapeutiques et médicaux. Ces applications et plateformes pourraient unir les pharmacies, leur permettant de faire don des médicaments dont la date d’expiration est proche (un mois ou deux). Bien entendu, cette distribution se ferait de manière strictement contrôlée, exclusivement sur présentation d’une prescription médicale délivrée par un médecin traitant, afin de permettre à tant de gens de recouvrer la santé au lieu de jeter ces précieux traitements.

C’est une solution gagnant-gagnant : d’un côté, le malade accède à son traitement en toute sécurité ; de l’autre, les officines se débarrassent de ces surplus de manière saine, sécurisée et économique, tout en valorisant leur image et leur responsabilité sociale.

En faisant cela, nous pourrons transformer concrètement la vie de tant de personnes au Liban, car nous ne voulons pas seulement sensibiliser, nous voulons aussi aider. Car au fond, imaginez seulement combien de comprimés voués au gâchis auraient pu, s’ils avaient été utilisés de manière adéquate, sauver des vies.

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « Courrier » n’engagent que leurs auteurs. Dans cet espace, « L’Orient-Le Jour » offre à ses lecteurs l’opportunité d’exprimer leurs idées, leurs commentaires et leurs réflexions sur divers sujets, à condition que les propos ne soient ni diffamatoires, ni injurieux, ni racistes.

Chaque année, le mois d’octobre ramène à nouveau cette vague de rose qui envahit nos rues et nos écrans. C’est Octobre rose, le mois mondial de la sensibilisation au cancer du sein. Mais cette année, en regardant autour d’eux, les Libanais se posent une même question : à quoi servent tous ces rubans roses et ces campagnes si, au bout du compte, tant de gens ne vont même pas se faire dépister parce que les examens sont devenus difficiles à s’offrir ?Au Liban, la réalité est lourde et les crises ne s’arrêtent jamais. Entre la guerre, l’insécurité permanente et l’effondrement économique, ce n’est plus seulement une crise parmi d’autres que l’individu affronte, mais une véritable lutte de survie : d’un côté, il faut résister aux menaces sécuritaires, et de l’autre, se battre pour s’offrir les...
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