« ... La raison pure, quand on a montré qu’elle existe, n’a pas besoin de critique, c’est elle qui contient elle-même la règle pour la critique de tout son usage. La critique de la raison pratique en général est donc obligée d’enlever à la raison conditionnée empiriquement la prétention de constituer exclusivement le principe déterminant de la volonté. » Extrait de La Raison pratique de Kant, PUF, 1968.
Simon est un philosophe qui vit dans la forêt. Depuis sa crise d’adolescence jusqu’à l’âge de 92 ans, son élan principal persiste à rester fidèle à ses vécus. Il ne se soucie pas de correspondre aux attentes des uns et des autres alors que le processus de grandir commence par soi et se termine par la mort et la vie en d’autres cieux. Il transmet en toute transparence sa franchise. Lorsqu’on demande son avis, il précise : « L’essentiel ne correspond aux allusions propices. » Cependant, dit-il, « l’appréciation des espaces ouverts m’attire. La nature demeure un précieux compagnon. Je ne mâche ni les mots ni le silence. Je suis comme une brebis qui broute la réalité du contact d’un regard ». Ses potes savent que son identité n’inclut ni des supposés ni les préjugés, mais la dimension d’une spontanéité paisible. La version des autres reste intéressante à écouter et parfois à discuter. Cet agrégé en philosophie existentielle a construit dès son enfance ses points d’attraction. Son apprentissage et sa progression prévalent pour préserver des convictions cohérentes et la correction des erreurs. Il a bien saisi la banalité des faux rôles, des ambitions erronées, du supposé bien-être à visée matérielle et de l’avenir calqué sur les tutelles propices, dont l’intelligence artificielle. Après avoir exploré les espaces et les contextes avec des potes indépendants bien vivants et non prometteurs, il reste épris de découvrir l’ici et le maintenant. Ils se retrouvent un beau matin pour discuter leurs parcours et la place des préconçus en divers contextes alors que l’observation et la touche expérientielle animent vivement le quotidien. Ces vérités confirment « le principe déterminant de la volonté » à distance des politiques abusives représentatives à hauts risques et du temps perdu pour correspondre aux attentes humanoïdes alors que la régression humaine prévaut à tant de niveaux. Ces fidèles à l’exploration sensible des belles et précieuses complexités de la nature défendent jusqu’au dernier souffle l’humilité du savoir-faire et la sagesse des actes.
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