Des passants devant un panneau illustrant le détroit d'Ormuz, installé sur la façade d'un bâtiment à Téhéran, le 16 septembre 2026. Photo Majid Asgaripour/WANA via Reuters
L'info du jour
L'Iran dit attendre de nouveau, mardi, une réponse américaine « finale » aux conditions posées par Téhéran vendredi dernier pour rouvrir le détroit d'Ormuz, selon le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. Des discussions indirectes sur la guerre au Moyen-Orient se sont tenues depuis une semaine, sous la médiation du Qatar, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York, entre les émissaires américains d'un côté et la diplomatie iranienne de l'autre. La réponse américaine devrait arriver par le biais du médiateur qatari.
Comme condition préalable à la réouverture du détroit d'Ormuz, l'Iran exige un cessez-le-feu de sept jours dans tout le Moyen-Orient, y compris au Liban, où son allié, le Hezbollah, affronte les forces israéliennes. Il réclame également le dégel des avoirs détenus à l'étranger, la levée des sanctions frappant son secteur pétrolier ainsi que la fin du blocus naval américain contre ses ports.
De son côté, Donald Trump a affirmé lundi n'avoir proposé à l'Iran ni levée de sanctions ni dégel de fonds, dans une réponse à des informations publiées par le média Axios. Axios avait évoqué ces possibles concessions en échange de propositions concrètes iraniennes sur le programme nucléaire.
Pourquoi c'est important
Le président américain Donald Trump avait déjà refusé samedi une proposition iranienne de rouvrir le détroit d'Ormuz sous sept jours. Jouant le chaud et le froid, il avait ensuite déclaré dimanche s'attendre à une reprise sous peu des discussions avec l'Iran.
Après sept mois d'une guerre qui ébranle l'économie mondiale, les deux camps n'arrivent toujours pas à trouver une issue diplomatique. Le détroit d'Ozmuz, par où transitait avant-guerre un cinquième des hydrocarbures mondiaux, est au coeur du conflit que les Etats-Unis et Israël ont déclenché fin février en frappant l'Iran. Depuis, la République islamique en revendique le contrôle, et Washington impose en retour un blocus aux ports iraniens. La fermeture d'Ormuz a affecté le commerce à l'échelle internationale et fait flamber les prix des carburants.
Ce sur quoi garder un oeil
- En déplacement officiel aux Etats-Unis, le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'est entretenu lundi avec le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent à Washington, en marge des travaux de l'Assemblée générale des Nations unies. Les deux parties ont évoqué les négociations en cours avec le Fonds monétaire international et la coopération avec la Banque mondiale. « M. Salam a demandé le soutien des États-Unis pour avancer sur ces deux fronts et sécuriser le soutien nécessaire au programme de réforme et de relance économique », indique un communiqué du Grand Sérail.
- Le ministre saoudien de la Défense a invité le vice-président émirati, Mansour ben Zayed, à une rencontre ce mardi, première invitation publique à un entretien en tête-à-tête depuis l'apparition de divergences entre les deux alliés au sujet du Yémen.
- Le président de la Fédération des transports routiers, Bassam Tleiss, organise une rencontre suivie d'une conférence de presse commune avec le patron de la Confédération générale des travailleurs du Liban (CGTL), Béchara Asmar, afin d'annoncer si les syndicalistes feront grève mercredi, dans un contexte d'inflation galopante et de flambée des prix des carburants. Des enseignants contractuels de l'Université libanaise ont également manifesté aujourd'hui, pour appeler à être cadrés.
Dans le reste de l'actualité
- Les frappes et dynamitages israéliens se sont poursuivies mardi matin au Liban-Sud, tout en étant de moindre intensité que celles effectuées lundi, au lendemain du deuxième anniversaire de l'assassinat du chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah.
- Une explosion due à un « sabotage » sur un gazoduc dans l'est de la Syrie a provoqué l'interruption de l'alimentation en gaz vers des centrales électriques, a indiqué l'agence officielle Sana. Selon l'agence, « un incendie s'est déclaré lundi soir dans un gazoduc entre la région d'al-Shoula et Deir Ezzor en raison de l'explosion d'une valve de sectionnement due à un sabotage ». L'incident intervient alors que des Syriens étaient descendus dans la rue mi-septembre pour protester contre la hausse des prix des carburants, due à la guerre régionale avec l'Iran, selon les autorités.


