Le président libanais Joseph Aoun salue le patriarche Béchara Raï, à la Cathédrale Saint-Georges, au centre-ville de Beyrouth, le 27 septembre. Photo tiré du compte Facebook de Bkerké
Le patriarche maronite, le cardinal Béchara Raï, a présidé dimanche, en présence du président de la République Joseph Aoun, la consécration de l'autel des bienheureux patriarches Estéphan Douaihy et Élias Hoyek, dans lequel leurs reliques ont été déposées à la cathédrale Saint-Georges, au centre-ville de Beyrouth.
Dans son homélie dominicale, Béchara Raï a souligné que « la diplomatie libanaise fait face à l'épreuve de traduire son action extérieure en résultats tangibles : soutenir l'État, traiter l'avenir du Sud et de l'après-Finul, le monopole des armes, faire avancer les pistes de négociation et rétablir le soutien politique et économique au Liban. Il faut de la clarté dans l'objectif, de la continuité dans l'action et de la détermination en vue de parvenir au résultat ».
Dans son discours vendredi devant l'Assemblé générale de l'ONU, le Premier ministre Nawaf Salam avait rappelle-t-on défendu sa vision d’un État pleinement souverain, capable de conduire les réformes nécessaires au redressement du pays, affirmant que « personne ne parle au nom du Liban et personne ne négocie en son nom, si ce n’est l’État libanais, à travers ses institutions constitutionnelles ».
Le prélat a ensuite abordé la réunion de soutien à l'armée libanaise qui s'est tenue à Paris le 17 septembre, et au cours de laquelle le président Joseph Aoun avait appelé ses partenaires internationaux à accélérer les préparatifs d'une conférence internationale destinée à soutenir l'armée et les Forces de sécurité intérieure. « Il faut que les prises de position se traduisent en mesures concrètes, et que s'enracine le principe d'un État unique et capable, détenteur de l'autorité en matière d'armes et de décision sécuritaire », a affirmé le patriarche.
Évoquant enfin les droits des déposants, Mgr Raï a estimé que « la réforme bancaire et la restitution des droits ne sauraient rester en suspend ». « La patience ne signifie ni reporter les solutions, ni s'accommoder de l'erreur, ni gérer la crise indéfiniment », a-t-il affirmé, appelant le Liban à passer « de la gestion des crises à la consolidation de la stabilité et à la construction de l'avenir ».