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Dernières Infos - Commémoration De L'assassinat De Hassan Nasrallah

« Tu nous manques » : des partisans rassemblés près du mausolée de l'ancien chef du Hezbollah


« Tu nous manques » : des partisans rassemblés près du mausolée de l'ancien chef du Hezbollah

Parmi la foule, un homme tient un portrait de l'ancien chef du Hezbollah Hassan Nasrallah, tué dans des frappes israéliennes sur la banlieue sud de Beyrouth en septembre 2024, à l'occasion de la commémoration de son assassinat, le 27 septembre 2026, près de la route de l'aéroport dans la banlieue de Beyrouth. Photo Mohammad YASSINE/L'Orient-Le Jour

À l'occasion de la commémoration de l'assassinat de Hassan Nasrallah, ancien secrétaire général du Hezbollah, et de celui de son successeur Hachem Safieddine, des milliers de partisans se sont rassemblées dimanche au mausolée de l'ex-dirigeant, près de la route de l'aéroport, dans la banlieue de Beyrouth.

Les deux hommes ont été successivement tués dans des frappes israéliennes massives contre la banlieue sud de Beyrouth au cours de la guerre entre le Hezbollah et Israël, respectivement le 27 septembre 2024 et le 4 octobre 2024. Ces frappes sont survenues quelques jours après l’escalade du conflit lancée par Israël le 23 septembre, près d'un an après l'ouverture du « front de soutien » par le Hezbollah le 8 octobre 2023. Ce conflit a décapité le groupe et détruit une partie de son arsenal, et après un cessez-le-feu en novembre 2024, le Liban a élaboré un plan pour le désarmer. Mais le parti qui refuse de livrer ses armes a de nouveau entraîné le Liban dans la guerre en lançant début mars des attaques contre Israël en signe de soutien à l'Iran. La guerre a fait plus de 4 300 morts, selon le ministère de la Santé et l'armée israélienne occupe jusqu'à aujourd'hui plus de 600 km2 au Liban-Sud.

Parmi la foule, une banderole avec l'inscription « Tu nous manques », accompagnée du visage de l'ex-chef emblématique est déployée, selon les images de notre photo-journaliste Mohammad Yassine, présent sur place. Des participants brandissent les drapeaux jaunes du parti et le drapeau libanais, d'autres tiennent des portraits de Hassan Nasrallah et de Hachem Safieddine.

Pour l'occasion, le mufti jaafarite Ahmad Kabalan, proche du Hezbollah, a présenté comme son « testament » la formule suivante : « Le Liban nous est confié, et l’armée et la résistance en sont la garantie. » Selon lui, Hassan Nasrallah considérait que la patrie n’était « ni un morceau de terre ni le dessin d’une carte », mais reposait notamment sur la justice politique et sociale, une décision nationale et un avenir commun. Il a également affirmé que « rien n’était plus important » aux yeux de Hassan Nasrallah que de renforcer la défense nationale et d’empêcher la confessionnalisation de la sécurité, et que celui-ci mettait en garde contre « la tutelle étrangère » et « la fragmentation intérieure », ainsi que contre la transformation du Liban en « État-ferme » soumis aux marchandages politiques.

L'année dernière, la commémoration s'était tenue sur le front de mer de Beyrouth, suscitant une vive polémique. Les portraits des deux hommes avaient été projeté sur la grotte aux pigeons malgré l’interdiction émise par le gouverneur de Beyrouth, Marwan Abboud, qui avait autorisé le rassemblement mais interdit toute lumière sur ce site emblématique. Un bras de fer s'était de fait engagé entre le Hezbollah et le Premier ministre Nawaf Salam. Ce dernier avait alors demandé aux ministères concernés (Intérieur, Justice et Défense) de « prendre les mesures appropriées » et d'en « arrêter les auteurs ».

À l'occasion de la commémoration de l'assassinat de Hassan Nasrallah, ancien secrétaire général du Hezbollah, et de celui de son successeur Hachem Safieddine, des milliers de partisans se sont rassemblées dimanche au mausolée de l'ex-dirigeant, près de la route de l'aéroport, dans la banlieue de Beyrouth. Les deux hommes ont été successivement tués dans des frappes israéliennes massives contre la banlieue sud de Beyrouth au cours de la guerre entre le Hezbollah et Israël, respectivement le 27 septembre 2024 et le 4 octobre 2024. Ces frappes sont survenues quelques jours après l’escalade du conflit lancée par Israël le 23 septembre, près d'un an après l'ouverture du « front de soutien » par le Hezbollah le 8 octobre 2023. Ce conflit a décapité le groupe et détruit une partie de son...