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Politique

Soutien à l'armée libanaise : Aoun plaide pour une « stratégie de sécurité régionale »

La question des projets énergétiques au Moyen-Orient a été mise sur la table des réunions du président libanais avec Emmanuel Macron et Abdallah II.

Soutien à l'armée libanaise : Aoun plaide pour une « stratégie de sécurité régionale »

De gauche à droite : le roi Abdallah II de Jordanie, le président français, Emmanuel Macron, et le président libanais, Joseph Aoun, devant l'Hôtel des Invalides, à Paris, le 17 septembre 2026. Photo Gonzalo Fuentes / POOL / AFP

Avant même que ne commence la réunion internationale de préparation à une conférence de soutien à l'armée libanaise, en présence de représentants de 17 pays, le président libanais Joseph Aoun a plaidé jeudi pour que soit mise en place, outre les aides matérielles et logistiques à la troupe, une « stratégie de sécurité régionale commune » au Moyen-Orient. Un voeu lancé devant son homologue français, Emmanuel Macron, et le roi Abdallah II de Jordanie, aux Invalides à Paris, lors de discussions qui ont également porté sur la question de projets énergétiques conjoints.

Selon l'Elysée, la réunion de Paris a pour ambition de revoir « le plan de déploiement » de l’armée libanaise dans le Sud, où elle doit désarmer le Hezbollah, selon un « plan clair, crédible et réaliste », afin de préparer les aides que pourraient mobiliser ultérieurement la communauté internationale. La Jordanie s'est posée parmi les fers de lance de cette initiative aux côtés de la France, dans le cadre du « processus d’Aqaba », lancé en 2015 par Abdallah II et qui vise à renforcer la coopération entre les forces armées et les services de sécurité dans la région pour lutter contre les défis communs.

« Interconnexion » de la sécurité au Moyen-Orient

C'est dans la même perspective que, lors d'une réunion tripartite aux Invalides, avec Emmanuel Macron et Abdallah II, Joseph Aoun a appelé à l'élaboration d'une « stratégie de sécurité régionale commune, fondée sur des projets énergétiques conjoints ainsi que sur la coopération économique, sécuritaire et politique ». Il a encore rappelé « l'interconnexion » de la situation sécuritaire entre les différents pays du Moyen-Orient, alors que les pays du Golfe et la Jordanie ont subi des attaques régulières sur des infrastructures ces six derniers mois, dans les ripostes de l'Iran aux frappes américaines sur son territoire. Des tensions qui escaladent avec la nouvelle offensive des houthis au Yémen, qui ont pris le contrôle du détroit de Bab el-Mandeb, stratégique pour le commerce mondial. Dans ce cadre, les trois dirigeants ont évoqué l'importance d' « intensifier les efforts internationaux afin de parvenir à une désescalade globale et durable ».

La réunion a également porté, selon la présidence libanaise, sur « les mécanismes permettant de renforcer la coopération et la coordination dans les domaines d’intérêt commun », ainsi que l’accueil par la France d’une nouvelle session du processus d’Aqaba, qui a pour visée d'« examiner les moyens de soutenir l’armée libanaise afin de lui permettre d’accomplir ses missions de maintien de la sécurité et de la protection des Libanais, en coopération avec les Forces de sécurité intérieure. »

L'exploration offshore

Avant de se rendre aux Invalides, M. Aoun avait été reçu à l'Elysée pour un aparté avec le président français. Après un accueil solennel, il a remercié Emmanuel Macron pour son « souci de renforcer l’autorité et la souveraineté de l’État et de soutenir ses institutions officielles, sécuritaires et militaires, notamment l’armée et les Forces de sécurité intérieure. »

Les deux présidents ont évoqué la situation au Liban, où les attaques israéliennes se poursuivent sur les villages du Sud, dont des dizaines sont occupés et rasés par les troupes israéliennes, et les « efforts déployés pour mettre fin à ces attaques, à la lumière des négociations libano-américano-israéliennes et de l’accord-cadre » signé le 26 juin à Washington par Beyrouth et Tel-Aviv. Concernant la crainte d'un « vide » sécuritaire dans le Sud après le départ de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), dont le mandat expire à la fin de l'année, Joseph Aoun a remercié le président français pour l’initiative franco-égyptienne qui vise à envoyer au Liban « une mission civile et militaire » pour succéder aux Casques bleus. MM. Aoun et Macron ont en outre évoqué les « progrès réalisés dans l’élaboration de propositions au Conseil de sécurité concernant l’avenir de la présence internationale dans le Sud »

La question de la coopération économique et énergétique entre le Liban et la France a également été évoquée, notamment « la reprise de l’exploration pétrolière et gazière dans les blocs offshore libanais », selon la présidence.

Avant même que ne commence la réunion internationale de préparation à une conférence de soutien à l'armée libanaise, en présence de représentants de 17 pays, le président libanais Joseph Aoun a plaidé jeudi pour que soit mise en place, outre les aides matérielles et logistiques à la troupe, une « stratégie de sécurité régionale commune » au Moyen-Orient. Un voeu lancé devant son homologue français, Emmanuel Macron, et le roi Abdallah II de Jordanie, aux Invalides à Paris, lors de discussions qui ont également porté sur la question de projets énergétiques conjoints. Selon l'Elysée, la réunion de Paris a pour ambition de revoir « le plan de déploiement » de l’armée libanaise dans le Sud, où elle doit désarmer le Hezbollah, selon un « plan clair, crédible et réaliste », afin de préparer les...
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