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Dernières Infos - Conflit

Des frappes touchent deux villes soudanaises, malgré des appels à la trêve


Un policier soudanais monte la garde devant le palais de justice d'Um Rawaba après qu'une frappe de drone, attribuée aux Forces de soutien rapide (RSF), une milice paramilitaire, a touché ce bâtiment, siège important de la justice, au début du mois, dans le Kordofan du Nord, au Soudan, le 16 septembre 2026. Photo REUTERS/El Tayeb Siddig

Deux villes soudanaises ont été visées par des frappes dimanche, ont rapporté des témoins à l'AFP, en dépit de pressions croissantes en faveur d'un cessez-le-feu entre l'armée et les paramilitaires, en guerre depuis avril 2023. La veille, le chef de l'armée, Abdel Fattah al-Burhane, avait juré de poursuivre les combats l'opposant à son ancien bras droit, Mohamed Hamdan Daglo, qui ont fait en plus de trois ans des dizaines de milliers de morts et déplacé des millions de personnes.

Selon des témoins, deux explosions ont touché Nyala, capitale du Darfour du Sud, et principal bastion des paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) dans l'ouest du pays. L'un a entendu dans la matinée « un avion dans le ciel, et deux explosions ont eu lieu peu après ». Un autre a vu de la fumée s'élever au-dessus de la ville et les FSR barrer les routes et encercler la zone. Des habitants ont également signalé une frappe de drone sur un important dépôt de carburant près de la ville de Wad Madani.

C'est la première attaque sur la capitale de l'Etat d'Al-Jazira (centre) depuis que les militaires l'ont reprise aux FSR l'année dernière. « Un feu s'est déclenché dans le dépôt, je pouvais voir les flammes à trois kilomètres », a raconté un témoin. Un second a dit avoir vu « un drone frapper les réservoirs » du dépôt, qui approvisionne plusieurs Etats du centre du Soudan.

Ces frappes interviennent après le refus des Etats-Unis d'octroyer un visa au dirigeant de facto du Soudan, M. Burhane, pour participer à l'Assemblée générale de l'ONU, à New York. Lors d'un événement à Khartoum samedi, il a évoqué cette décision américaine sur un ton de défi. « Notre but est d'éliminer cette milice, peu importe le temps que ça prendra », a-t-il déclaré en faisant référence aux FSR, ajoutant refuser de céder au « chantage ». « Nous ne voulons pas de visa, d'aucun pays que ce soit. Nous resterons ici et nous mourrons avec vous dans ce pays ».

Une source diplomatique a affirmé à l'AFP que Washington avait « conditionné l'octroi du visa à l'acceptation par M. Burhane d'une trêve de trois mois » avec les FSR. Une proposition rejetée par Khartoum, qui estime qu'elle profiterait aux paramilitaires.

Deux villes soudanaises ont été visées par des frappes dimanche, ont rapporté des témoins à l'AFP, en dépit de pressions croissantes en faveur d'un cessez-le-feu entre l'armée et les paramilitaires, en guerre depuis avril 2023. La veille, le chef de l'armée, Abdel Fattah al-Burhane, avait juré de poursuivre les combats l'opposant à son ancien bras droit, Mohamed Hamdan Daglo, qui ont fait en plus de trois ans des dizaines de milliers de morts et déplacé des millions de personnes.Selon des témoins, deux explosions ont touché Nyala, capitale du Darfour du Sud, et principal bastion des paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) dans l'ouest du pays. L'un a entendu dans la matinée « un avion dans le ciel, et deux explosions ont eu lieu peu après ». Un autre a vu de la fumée s'élever...