I l se noie plus de gens dans les verres que dans les rivières. Il suffit pour s’en convaincre d’écouter pontifier les députés du Parti barbu désormais rasé gratis, qui s’échinent à nous bourrer le mou sur l’impérieuse nécessité de continuer après plus de 40 ans à offrir le gîte, le couvert et la révérence à des dizaines de milliers de miliciens, au prétexte qu’ils sont indispensables à notre bonheur. Ils passent ainsi leur temps à se convaincre que cette stratégie est la bonne. Admirable technique d’autosuggestion consciente !
On en reste Coué…
Donner un coup de balai au Hezbollah… Une pensée plus drôle qu’elle n’en a l’air, mais plus inquiétante qu’on pourrait le croire. Imaginez qu’on n’ait pas eu ces grouillots armés jusqu’aux gencives, il y a une quarantaine d’années. Bigre !
Les Hébreux se seraient vautrés chez nous pendant près de 20 ans, instaurant une véritable zone de sécurité, armant leurs sponsors locaux et faisant pour l’occasion des cartons dans les chiites et les chrétiens. Sans ces Pasdaran libanais, les camps palestiniens seraient aujourd’hui des zones de non-droit, offrant refuge à une truellée de poilus schizophrènes formés dans les stalags du Hamas où l’on n’apprend pas que la broderie.
Et en 2023, 2024 et 2026, hein ? S’il n’y avait pas eu le Hezbollah pour nous défendre, les Shlomos nous auraient envahis, rasant l’un après l’autre les villages du Sud, les transformant en ragoût lunaire après les avoir vidés de leur population, avant de terminer leur randonnée à la lisière de la banlieue sud de Beyrouth. Là, tels qu’on les connaît, ils auraient inondé la zone de drones arroseurs de bastos meurtriers et imposé un quasi-blocus au seul aéroport fonctionnel du pays. On n’ose imaginer la honte…
Et les fermes de Chebaa ? Sans les spadassins velus, il y a longtemps que ces hameaux ne seraient plus en territoire libanais. Pour les protéger, les Israéliens auraient été forcés de violer tous les jours notre espace aérien, assommant les villageois locaux à coups de vitamine F-35. Élucubrations ? Les paris sont ouverts.
Enfin, sans les Iranollah parmi nous, notre armée serait là à jouer à saute-mouton aller et retour entre les villages du Sud, au lieu d’être comme aujourd’hui vaillamment postée au contact de l’envahisseur à la frontière. Quant à Istiz Nabeuh dont la devise est « J’y suis, girouette », il aurait été le seul à jouer les utilités en ressortant chaque année du congélo l’affaire Moussa Sadr. Faut dire que, Hezbollah ou pas, le concept de ce dossier ne change pas : on prend l’imam et on recommence.
Dommage que l’accord-cadre de Washington ait prévu le désarmement des derniers barbus… Mais heureusement que cette promesse finira aussi par rétrécir au lavage.
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