Le président français Emmanuel Macron et le prince héritier saoudien Mohammad ben Salmane assistent à une cérémonie de signature d'accords commerciaux après leur rencontre au palais de l'Élysée à Paris le 24 août 2026. Photo LOU BENOIST / POOL / AFP
La France et l’Arabie saoudite ont réaffirmé lundi leur volonté de voir aboutir une « solution définitive » au Liban, appelant, dans un communiqué conjoint publié à l’issue de la rencontre à l’Élysée entre Emmanuel Macron et le prince héritier Mohammad ben Salmane, à « parachever le désarmement de tous les groupes armés » et au « retrait complet d’Israël de l’ensemble du territoire libanais ». Paris et Riyad ont également insisté sur la mise en œuvre intégrale de la résolution 1701 et sur le renforcement de l’État et de l’armée libanaise.
Selon un communiqué conjoint franco-saoudien, relayé par l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), « il a été convenu d’intensifier les efforts afin de parvenir à une solution définitive au conflit au Liban, ce qui nécessite de renforcer l’État libanais et ses institutions, de préserver aussi la souveraineté du Liban et l’intégrité de son territoire ». Le communiqué a souligné l’importance de « la mise en œuvre intégrale de la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies » ainsi que « la nécessité de parachever le désarmement de tous les groupes armés et d’obtenir le retrait complet d’Israël de l’ensemble du territoire libanais ».
Adoptée le 11 août 2006 pour mettre fin à une guerre de 34 jours entre Israël et le Hezbollah au Liban, la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l'ONU, exige l’arrêt complet des combats entre le Hezbollah et Israël, le retrait des forces israéliennes du Liban-Sud et le déploiement simultané de l'armée libanaise et de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) dans le sud du pays. Elle réclame aussi l’absence de toute force armée, autre que celle de l'État libanais et de la Finul, dans la zone située entre la ligne bleue (frontière de facto) et le fleuve Litani.
Les deux dirigeants ont de plus réaffirmé « l’engagement à soutenir les forces armées libanaises et les forces de sécurité afin de leur permettre d’assumer pleinement leurs responsabilités nationales ». Le communiqué a salué, dans cette veine, « les mesures prises par le président de la République, Joseph Aoun, et le gouvernement dirigé par le Premier ministre Nawaf Salam pour reconstruire les institutions de l’État et étendre l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire ».
Le Liban a été entraîné début mars dans le conflit opposant l’Iran à Israël et aux États-Unis, après que le Hezbollah a ciblé Israël en soutien à Téhéran. Israël a riposté par d’intenses bombardements sur le Liban et y a déployé des troupes, faisant plus de 4 300 morts, selon les autorités libanaises. Fin juin, quelques jours après l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu, le Liban et Israël ont conclu, sous parrainage américain, un accord-cadre prévoyant le désarmement du Hezbollah, le retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le déploiement de l’armée libanaise dans la région. Le Hezbollah s’oppose à ces négociations entre Israël et le Liban, dont un huitième cycle doit se tenir à Rome début septembre. Depuis juin, Israël a néanmoins poursuivi ses frappes sur le Liban, affirmant notamment répondre à des « violations » de l’accord-cadre par le groupe chiite.

