Rechercher
Rechercher

Politique - Focus

Outrage à la personne du président : une (discrète) interpellation à l’AIB relance le débat sur la liberté d’expression

Si le camp du Hezbollah dénonce un acte « méprisable » et craint le début d’une vague, le reste de l’échiquier politique relativise.

Outrage à la personne du président : une (discrète) interpellation à l’AIB relance le débat sur la liberté d’expression

Le hall de l'Aéroport international de Beyrouth (AIB). Photo d'illustration Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour

Un Libano-Américain a été brièvement arrêté à l’aéroport de Beyrouth le mois dernier pour avoir publié un photomontage offensant à l’égard du président Joseph Aoun et du Premier ministre Nawaf Salam. Il a été libéré cinq jours plus tard après la suppression du contenu. L’incident a relancé le débat sur la liberté d’expression, mais aussi sur la nature de la procédure suivie. D’autant plus que des informations évoquent une multiplication de ce type d’incidents. L’intéressé a été arrêté à son arrivée à l’AIB il y a trois semaines pour injure à la présidence après avoir partagé sur les réseaux sociaux des publications « offensantes » à l’égard de Joseph Aoun, a confirmé une source proche de Baabda. Selon nos informations, l’arrestation a été effectuée sur instruction de la justice militaire. La publication en question était une photo...
Un Libano-Américain a été brièvement arrêté à l’aéroport de Beyrouth le mois dernier pour avoir publié un photomontage offensant à l’égard du président Joseph Aoun et du Premier ministre Nawaf Salam. Il a été libéré cinq jours plus tard après la suppression du contenu. L’incident a relancé le débat sur la liberté d’expression, mais aussi sur la nature de la procédure suivie. D’autant plus que des informations évoquent une multiplication de ce type d’incidents. L’intéressé a été arrêté à son arrivée à l’AIB il y a trois semaines pour injure à la présidence après avoir partagé sur les réseaux sociaux des publications « offensantes » à l’égard de Joseph Aoun, a confirmé une source proche de Baabda. Selon nos informations, l’arrestation a été effectuée sur instruction de la...
commentaires (14)

S'il n'est pas dégoûté par la bureacratie, il vaut mieux pour un expatrié n'entrer au Liban qu'avec les papiers de son pays d'expatriation.

Fredo

12 h 47, le 25 août 2026

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (14)

  • S'il n'est pas dégoûté par la bureacratie, il vaut mieux pour un expatrié n'entrer au Liban qu'avec les papiers de son pays d'expatriation.

    Fredo

    12 h 47, le 25 août 2026

  • Pourquoi avoir censuré mon commentaire relatant "la surveillance et suivi de Feu M gebrane tueini par les gens du hezbollah à l'époque où cette organisation mercenaire contrôlait l'aéroport?? Aujourd'hui ils se plaignent qu'un piège aurait été tendu à un citoyen. Ils ont oublié M TUEINI journaliste renommé et aimé qui fut assassinié.Y a pas à comparer entre 5 jours de détention et assassinat d'un journaliste. Merci de ne pas censurer. Ce message censuré et celui agréé et posté par vous (merci) se complètent et ne peuvent pas être divisés. Merci de ne pas censurer laliberté d'expression.

    LE FRANCOPHONE

    12 h 28, le 24 août 2026

  • Les vendus montent au créneau pour défendre la liberté d’expression? En voilà une nouvelle qui nous fait rire. C’est vrai que ces vendus, lorsqu’ils ne pouvaient pas se permettre d’arrêter leurs critiques se contentaient de les assassiner sans autre forme de procès. Cependant ils sont toujours là pour défendre les abus de pouvoir dont ils ont l’exclusivité et ne comptent pas y renoncer de si tôt. Ils ne veulent pas déposer leurs armes pour conserver cette exclusivité qui a toujours fait leur force. LA TERREUR. La diffamation est leur domaine réservé. Kassem aurait dû être arrêté depuis longtem

    Sissi zayyat

    10 h 15, le 24 août 2026

  • on s en fout de ca...il y a d autres priorités pours nous,ce president,Non? ou est NOTRE ARGENT???

    Marie Claude

    08 h 44, le 24 août 2026

  • La grande blague c'est que ce soit justement Jamil Sayyed qui s'indigne. Pas besoin de rappeler son passe. Tout le monde le connait.

    Michel Trad

    07 h 04, le 24 août 2026

  • Suite...Ceci dit, ces pratiques doivent s'arrêter DEFINITIVEMENT, faut arrêter de piéger les visiteurs. Faut arrêter d'interpeller des gens qui ont critiqué ou dessinné des politiciens. Ok on nous saoule avec le blasphème religieux: SOIT on respecte l'interdiction de blasphémer. Mais Kassem, Aoun, Salam ce sont des politiciens ( et Kassem c'est un gars qui parle militaire et parle de guerre ) Un religieux parle d'amour et de fraternité me semble t il... Bref, BERRI AOUN SALAM et toute l'équipe ne sont pas des DIEUX.Ils sont critiquables et caricaturables sans aucune limite. STOP à l'idolâtrie

    LE FRANCOPHONE

    01 h 29, le 24 août 2026

  • Ce n'est pas dans mes habitudes, mais, pour une fois, je vais prendre la défense du Hezbollah. Il me semble que – et c'est le cas général en démocratie – toute personne publique est caricaturable. . La seule règle étant le bon goût (ce qui n'est, malheureusement pas toujours le cas, notamment chez Charlie Hebdo). Jacques Chirac faisait ses délices des Guignols de l'Info. Ceci dit, on aurait aimé que le Parti fasse preuve de la tolérance dont il se réclame lorsque les caricatures visaient feu son chef Nasrallah (de bien sinistre mémoire).

    Yves Prevost

    08 h 01, le 23 août 2026

  • "...le président n'était pas au courant" . Quant à Ali Berro, il s'est avéré (de source sûre) qu'il a ete maltraité physiquement durant son arrestation.

    Hitti arlette

    21 h 38, le 22 août 2026

  • Pays de bananes

    P H

    21 h 03, le 22 août 2026

  • C’est debile combien des outrages ils font sur Macron

    Eleni Caridopoulou

    17 h 55, le 22 août 2026

  • Le camp du Hezbollah peut s’offusquer autant qu’il veut. Petit rappel: du temps où le Hezbollah faisait la pluie et le beau temps, ses opposants étaient assassinés, par qui? Par des agents israéliens bien entendu pour semer la zizanie. Le Hezbollah pense sans doute que tous les libanais sont à l’image de ses sympathisants

    Ras le bol

    15 h 02, le 22 août 2026

  • Si le parquet devait désormais procéder à l’arrestation de tous ceux qui s’en prennent au président et au Premier ministre sur les réseaux sociaux, il faudrait probablement construire de nouvelles prisons : plus de la moitié des Libanais risqueraient de se retrouver derrière les barreaux.

    Hitti arlette

    14 h 49, le 22 août 2026

  • Le problème avec tout ça, c’est que si quelqu’un crie "Vive le Président!”, on ne saura jamais s’il le pense vraiment ou si c’est juste parce que c’est obligatoire…

    Gros Gnon

    14 h 12, le 22 août 2026

  • Et c'est un libanais et aussi un americain !!!

    Moi

    14 h 11, le 22 août 2026

Retour en haut