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Moyen-Orient - Le Levant Ou Le Mythe Du Paradis Perdu

Heurs et malheurs du cosmopolitisme levantin 2/3

La mosaïque levantine est faite de mille couleurs. De Smyrne à Alexandrie, Grecs, Turcs, juifs, Arabes, Arméniens et Européens vivent côte à côte. Mais la coexistence a aussi ses règles.

Heurs et malheurs du cosmopolitisme levantin 2/3

Chaque année à compter de 1893, « Les régates de Smyrne » rassemblent quelque 10 000 spectateurs, Turcs, juifs, Arméniens, Grecs et Européens, venus observer les courses. Archives Levantine Heritage Foundation

« Smyrne la tolérante », dit-on. Sur le bord de la mer Égée, à mi-chemin entre Athènes et Istanbul, le port est devenu une petite légende. Nous sommes à l’orée du XXe siècle. Grecs, juifs, Arméniens, Turcs, Européens et Américains y cohabitent depuis des décennies dans ce qui ressemble à un joyeux désordre. Dans l’équipe de football de la ville, les communautés se mélangent. Les langues aussi. On passe d’un univers à l’autre, sans formalité. En plus d’une presse polyglotte (onze journaux en grec, sept en turc, cinq en français, cinq en arménien, cinq en hébreu), les habitants reçoivent les grands quotidiens expédiés chaque jour depuis les capitales européennes. En journée, l’activité est à son comble. Coton, pêche, fruits secs, tabac… La vie tourne autour du commerce de produits en tout genre. La nuit tombée, les ruelles de la vieille...
« Smyrne la tolérante », dit-on. Sur le bord de la mer Égée, à mi-chemin entre Athènes et Istanbul, le port est devenu une petite légende. Nous sommes à l’orée du XXe siècle. Grecs, juifs, Arméniens, Turcs, Européens et Américains y cohabitent depuis des décennies dans ce qui ressemble à un joyeux désordre. Dans l’équipe de football de la ville, les communautés se mélangent. Les langues aussi. On passe d’un univers à l’autre, sans formalité. En plus d’une presse polyglotte (onze journaux en grec, sept en turc, cinq en français, cinq en arménien, cinq en hébreu), les habitants reçoivent les grands quotidiens expédiés chaque jour depuis les capitales européennes. En journée, l’activité est à son comble. Coton, pêche, fruits secs, tabac… La vie tourne autour du commerce de produits en tout...
commentaires (4)

Il n'est pas nécessaire de s'aimer pour vivre ensemble. Il faut accepter de vivre libres et égaux sous les mêmes lois. Plus facile à dire qu'à faire, j'en conviens... Cela dit, les deux premiers articles ne disent pas grand chose sur les conséquences du délitement de l'Empire sur les populations arabes, alors qu'ils sont très diserts à propos des populations européennes, arménienne, grecque, juive, etc. Et pourtant, c'est de ce délitement que naît le proto-nationalisme arabe et qu'émerge une nouvelle élite urbaine arabe, notamment au Levant. Etrange paradoxe...

otayek rene

18 h 56, le 27 août 2026

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Commentaires (4)

  • Il n'est pas nécessaire de s'aimer pour vivre ensemble. Il faut accepter de vivre libres et égaux sous les mêmes lois. Plus facile à dire qu'à faire, j'en conviens... Cela dit, les deux premiers articles ne disent pas grand chose sur les conséquences du délitement de l'Empire sur les populations arabes, alors qu'ils sont très diserts à propos des populations européennes, arménienne, grecque, juive, etc. Et pourtant, c'est de ce délitement que naît le proto-nationalisme arabe et qu'émerge une nouvelle élite urbaine arabe, notamment au Levant. Etrange paradoxe...

    otayek rene

    18 h 56, le 27 août 2026

  • Paradis du désordre où COHABITAIENT ces Younani, juifs Turki, Armani, AJNABI, Américanis, certains sont restés , d’autres ont émigré – avec regret – pour des raisons économiques. Sauf pour les juifs , avec leur refrain ( qui ne passe plus ) :« ce que les juifs ont vécu à travers l'histoire, des pogroms à l'holocauste ( ?) , fait partie de moi. Même si nous n'avons pas été directement touchés, c'est ce qui fait de moi une juive » UNE BANDE A PART, ILS quittent sans regret , en perdant les valeurs de décence et de respect de l’autre . Voilà d’où provient cette gangrène de leur amoralité.

    aliosha

    17 h 56, le 27 août 2026

  • L'auteure persiste et signe dans des contre-vérités choquantes sur la communauté juive: ainsi, "une population arabe, musulmane et chrétienne, mais aussi des juifs séfarades et ashkénazes" c'est faire à nouveau le distinguo entre musulmans, chrétiens et juifs alors que les Juifs syriens et irakiens, notamment, sont arabes depuis... avant l'ère chrétienne. C'est alimenter le discours islamiste sur "le corps étranger" qui a justifié la suspicion récurrente, puis l'expulsion des Juifs de différents pays arabes.

    Marionet

    13 h 43, le 27 août 2026

  • Ah Zampano (et Gelsomina) auraient bien aimé vivre à Smyrne

    Zampano

    08 h 55, le 27 août 2026

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