De la fumée et des flammes s'élèvent de l'aéroport international du roi Khaled, à Riyad, le 8 octobre 2026, après que les houthis du Yémen, soutenus par l'Iran, ont annoncé avoir attaqué l'aéroport. Image tirée d'une vidéo publiée sur les réseaux sociaux / via REUTERS
L'info du jour
La coalition militaire menée par l'Arabie saoudite a fait état dimanche d'une nouvelle attaque contre l'aéroport de Riyad, déjà touché samedi par une frappe qui a fait au moins 12 morts et plus de 300 blessés. Le porte-parole de la coalition, le général Turki al-Malki, a fait état dans un communiqué d'une « attaque au moyen d'un projectile non identifié contre le terminal passagers numéro 4 de l'aéroport international King Khalid, qui a provoqué un incendie ». « Les défenses antiaériennes ont intercepté et détruit un missile de croisière dans les environs de l'aéroport », a également fait savoir le porte-parole dans un troisième communiqué publié sur le réseau social X.
Cette nouvelle attaque intervient après des menaces des houthis dimanche de s'en prendre à nouveau aux aéroports saoudiens. Elle a été suivie, plus d'une heure plus tard, par deux nouvelles explosions à Riyad, selon l'AFP. De son côté, la chaîne al-Masirah, contrôlée par les houthis au Yémen, a fait état d'une frappe attribuée à l'Arabie saoudite, qui a atteint dimanche l'aéroport international de Sanaa. Les houthis ont finalement revendiqué en soirée l'attaque meurtrière de samedi sur l'aéroport de Riyad.
Pourquoi c'est important
L'attaque ayant touché l'aéroport de Riyad samedi est la plus meurtrière en Arabie saoudite au cours des dix dernières années et s'inscrit dans le prolongement du conflit entre l'Iran et les États-Unis.
C'est dans ce cadre que le quotidien israélien Maariv a révélé dimanche les « coulisses des délibérations à Washington et à Jérusalem concernant une future attaque contre l'Iran », soulignant que « les Américains sont désorientés et ne savent plus vraiment ce qu'ils veulent ». « La situation change tous les jours. Un jour, ils se préparent à une attaque, et le lendemain le président annonce qu'il n'attaquera pas l'Iran avant les élections de mi-mandat », indique un haut responsable israélien à Maariv. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ne rejette pas catégoriquement la possibilité de frapper l'Iran, ajoute le quotidien.
Le New York Times rapportait jeudi que les États-Unis pourraient déclencher des attaques contre l'Iran pendant 72 heures. Les frappes viseraient l’arsenal de missiles et de drones, ainsi que des installations énergétiques ou encore des postes de commandement et des quartiers généraux des gardiens de la révolution.
Ce sur quoi il faut garder un œil
Au Liban, la saisie samedi de plusieurs centaines de kilos d’explosifs à bord d’un véhicule à un barrage de Dahr el-Baïdar dans la Békaa, impliquant deux éléments du Hezbollah, continue de faire réagir la classe politique libanaise. Cet incident relance le débat sur l'arsenal militaire du parti chiite que le Liban s'est engagé à désarmer, tout en menant des négociations directes avec Israël. L'affaire ravive aussi les craintes de nouveaux attentats et autres projets d'assassinats qui pourraient secouer le pays.
Contacté par L’Orient-Le Jour, le mouvement Amal de Nabih Berry, l’allié le plus constant du Hezbollah, s'est refusé à tout commentaire, « en attendant l’issue de l’enquête et la position officielle » du parti pro-iranien. Le Hezbollah, lui, n'a toujours pas commenté officiellement cette affaire.
Dans le reste de l'actualité
- Un militaire à la retraite a été tué dimanche par un tir d'artillerie israélien aux abords de Yater, alors qu'il s'était rendu dans son champ pour récolter des olives, après qu'un autre homme a été tué plus tôt dans la matinée par l'explosion d'une munition à Froun, aux abords de la zone occupée du Liban-Sud. La journée a été marquée par une série de bombardements de l'aviation et de l'artillerie israéliennes.
- Le commandant en chef de l'armée, le général Rodolphe Haykal, a exprimé l'espoir de « voir rétabli le service militaire afin de renforcer la cohésion nationale ». Il a par ailleurs souligné que « la lutte de l'armée contre le terrorisme, la drogue, les armes et la contrebande ne s'est jamais interrompue, que ce soit aux frontières ou dans les différentes régions du Liban ». Il a de ce fait appelé les citoyens à « signaler toute situation suspecte, insistant sur la vigilance accrue de la troupe en matière de sécurité ».
- Le pape Léon XIV a décidé d'accorder des bourses scolaires et universitaires aux enfants de certaines familles chrétiennes défavorisées au Liban, en Syrie et en Irak, a annoncé le Vatican dans un communiqué. Cette initiative sera mise en œuvre par le Dicastère pour les Églises orientales et doit couvrir les frais annuels de scolarité et d'université des bénéficiaires.
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