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Moyen-Orient - Conflit

Israël frappe une base militaire près d'Idlib en Syrie, Washington « profondément préoccupé »

L'armée israélienne n'a fait aucun commentaire concernant ces frappes. Celles-ci interviennent dans un contexte de tensions croissantes avec la Syrie et la Turquie.

Israël frappe une base militaire près d'Idlib en Syrie, Washington « profondément préoccupé »

Des véhicules circulent sur la place des Omeyyades à Damas, le 22 juillet 2026, avec le mont Qassioun en arrière-plan. Photo AFP

Huit frappes aériennes israéliennes ont touché mardi matin la base aérienne militaire d'Abou al-Douhour, dans le nord-ouest de la Syrie, visant la piste et des installations de stockage, a indiqué la chaîne d'État syrienne al-Ikhbariya, citant une source militaire.

Les frappes n’ont pas fait de victimes, selon une source militaire et un civil résidant à proximité de la base. L'armée israélienne n'a pas commenté ces frappes, mais le ministère syrien des Affaires étrangères les a dénoncées comme une « agression israélienne injustifiée ».

L'envoyé spécial américain pour la Syrie et l'Irak, Tom Barrack, a également critiqué ces frappes, les qualifiant d'« escalade inutile » qui ne contribue pas à la stabilité régionale. Dans une déclaration publiée sur X, M. Barrack a indiqué que Washington était « profondément préoccupé » et a exhorté toutes les parties à privilégier le dialogue plutôt que de nouveaux incidents militaires.

Israël a mené des centaines de frappes contre la Syrie depuis décembre 2024, dont la dernière a eu lieu en mars de cette année.

Cet aéroport, fortement endommagé pendant la guerre civile syrienne, est hors service depuis 2012. Depuis la chute de l'ancien régime syrien en décembre 2024, la base sert de centre d'entraînement pour la nouvelle armée syrienne, selon une source militaire citée par al-Ikhbariya. Situé à environ 27 km à l’est de Saraqib, près d’Abou al-Douhour, cet aéroport est un site militaire d’importance stratégique reliant les provinces d’Idlib, de Hama et d’Alep, et se trouve à proximité du désert syrien.

Commentant cette attaque, le directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’homme, Rami Abdul Rahman, a affirmé que les forces turques avaient récemment pénétré dans l’aéroport dans le cadre d’une opération d’inspection, et que des véhicules turcs y opéraient en vue de sa remise en état.

Ces frappes interviennent dans un contexte de tensions croissantes entre Israël et la Turquie et de discours de plus en plus virulents au sujet de la Syrie. Certains médias locaux ont interprété ces frappes comme un message adressé à la fois à la Syrie, qui cherche à reconstruire son armée de l’air, et à la Turquie.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, avait déclaré, dans un discours prononcé le 6 août, qu’Israël continuait de menacer la sécurité de la Syrie par ses attaques répétées. Il avait appelé à faire pression sur Israël pour qu’il respecte l’intégrité territoriale de la Syrie. Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, avait auparavant adressé des avertissements directs au président turc Recep Tayyip Erdogan, assurant qu’Israël ne tolérerait aucune mesure visant à renforcer les capacités militaires de la Syrie d’une manière susceptible de constituer une menace pour Israël.

La Syrie a mené début août des exercices aériens dans le nord du pays à l'aide d'avions de chasse MiG-21 de fabrication russe, les premiers exercices de ce type depuis la chute d'Assad.

La chaîne publique israélienne Kan a rapporté le 11 août que la Syrie intensifiait ses efforts pour reconstruire son armée de l'air, notamment en recrutant de nouveaux pilotes, en développant la formation au pilotage et en organisant son premier exercice impliquant des avions de chasse. Kan a cité une source israélienne proche des services de sécurité, selon laquelle Israël suivait de près ces développements et avait fait part de ses inquiétudes à Washington.

Le nouveau gouvernement syrien entretient des liens étroits tant avec la Turquie qu’avec les États-Unis, ce qui limite la marge de manœuvre d’Israël dans le pays. Au début du mois, Washington a négocié un accord permettant à l’Agence internationale d’énergie atomique (AIEA) de retirer des matières nucléaires du « site 99 », une installation de stockage secrète syrienne liée à l’ancien programme nucléaire du régime d’Assad. Cette installation était associée au réacteur d’Al-Kibar, qu’Israël avait bombardé en 2007. La question est devenue urgente après qu’Israël a déclaré avoir détecté des « mouvements suspects » à proximité du site et menacé de le frapper.

Huit frappes aériennes israéliennes ont touché mardi matin la base aérienne militaire d'Abou al-Douhour, dans le nord-ouest de la Syrie, visant la piste et des installations de stockage, a indiqué la chaîne d'État syrienne al-Ikhbariya, citant une source militaire.Les frappes n’ont pas fait de victimes, selon une source militaire et un civil résidant à proximité de la base. L'armée israélienne n'a pas commenté ces frappes, mais le ministère syrien des Affaires étrangères les a dénoncées comme une « agression israélienne injustifiée ».L'envoyé spécial américain pour la Syrie et l'Irak, Tom Barrack, a également critiqué ces frappes, les qualifiant d'« escalade inutile » qui ne contribue pas à la stabilité régionale. Dans une déclaration publiée sur X, M. Barrack a indiqué que...
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