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Dernières Infos - Moyen-Orient

Trump menace de bombarder Oman s'il entrave un accord sur Ormuz

Des responsables iraniens et omanais discutent depuis plusieurs semaines pour trouver un accord sur le passage des navires à travers le détroit.

Le porte-avions américain de classe Nimitz USS Abraham Lincoln navigue en soutien à l'opération Epic Fury contre l'Iran depuis un lieu non divulgué, le 3 mars 2026. Photo U.S. Navy/Handout via REUTERS

Donald Trump a menacé lundi de bombarder Oman si le pays se mettait « en travers » d'un accord sur le détroit d'Ormuz, Mascate et Téhéran menant depuis des semaines des discussions sans Washington à propos de ce passage maritime stratégique. « Si Oman se met en travers de notre chemin, on va leur bombarder la gueule », a déclaré le président américain au journaliste de Fox News Trey Yingst, selon sa publication sur X, en réponse à une question sur les échanges en cours entre les deux pays.

Des responsables iraniens et omanais discutent depuis plusieurs semaines pour trouver un accord sur le passage des navires à travers le détroit d'Ormuz, qui passe entre les côtes des deux pays. Téhéran verrouille le détroit quasiment de façon continue depuis fin février, après l'attaque israélo-américaine contre l'Iran, qui a déclenché la guerre au Moyen-Orient. En riposte, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens.

« Les pourparlers entre l'Iran et Oman se poursuivent de manière sérieuse », avait déclaré lundi un porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères. « Des échanges de vues ont lieu sur le texte de la déclaration conjointe. » Donald Trump a aussi appelé lundi sur Fox News l'Iran à « hisser le drapeau blanc de la capitulation ». « Je ne suis pas pressé », a-t-il ajouté, estimant que les élections législatives de mi-mandat en novembre « ne changent rien à mes réflexions. »

Trey Yingst, le reporter de Fox News, affirme aussi que Donald Trump a reconnu l'existence d'une ligne de communication directe entre Washington et les gardiens de la révolution, la puissante force armée de la République islamique.

Posture « pleinement offensive »

Téhéran a réaffirmé samedi que le détroit d'Ormuz « restera iranien », après que Donald Trump a affirmé que ce passage, par lequel transitait un cinquième du pétrole mondial avant la guerre, ferait partie du territoire américain une fois l'Iran « battu ».

L’Iran a en outre décidé de passer d’une politique défensive à une posture « pleinement offensive », en raison de l’impasse dans les efforts visant à parvenir à un règlement permanent de sa guerre avec les États-Unis, a déclaré lundi à Reuters un haut responsable iranien.

Les avancées vers des pourparlers de paix et une reprise du trafic des pétroliers dans le stratégique détroit d’Ormuz sont au point mort, sans aucun signe que les parties belligérantes se rapprochent d’une fin du conflit lancé par les États-Unis et Israël le 28 février.

« Les entités iraniennes doivent être prêtes à une escalade des tensions dans le détroit d’Ormuz et dans l’ensemble de la région, car l’Iran sera prêt à prendre des décisions difficiles et à passer à l’action », a déclaré le responsable iranien, ajoutant que Téhéran mènerait une attaque militaire « au moment opportun et de manière précise » afin de briser le blocus naval américain si la diplomatie échouait.

Donald Trump a menacé lundi de bombarder Oman si le pays se mettait « en travers » d'un accord sur le détroit d'Ormuz, Mascate et Téhéran menant depuis des semaines des discussions sans Washington à propos de ce passage maritime stratégique. « Si Oman se met en travers de notre chemin, on va leur bombarder la gueule », a déclaré le président américain au journaliste de Fox News Trey Yingst, selon sa publication sur X, en réponse à une question sur les échanges en cours entre les deux pays. Des responsables iraniens et omanais discutent depuis plusieurs semaines pour trouver un accord sur le passage des navires à travers le détroit d'Ormuz, qui passe entre les côtes des deux pays. Téhéran verrouille le détroit quasiment de façon continue depuis fin février, après l'attaque israélo-américaine...