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Dernières Infos - France

Journée de mobilisation contre la « vie chère » : les derniers développements


Un homme utilise un parapluie pour se protéger des projectiles lors d'une manifestation contre la "vie chère", à Paris le 17 octobre 2026, dans le cadre d'un appel national à la mobilisation réunissant divers groupes exprimant leur colère : anciens "gilets jaunes", lycéens, étudiants, activistes pour le climat et même des agriculteurs. Photo de Kiran RIDLEY / AFP

Voici les derniers développements de la journée de mobilisation contre la « vie chère », à l'appel notamment d'anciens gilets jaunes et de jeunes, qui est marquée dans plusieurs villes par des tensions et affrontements.

A six mois de la présidentielle, cet appel à faire renaître le mouvement des gilets jaunes de 2018/19, qui avait marqué le premier mandat du président Emmanuel Macron, a rencontré la protestation des lycéens et étudiants pour de meilleures conditions d'études. Les organisateurs s'adressent aussi aux habitants des quartiers, paysans, ouvriers ou retraités, invités à descendre dans la rue et sur des ronds-points ou autour de stations-services, de péages ou d'axes de circulation.

Une partie des locaux saccagée à la mairie de Lille

Des manifestants ont forcé plusieurs entrées de la mairie de Lille, en cassant des portes vitrées, et certains ont réussi à y pénétrer en saccageant une partie des locaux avant de s'enfuir rapidement, a constaté un journaliste de l'AFP.

Quelques minutes plus tard, des CRS sont entrés dans le bâtiment pour vérifier que plus aucun manifestant ne s'y trouvait. De violents affrontements entre plusieurs centaines de manifestants et des CRS ont également lieu depuis 14H00 dans le centre-ville de Lille, en marge d'un cortège pacifique, parti vers 15H00.

Un cortège sauvage « refoulé » aux abords de l'Elysée

Un cortège sauvage, c'est-à-dire non déclaré, a été « refoulé » par les forces de l'ordre alors qu'il se dirigeait samedi vers le palais de l'Élysée, selon la préfecture de police. Le nombre de personnes y participant n'a pas été précisé. Les autorités avaient pris des arrêtés d'interdiction de manifester dans plusieurs secteurs sensibles de la capitale, dont les abords de l'Élysée et de Matignon.

Revendications « prises en otage par l’extrême gauche », accuse Le Pen

La candidate du Rassemblement national Marine Le Pen a déploré que « les revendications sociales légitimes » des manifestants aient « une nouvelle fois été prises en otage par l’extrême gauche », visant particulièrement son adversaire LFI Jean-Luc Mélenchon. Le président du parti d'extrême droite, Jordan Bardella, a, lui aussi, fustigé « les professionnels du chaos » et Eric Ciotti, allié du RN, a dénoncé « le fascisme rouge » dans la rue aujourd'hui.

Mélenchon dénonce les « images de violence »

Le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon a dénoncé les « images de violence » diffusées en continu par les chaînes d’info alors que « des dizaines de milliers de gens » défilent « calmement » dans les rues. « Pendant que les chaînes d'info inondent d'images de violence dans des dizaines de villes, tout se déroule dans le calme avec des dizaines de milliers de gens calmement mobilisés. Deux mondes, deux réalités », a déclaré le responsable de la gauche radicale.

La patronne des Ecologistes Marine Tondelier, présente dans le cortège parisien, a pour sa part appelé le gouvernement à « revoir » sa doctrine du maintien de l'ordre qui, à ses yeux, met en danger « manifestants et policiers ».

Plus de 270 interpellations dans le pays

Le ministère de l'Intérieur a fait état d'une mobilisation importante dans les cortèges à Lyon, Nantes et Rennes, de 272 interpellations au niveau national et de « faits particulièrement graves », comme à Marseille et Lyon, selon un bilan à 15H00.

A Lyon et Nantes, les cortèges comptaient 20 000 personnes et à Rennes, elles étaient 10 000, selon le ministère. « Dans ces cortèges, des black blocs de plusieurs centaines d'individus se sont constitués autour de l'ultragauche », a-t-on poursuivi en dénonçant une « multiplication des violences : prises à partie des forces de l'ordre, pillages ou tentatives de pillage de commerces, attaques et dégradations de bâtiments publics ».

Une antenne de l'office du tourisme de Lyon incendiée

Une antenne de l'office du tourisme de Lyon a été saccagée et incendiée en marge du mouvement. Les pompiers ont été empêchés d'y accéder. L'incendie volontaire est survenu sur un côté de la place Bellecour où des groupes de jeunes cagoulés lançaient des projectiles et des mortiers d'artifice contre les forces de l'ordre, qui ont répliqué par des gaz lacrymogènes et des grenades de désencerclement.

La police a par ailleurs fait usage d'un canon à eau face à des manifestants et des individus cagoulés.

Affrontements place de la République à Paris

La principale manifestation à Paris a débuté à l'heure prévue, 14h30, en dépit d'affrontements entre des centaines de personnes et les forces de l'ordre au centre de la capitale.

Avant le départ du cortège, plusieurs centaines de personnes violentes « essentiellement de l'ultragauche » se sont attaquées « directement aux forces de l'ordre » avec des jets de projectiles divers dont des pierres, selon la préfecture de police. Il a été fait usage de lacrymogènes et d'un canon à eau pour « faire cesser ces actions violentes et permettre à d'autres manifestants d'accéder au cortège ».

Des manifestants dans la mairie de Marseille

Plusieurs dizaines de manifestants ont pénétré brièvement dans le hall de la mairie de Marseille, renversant un buste de Marianne et cassant du mobilier, des violences face auxquelles le maire de la ville a indiqué avoir obtenu des renforts de forces de police après un échange téléphonique avec M. Macron.

Criant « c'est la Révolution, on prend la Bastille », les manifestants sont parvenus à forcer la double porte en bois de la mairie située sur un quai de l'emblématique Vieux-Port de la ville à l'aide de barrières de sécurité et à coups de pied. Le maire de Marseille, Benoît Payan (DVG), a « demandé des comptes » sur l'organisation du maintien de l'ordre.

A Bordeaux, la manifestation dégénère

La manifestation annoncée à Bordeaux a dégénéré rapidement en affrontements entre individus radicaux et forces de l'ordre.

Un cortège de plusieurs milliers de personnes (7.000 selon la préfecture de Gironde) mêlant lycéens, étudiants, militants politiques et syndicaux et des agriculteurs à de nombreux individus vêtus de noir et cagoulés scandant des slogans hostiles à la police, s'est élancé avant l'heure. Le rassemblement a dégénéré rapidement en affrontements violents entre éléments radicaux et forces de l'ordre, avec des contacts directs, dans des rues commerçantes du centre-ville.

Voici les derniers développements de la journée de mobilisation contre la « vie chère », à l'appel notamment d'anciens gilets jaunes et de jeunes, qui est marquée dans plusieurs villes par des tensions et affrontements.A six mois de la présidentielle, cet appel à faire renaître le mouvement des gilets jaunes de 2018/19, qui avait marqué le premier mandat du président Emmanuel Macron, a rencontré la protestation des lycéens et étudiants pour de meilleures conditions d'études. Les organisateurs s'adressent aussi aux habitants des quartiers, paysans, ouvriers ou retraités, invités à descendre dans la rue et sur des ronds-points ou autour de stations-services, de péages ou d'axes de circulation.Une partie des locaux saccagée à la mairie de Lille Des manifestants ont forcé plusieurs entrées de la...