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Moyen-Orient - Focus

Entreprise lucrative, précédent irakien et déplacements forcés : pourquoi le Conseil de la paix à Gaza inquiète

Créée par Donald Trump comme une alternative à l’ONU pour une « paix durable » dans la bande, l’organisation est dénoncée comme un projet visant à faire de l'enclave un actif à se partager… avec ou sans les Palestiniens.

Entreprise lucrative, précédent irakien et déplacements forcés : pourquoi le Conseil de la paix à Gaza inquiète

Donald Trump et les membres du Conseil de la paix lors de la réunion inaugurale de l'organisation, le 19 février 2026 à Washington. Photo AFP

« Aujourd’hui, le Conseil de la paix est parvenu à un accord HISTORIQUE pour le DÉSARMEMENT COMPLET du Hamas et de tous les autres groupes armés à Gaza. C’est une étape monumentale vers une PAIX durable et la SÉCURITÉ », a écrit Donald Trump le 30 juillet sur son réseau social Truth Social, avant de conclure que « Gaza sera enfin aux mains d’un nouveau gouvernement palestinien au service de son PEUPLE ».

Disparu des radars après son inauguration en fanfare huit mois plus tôt lors du Forum économique mondial de Davos, le Conseil de la paix est revenu sur le devant de la scène par cette annonce choc – reproduite à l’identique sur son site – censée prouver que l’organisation n’a pas chômé pendant la guerre entre l’Iran et les États-Unis. Il importait aussi de regagner en crédibilité après plusieurs revers. D’abord, la réticence des États européens, hormis la Hongrie et la Bulgarie, à se joindre à ce qui ressemble jusqu’à présent à un club de dictateurs et de pays vassalisés par les États-Unis et Israël. À cela s’est ajoutée la révélation par le Financial Times fin mai que le fonds créé par la Banque mondiale pour réceptionner les 17 milliards de dollars de promesses de dons au Conseil de la paix était désespérément vide, tandis que des dons ont été reçus sur un compte opaque de la JPMorgan. Or, malgré les majuscules, la nouvelle promesse de paix de Donald Trump est retombée comme un soufflet quand le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a annoncé le 9 août qu’il ne reconnaissait pas la feuille de route américaine approuvée par le Hamas et qu’Israël ne se retirera de Gaza qu’après avoir contrôlé la validité du désarmement complet du mouvement armé palestinien.

Si Washington tente depuis de remettre le plan sur les rails, envoyant ses émissaires rencontrer les belligérants, le Conseil de la paix paraît de nouveau condamné au surplace. Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu en octobre 2025, cet organisme brumeux dont la charte confère les pleins pouvoirs à Donald Trump n’a atteint qu’un objectif : la libération des otages israéliens. « Les autres engagements, le retrait israélien, l’entrée du Comité national pour l’administration de Gaza (l’entité « technocrate et apolitique » censée diriger Gaza après le départ du Hamas, NDLR) dans l’enclave, le désarmement du Hamas, la reconstruction et l’installation d’une Force internationale de stabilisation, sont restés lettres mortes », rappelle Hadjar Aouardji, directrice de la recherche à l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS). Or « son absence de résultats concrets pour les civils palestiniens facilite la politique du fait accompli mise en œuvre par Israël », selon la chercheuse. « Le Conseil de la paix veut faire de l’argent à Gaza, quitte à déplacer ses habitants, dont c’est pour Israël l’objectif ultime. En tant que membre du Conseil de la paix, Israël essaiera autant que possible de pousser l’organisation vers cet objectif », abonde Muhammad Shehada, journaliste originaire de Gaza et chercheur invité au Conseil européen des relations internationales.

Organisation internationale ou entreprise individuelle ?

Ses fondations mêmes sont ambiguës. Quand le Conseil de sécurité de l’ONU « salue la création du Conseil de la paix » par la résolution 2803 le 17 novembre 2025, ce dernier n’a pas encore de charte fondatrice : le texte onusien se contente d’annexer le plan en 20 points présenté par Donald Trump et Benjamin Netanyahu le 29 septembre. Les formules étaient belles : « Gaza sera rebâtie pour le bien de ses habitants », est-il annoncé dès le deuxième point, tandis que le treizième prévoit « la démilitarisation de Gaza sous la supervision d’observateurs indépendants » et le seizième qu’« Israël n’occupera ni n’annexera Gaza ». La résolution confie au Conseil de la paix, « administration transitoire dotée de la personnalité juridique internationale », cette mission jusqu’au 31 décembre 2027. Une Autorité palestinienne réformée doit ensuite reprendre le contrôle, avec « un chemin crédible vers l’autodétermination palestinienne et la création d’un État palestinien ».

Des Palestiniens évaluent les dégâts provoqués par une frappe israélienne dans un camp de déplacés à Khan Younès, le 16 août à Gaza. Photo Bashar Taleb/AFP
Des Palestiniens évaluent les dégâts provoqués par une frappe israélienne dans un camp de déplacés à Khan Younès, le 16 août à Gaza. Photo Bashar Taleb/AFP

La charte adoptée le 16 janvier 2026 ne mentionne cependant ni Gaza ni droit à l’autodétermination. Elle confère les pleins pouvoirs à Donald Trump, qui nomme les membres du bureau exécutif pour deux ans, renouvelables à sa discrétion. Surtout, la limite fixée par l’ONU au 31 décembre 2027 disparaît : le Conseil sera dissous « au moment où le président du Conseil le jugera nécessaire ou approprié ».

Le hic, précise Susan Akram, chercheuse associée au Arab Center Washington DC, est que « les pouvoirs de Donald Trump dépassent le mandat de la résolution 2803, ce qui nie le statut d’organisation internationale subsidiaire de l’ONU du Conseil de la paix », explique-t-elle lors d’une conférence sur le sujet fin juillet, avant de considérer qu’il s’agit plutôt d’une « entreprise individuelle sous le contrôle complet de Donald Trump ». En janvier, c’est par décret présidentiel que Donald Trump décide d’octroyer l’immunité aux membres du Conseil de la paix, en vertu des pouvoirs conférés notamment par la loi sur les immunités des organisations internationales. « Cette loi prévoit l’immunité des membres d’organisations internationales avec lesquelles les États-Unis ont un traité ou après vote du Congrès », précise la chercheuse, ce qui n’est pas le cas du Conseil de la paix. De quoi faire sourciller plusieurs sénateurs jaloux de leurs prérogatives et inquiets de l’image écornée des États-Unis à l’étranger.

Benjamin Netanyahu comme membre-clé

Un mois après sa création, le sénateur démocrate Edward J. Markey exhorte le chef de la diplomatie, Marco Rubio, à « supprimer ou restreindre » le Conseil de la paix qu’il qualifie de « prise de pouvoir éhontée » de Donald Trump contre l’ONU. Le 13 avril, le sénateur démocrate Mark Kelley introduit le projet de loi intitulé PEACE, visant notamment à empêcher le transfert au Conseil de la paix de 1,25 milliard de dollars de fonds fédéraux, au motif que la participation américaine à l’organisation « n’a été établie ni par un traité ni par une loi du Congrès ». Le 2 juin, la sénatrice Jacky Rosen demande à son tour des explications sur les fonds versés sur un compte JPMorgan du Conseil, et notamment sur leur éventuelle utilisation au profit de Donald Trump ou de sa famille. Sans répondre sur le fond, Marco Rubio, qui siège au comité exécutif du Conseil, annonce alors que « le Conseil de la paix est désormais une organisation internationale non gouvernementale ». Si tel est le cas, il ne s’agit plus que d’« un forum de discussion entre Donald Trump et des États membres, sans droit pour intervenir sur le territoire de Gaza ni nulle part ailleurs », conclut Susan Akram.

Ces polémiques légales, ajoutées au blocage israélien, n’ont pas été suivies de remise en question. Car si le Conseil de la paix patine, c’est la faute au Hamas, explique en substance Nickolay Mladenov, haut représentant du Conseil de la paix pour Gaza, dans son rapport envoyé le 15 mai à l’ONU : « Le principal obstacle à la pleine mise en œuvre (du plan global de Donald Trump) demeure le refus du Hamas d’accepter un désarmement vérifié, de renoncer à son contrôle coercitif et de permettre une véritable transition civile à Gaza. » Or les 20 000 soldats annoncés de la Force internationale de stabilisation, censés jouer un rôle dans ce désarmement, n’ont toujours pas été déployés. Seul un contingent d’une centaine d’hommes venant du Maroc, du Kosovo et d’Ouganda ont été annoncés. Quant à la transition civile, elle est au point mort en raison du refus israélien de laisser les 13 membres palestiniens du Comité national pour l’administration de Gaza pénétrer dans l’enclave. Pour mettre Israël devant ses obligations, le Hamas a dissous ses instances dirigeantes début juillet. Ali Chaath, président du NCAG, s’était alors dit « pleinement prêt à assumer ses responsabilités nationales dès que les ressources et les capacités nécessaires seront disponibles ».

Mais pas question de forcer la main à Israël. Le 9 août, jour de l’annonce du refus israélien de suivre la feuille de route du Conseil de la paix, Nickolay Mladenov assure au journaliste vedette de la chaîne 12 de la télévision israélienne Amit Segal, réputé proche de Benjamin Netanyahu, que personne ne demande à Israël de se retirer de la zone occupée par son armée, soit entre 60 et 70 % du territoire, avant le désarmement complet du Hamas, contredisant la feuille de route du Conseil de la paix. Une mansuétude qui s’explique par la composition dudit Conseil. Immanquable parmi les 28 chefs d’État membres invités par Donald Trump : Benjamin Netanyahu. « Qu’un chef d’État poursuivi pour crimes contre l’humanité par la Cour pénale internationale soit nommé membre d’un organisme censé obtenir la paix pour les victimes de ces crimes est sans précédent », souligne Susan Akram. En contrepartie, pas d’État palestinien parmi les membres, ni aucun Palestinien au sein de ses deux organes exécutifs, le bureau exécutif et le bureau exécutif pour Gaza.

« Gaza, un endroit où s’enrichir rapidement »

Ces derniers sont principalement composés d’« entrepreneurs liés à Israël, de membres du renseignement et de deux uniques médiateurs, Tony Blair et Nickolay Mladenov, tous deux très favorables aux accords d’Abraham et à la normalisation d’Israël », décrit la chercheuse associée au Arab Center Washington Dana al-Kurd, lors de la conférence. Leurs intérêts sont « étroitement imbriqués avec les objectifs de reconstruction et d’investissement à Gaza, ce qui soulève des questions de transparence et de risques de conflits d’intérêts », met en garde Hadjar Aouardji dans un article. Muhammad Shehada donne un exemple frappant : « Dans la délégation ayant négocié le désarmement du Hamas au Caire, il y avait Liran Tancman et Michael Einsenberg, deux entrepreneurs israéliens qui ont participé à la création de la Gaza Humanitarian Foundation (GHF). Ces derniers voient Gaza comme un endroit où s’enrichir rapidement, en faisant quelques coups dans la reconstruction de « New Rafah » ou en investissant dans la cryptomonnaie sur place », explique le chercheur palestinien.

Jared Kushner s'exprime lors de la réunion du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos, en Suisse, le 22 janvier 2026. Photo AFP
Jared Kushner s'exprime lors de la réunion du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos, en Suisse, le 22 janvier 2026. Photo AFP

Voulant se substituer aux Nations unies, le Conseil de la paix n’est parvenu, selon Muhammad Shehada, qu’à marcher dans les pas de l’ex-Autorité provisoire de la coalition (APC), qui a géré l’Irak entre 2003 et 2004 sous la direction de Paul Bremer. « À l’époque, des ministères entiers étaient gouvernés par de jeunes issus de centres de réflexion néoconservateurs, aux côtés d’entrepreneurs qui ne voyaient l’Irak que comme une opportunité commerciale lucrative, compare-t-il. La débaasification menée par Bremer a contribué à deux décennies de violence, et la reconstruction a été marquée par la « disparition de 9 milliards de dollars », selon un rapport officiel faisant état de « fraudes, pots-de-vin et détournements de fonds ». Onze ans plus tard, il prononcera un timide mea culpa : « On avait un mauvais plan. » Premier ministre britannique à l’époque, Tony Blair, aujourd’hui membre du Conseil de la paix, avait été l’un des plus fervents partisans de la guerre en Irak.

En 2025, plus de 1 400 Palestiniens ont été tués et 4 000 autres ont été blessés en tentant d’accéder à l’aide alimentaire gérée par la GHF à Gaza, selon l’ONU. Cela n’a pas empêché Liran Tancman et Michael Einsenberg de collaborer avec le Tony Blair Institute for Global Change et le Boston Consulting Group à la conception du plan de « Riviera du Moyen-Orient ». Baptisé GREAT, le plan prévoyait que les Palestiniens échangent leur propriété contre un logement alternatif ou qu’ils acceptent de quitter l’enclave contre une somme d’argent, avec la possibilité de déplacer près d’un demi-million de Palestinien, a révélé le Financial Times en juillet 2025.

Dans une lettre adressée en avril à Marco Rubio, les sénateurs Chris Van Hollen, Jeff Merkley, Elizabeth Warren et Bernie Sanders dénoncent les risques liés aux activités de Liran Tancman au sein de la GHF, dont « l’administration Trump continue d’éviter tout contrôle légitime » et « toute transparence sur ses activités », précise M. Van Hollen à L’OLJ.

Malgré les critiques y voyant une privatisation de l’enclave sur fond de nettoyage ethnique, le plan GREAT a servi d’inspiration au « Project Sunrise » présenté par Jared Kushner lors du lancement du Conseil au Forum de Davos, le 22 janvier. Le gendre de Donald Trump, dont la richesse a explosé depuis le premier mandat de son beau-père grâce aux investissements des monarchies du Golfe dans sa société Affinity Partners, a alors tenu à saluer son ami Yakir Gabay. Membre du Conseil de la paix et promoteur immobilier israélo-chypriote à la tête d’une fortune de 4 milliards de dollars, ce dernier a conçu le plan directeur de Gaza « bénévolement » et « de bonté de cœur », assure-t-il. Jared Kushner a alors présenté des images de synthèse d’un cynisme hors pair où, à la place des 57 millions de tonnes de gravats et des deux millions de Palestiniens vivant sous des tentes insalubres s’élèvent des gratte-ciel futuristes le long du littoral de Gaza. « Concentrons-nous sur les histoires positives, calmons-nous, tournons la page, et si nous croyons que la paix est possible, elle le deviendra », défend l’entrepreneur, alors qu'il fait parallèlement l’objet de controverses en Albanie, autour d’un projet immobilier sur des terrains dont le vendeur est accusé d’avoir spolié les habitants, selon le Wall Street Journal. Première étape du plan à Gaza, la reconstruction de « New Rafah », qui devrait se faire « en deux ou trois ans », selon l’architecte des accords d’Abraham. « Nous avons déjà commencé à retirer les décombres », assure-t-il alors.

Le 16 août, Jared Kushner avait rencontré au Caire le chef politique du Hamas, Khalil al-Hayya, avec Tony Blair, Nickolay Mladenov et Liran Tancman. Il avait alors exigé des garanties « vérifiables » sur le désarmement du mouvement, qui lui avait demandé en retour de faire pression sur Benjamin Netanyahu. Le lendemain, à Jérusalem, ce dernier a toutefois maintenu qu’aucun retrait ni aucune reconstruction ne pourraient intervenir avant un désarmement complet.

« Émigration volontaire »

À l’heure actuelle, en lieu et place d’une reconstruction à grande échelle, le Conseil de la paix a annoncé début juillet la création d’une « zone humanitaire pilote », quelles que soient les avancées du désarmement du Hamas. Constituée de mobil-homes et dirigée par le NCAG, elle pourrait accueillir 50 000 Palestiniens en lieu et place des ruines de Rafah, qui en accueillait jadis 250 000. Le projet, en préparation depuis plusieurs mois, serait financé par les Émirats arabes unis, selon des fuites publiées en janvier par le Guardian et Dropsite. « Les résidents palestiniens auront accès à des services essentiels tels que l’éducation, les soins de santé et l’eau courante, à condition de se soumettre à la collecte de données biométriques et à un contrôle de sécurité », assurait le quotidien britannique. Originaire de Rafah, Samer*, un Palestinien déplacé à Khan Younès, est perplexe. « Qui va être sélectionné ? Comment va être la vie sur place ? Tout est opaque. Autour de moi, certaines personnes se disent prêtes à rentrer à Rafah après avoir tout perdu, mais sur place, tout n’est que ruines », décrit-il. Muhammad Shehada y voit, lui, un « village Potemkine » destiné à donner une façade de « progrès » au projet du Conseil de la paix.

Une famille de déplacés palestiniens marche dans les ruines d'un quartier résidentiel de la ville de Gaza, le 15 août 2026. Photo Mahmoud Issa/Reuters
Une famille de déplacés palestiniens marche dans les ruines d'un quartier résidentiel de la ville de Gaza, le 15 août 2026. Photo Mahmoud Issa/Reuters

Chercheuse au centre de recherche Carnegie Endowment for International Peace, Zaha Hassan va jusqu’à avancer que « tout pourrait se dérouler conformément au plan. » Dans un article publié le 30 juillet, elle écrit que « le Conseil de la paix ne considère pas l’absence d’accord de désarmement avec le Hamas comme un obstacle insurmontable à la poursuite de ses projets », considérant qu’un Hamas armé à Gaza « pourrait fournir une certaine justification à la relocalisation humanitaire des Palestiniens, afin qu’Israël puisse relancer une campagne militaire visant à prendre le contrôle de l’ensemble de la bande de Gaza. » D’après la chercheuse, qui craint une reconstruction au détriment du droit de propriété des Palestiniens, « ce que Benjamin Netanyahu a de manière euphémisée qualifié d’« émigration volontaire » constitue l’issue privilégiée tant par le gouvernement israélien que par la seconde administration Trump » à Gaza.

« Ce projet va échouer, nuance Samer, car l’Égypte y est fermement opposé », dit-il. Son chef de la diplomatie, Badr Abdelatty, a affirmé le 9 août que Le Caire s’opposerait « avec toute sa force » au projet d’« émigration volontaire » des Palestiniens de Gaza, le considérant comme une « ligne rouge » pour les pays arabes. En attendant, le Conseil de la paix aurait enfin signé un premier contrat de construction à Gaza, selon le Guardian. Pas pour les millions de civils qui vivent sous des toiles de tente, mais pour 150 soldats marocains censés participer à la future Force internationale de stabilisation.

*Nom d’emprunt.

« Aujourd’hui, le Conseil de la paix est parvenu à un accord HISTORIQUE pour le DÉSARMEMENT COMPLET du Hamas et de tous les autres groupes armés à Gaza. C’est une étape monumentale vers une PAIX durable et la SÉCURITÉ », a écrit Donald Trump le 30 juillet sur son réseau social Truth Social, avant de conclure que « Gaza sera enfin aux mains d’un nouveau gouvernement palestinien au service de son PEUPLE ».Disparu des radars après son inauguration en fanfare huit mois plus tôt lors du Forum économique mondial de Davos, le Conseil de la paix est revenu sur le devant de la scène par cette annonce choc – reproduite à l’identique sur son site – censée prouver que l’organisation n’a pas chômé pendant la guerre entre l’Iran et les États-Unis. Il importait aussi de regagner en crédibilité après plusieurs...
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